La Tunisie et l''Algérie voient des améliorations possibles dans le commerce et l''investisssement mutuel.
Lors de la 8ème réunion du Comité technique algéro-tunisien pour la coopération industrielle à Tunis le 30 juin, les participants ont abordé des questions économiques et politiques concernant cette relation.
En dépit des nombreuses réunions organisées entre les deux parties, expliquent-ils, les relations commerciales entre les deux pays progressent encore lentement et les deux pays n''ont pas mis à profit comme il se doit les opportunités qui se présentent.

Le ministre tunisien de l''Industrie et de la Technologie Afif Chelbi a expliqué que la coopération algéro-tunisienne doit se développer pour inclure "la coopération technique, la coopération économique structurelle basée sur des intérêts communs... et la création d''une structure industrielle intégrée".
Pour sa part, le ministre algérien de l''Industrie, des PME et de la Promotion de l''Investissement Mohamed Ben Mouradi a souligné les développements déjà en place en matière de coopération industrielle. Néanmoins, il a appelé à "plus d''encouragements dans les entreprises des deux pays pour conclure des partenariats industriels réussis".
Mekki Cherif, spécialiste du commerce et de la comptabilité, s''est dit peu satisfait du volume et du rythme de la coopération commerciale entre la Tunisie et l''Algérie.
"Il existe de nombreuses opportunités dans plusieurs secteurs, mais les deux pays hésitent encore à les développer malgré leurs frontières communes qui encouragent la coopération", a-t-il déclaré à Magharebia.
Cherif a déclaré que les investisseurs tunisiens avaient été découragés "après que l''Algérie eut établi l''an dernier une liste de mille produits interdits d''entrée en territoire algérien", même si ces importations tunisiennes ont par la suite été acceptées.
"Les craintes concernant des décisions similaires existent encore chez les Tunisiens, car le capital est peureux par nature", a-t-il déclaré.
Comme l''a expliqué à Magharebia le journaliste et politologue Ghassen Kesibi, "la coopération algéro-tunisienne existe, mais elle n''a pas encore atteint le niveau d''intégration économique auquel nous aspirons en tant que peuples du Maghreb."
Chaque pays a ses particularismes et ses atouts économiques, a-t-il ajouté. "Si nous parvenons à cette intégration, les pays en bénéficieront dans tous les domaines."
Kesibi a suggéré d''offrir des tarifs préférentiels aux deux pays comme moyen de renforcer l''intégration. "Pourquoi ne permettrions-nous pas à l''Algérie de disposer de certains produits qui font notre renommée à des tarifs préférentiels, comme les produits agricoles et l''huile d''olive", a-t-il demandé. "Dans le même temps, l''Algérie pourrait nous permettre de bénéficier de prix pétroliers préférentiels. Le but est ici de fonder l''intégration et les atouts des économies des deux pays et de lutter contre les déficits commerciaux entre eux."
Pour sa part, Nasereddine Benhdid, spécialiste des questions du Maghreb, a souhaité une différenciation entre les relations commerciales officielles et les échanges qui se produisent par le biais de la contrebande.
"Ces échanges ne sont soumis à aucun contrôle, et il est donc impossible de les chiffrer", a-t-il expliqué. "Mais ils ne sont certainement pas insignifiants en termes de quantités. De plus, ils ont un impact social important, notamment dans les zones frontalières pauvres."
En avril dernier, un accord de commerce préférentiel signé entre la Tunisie et l''Algérie est entré en vigueur. Cet accord prévoit la facilitation et l''encouragement du développement de la coopération commerciale et économique entre les deux pays, par le biais de listes préliminaires de produits exemptés de droits de douanes et de taxes en préparation à la mise en place d''une zone de libre-échange commune.
Cet accord engage les deux pays à traiter les produits d''origine algérienne et tunisienne de la même manière que les produits nationaux en termes de taxes intérieurs applicables, comme pour les règles d''origine euro-méditerranéennes.
Selon Mekki Cherif, plusieurs domaines n''ont pas été exploités de manière idéale en dépit de ces accords. "Les Tunisiens ont la possibilité d''ajouter une plus-value au secteur pétrochimique algérien, et l''Algérie peut de son côté aider la Tunisie à résoudre le problème de l''importation du marbre en provenance d''Europe, dans la mesure où l''Algérie possède cette ressource en abondance."
La Tunisie exporte du phosphate, du ciment, des matériaux de construction et différentes pièces détachées en Algérie, et importe des hydrocarbures, des cuirs, du fer et d''autres produits de base provenant d''Algérie.
Le secteur privé tunisien exploite une soixantaine de projets conjoints sur le marché algérien, alors que les entreprises algériennes présentes sur le marché intérieur tunisien ne sont que 17.
Jamel Arfaoui (Magharebia)
Lors de la 8ème réunion du Comité technique algéro-tunisien pour la coopération industrielle à Tunis le 30 juin, les participants ont abordé des questions économiques et politiques concernant cette relation.
En dépit des nombreuses réunions organisées entre les deux parties, expliquent-ils, les relations commerciales entre les deux pays progressent encore lentement et les deux pays n''ont pas mis à profit comme il se doit les opportunités qui se présentent.

