Il est difficile pour les consommateurs tunisiens de joindre les deux bouts face à l''augmentation des prix du poisson, de la viande rouge et d''autres aliments de base sur le marché du pays. Le marché Bab Al-Fela, situé au coeur de Tunis, rassemble une clientèle à bas revenu.
Adel Soltani, commerçant, dit à Magharebia qu''à cette époque de l''année - la saison des récoltes - les produits sont nombreux et les prix sont raisonnables. Mais le prix de la viande rouge ne cesse de grimper.
Même si les chiffres délivrés par le Ministère du Commerce montrent que la production de viande est cette année en hausse - en comparaison avec 2009 - un kilo de mouton coûte maintenant 14 dinars et le prix du boeuf peut monter jusqu''à 12 dinars.
Abdullah, boucher au marché central, défend les commerçants, en disant qu''ils ne sont pas responsables des prix établis.
Les coûts de la viande rouge ne sont pas seuls à mettre à rude épreuve les familles tunisiennes.
"Les prix du poisson ne sont plus abordables", dit Rajae, qui travaille dans une crèche. Son budget ne lui permet dorénavant de ne s''acheter qu''une seule sorte de poisson : des sardines.
Selon le Ministère du Commerce, les pêcheurs tunisiens ont ramené cette année 28 000 tonnes de produits de la mer, contre 24 000 tonnes en 2009.
"Ma famille ne peut pas faire face à des prix qui sont constamment en hausse", dit Khadija Riahi, femme au foyer. Elle ajoute que même si la production est abondante, il est devenu difficile d''assurer les besoins essentiels du quotidien en raison de la stagnation des salaires.
De nombreux consommateurs ont dû souscrire des prêts pour parvenir à joindre les deux bouts.
Yahiya Bouhali, fonctionnaire, dit à Magharebia que son salaire n''est pas suffisant pour lui permettre de payer ses dettes et de répondre aux besoins de sa famille composée de cinq membres.
Bouhali n''est pas le seul dans ce cas : Une étude publiée par l''Association de Protection des Consommateurs révèle que 85% des tunisiens sont endettés.
Ridha Ben Mosbah, Ministre du Commerce, a déclaré lors d''une conférence de presse, le 25 mai, qu''environ 87% des prix de l''alimentaire sont déterminés par l''offre et la demande. Seulement 13% des produits bénéficient de subventions gouvernementales.
Hassan Mahmoudi, client sur le marché, dit que les prix fixés hors du contrôle du Gouvernement sont une réalité dont on doit s''occuper. Il ajoute qu''en même temps, un citoyen a le droit de boycotter des produits trop chers et de refuser de les acheter.
"Malheureusement, cela ne fait pas partie de la culture du consommateur tunisien", dit-il.
Mahmoudi soutient que le Gouvernement est totalement conscient des prix astronomiques dans le secteur, mais qu''il n''a guère de marge d''action.
Le Ministre Ben Mosbah a affirmé que l''Etat lutte pour protéger le pouvoir d''achat des consommateurs et combat contre les hausses de prix injustifiées en régulant constamment les transactions dans tous les magasins.
Et au cours des quatre premiers mois de 2010 seulement, le Ministère a mené 123 687 opérations de contrôle qui ont mis à jour 13 743 violations des prix.
Monia Ghanmi ( Magharebia)
Adel Soltani, commerçant, dit à Magharebia qu''à cette époque de l''année - la saison des récoltes - les produits sont nombreux et les prix sont raisonnables. Mais le prix de la viande rouge ne cesse de grimper.
Même si les chiffres délivrés par le Ministère du Commerce montrent que la production de viande est cette année en hausse - en comparaison avec 2009 - un kilo de mouton coûte maintenant 14 dinars et le prix du boeuf peut monter jusqu''à 12 dinars.
Abdullah, boucher au marché central, défend les commerçants, en disant qu''ils ne sont pas responsables des prix établis.

Les coûts de la viande rouge ne sont pas seuls à mettre à rude épreuve les familles tunisiennes.
"Les prix du poisson ne sont plus abordables", dit Rajae, qui travaille dans une crèche. Son budget ne lui permet dorénavant de ne s''acheter qu''une seule sorte de poisson : des sardines.
Selon le Ministère du Commerce, les pêcheurs tunisiens ont ramené cette année 28 000 tonnes de produits de la mer, contre 24 000 tonnes en 2009.
"Ma famille ne peut pas faire face à des prix qui sont constamment en hausse", dit Khadija Riahi, femme au foyer. Elle ajoute que même si la production est abondante, il est devenu difficile d''assurer les besoins essentiels du quotidien en raison de la stagnation des salaires.
De nombreux consommateurs ont dû souscrire des prêts pour parvenir à joindre les deux bouts.
Yahiya Bouhali, fonctionnaire, dit à Magharebia que son salaire n''est pas suffisant pour lui permettre de payer ses dettes et de répondre aux besoins de sa famille composée de cinq membres.
Bouhali n''est pas le seul dans ce cas : Une étude publiée par l''Association de Protection