Le ministre tunisien de l''Industrie et de la Technologie Afif Chelbi a expliqué que la coopération algéro-tunisienne doit se développer pour inclure "la coopération technique, la coopération économique structurelle basée sur des intérêts communs... et la création d''une structure industrielle intégrée".
Pour sa part, le ministre algérien de l''Industrie, des PME et de la Promotion de l''Investissement Mohamed Ben Mouradi a souligné les développements déjà en place en matière de coopération industrielle. Néanmoins, il a appelé à "plus d''encouragements dans les entreprises des deux pays pour conclure des partenariats industriels réussis".
Mekki Cherif, spécialiste du commerce et de la comptabilité, s''est dit peu satisfait du volume et du rythme de la coopération commerciale entre la Tunisie et l''Algérie.
"Il existe de nombreuses opportunités dans plusieurs secteurs, mais les deux pays hésitent encore à les développer malgré leurs frontières communes qui encouragent la coopération", a-t-il déclaré à Magharebia.
Cherif a déclaré que les investisseurs tunisiens avaient été découragés "après que l''Algérie eut établi l''an dernier une liste de mille produits interdits d''entrée en territoire algérien", même si ces importations tunisiennes ont par la suite été acceptées.
"Les craintes concernant des décisions similaires existent encore chez les Tunisiens, car le capital est peureux par nature", a-t-il déclaré.
Comme l''a expliqué à Magharebia le journaliste et politologue Ghassen Kesibi, "la coopération algéro-tunisienne existe, mais elle n''a pas encore atteint le niveau d''intégration économique auquel nous aspirons en tant que peuples du Maghreb."
Chaque pays a ses particularismes et ses atouts économiques, a-t-il ajouté. "Si nous parvenons à cette intégration, les pays en bénéficieront dans tous les domaines."
Kesibi a suggéré d''offrir des tarifs préférentiels aux deux pays comme moyen de renforcer l''intégration. "Pourquoi ne permettrions-nous pas à l''Algérie de disposer de certains produits qui font notre renommée à des tarifs préférentiels, comme les produits agricoles et l''huile d''olive", a-t-il demandé. "Dans le même temps, l''Algérie pourrait nous permettre de bénéficier de prix pétroliers préférentiels. Le but est ici de fonder l''intégration et les atouts des économies des deux pays et de lutter contre les déficits commerciaux entre eux."
Pour sa part, Nasereddine Benhdid, spécialiste des questions du Maghreb, a souhaité une différenciation entre les relations commerciales officielles et les échanges qui se produisent par le biais de la contrebande.
"Ces échanges ne sont soumis à aucun contrôle, et il est donc impossible de les chiffrer", a-t-il expliqué. "Mais ils ne sont certainement pas insignifiants en termes de quantités. De plus, ils ont un impact social important, notamment dans les zones frontalières pauvres."
En avril dernier, un accord de commerce préférentiel signé entre la Tunisie et l''Algérie est entré en vigueur. Cet accord prévoit la facilitation et l''encouragement du développement de la coopération commerciale et économique entre les deux pays, par le biais de listes préliminaires de produits exemptés de droits de douanes et de taxes en préparation à la mise en place d''une zone de libre-échange commune.
Cet accord engage les deux pays à traiter les produits d''origine algérienne et tunisienne de la même manière que les produits nationaux en termes de taxes intérieurs applicables, comme pour les règles d''origine euro-méditerranéennes.
Selon Mekki Cherif, plusieurs domaines n''ont pas été exploités de manière idéale en dépit de ces accords. "Les Tunisiens ont la possibilité d''ajouter une plus-value au secteur pétrochimique algérien, et l''Algérie peut de son côté aider la Tunisie à résoudre le problème de l''importation du marbre en provenance d''Europe, dans la mesure où l''Algérie possède cette ressource en abondance."
La Tunisie exporte du phosphate, du ciment, des matériaux de construction et différentes pièces détachées en Algérie, et importe des hydrocarbures, des cuirs, du fer et d''autres produits de base provenant d''Algérie.
Le secteur privé tunisien exploite une soixantaine de projets conjoints sur le marché algérien, alors que les entreprises algériennes présentes sur le marché intérieur tunisien ne sont que 17.
Jamel Arfaoui (Magharebia)





Houyam Younes - ما بالهو
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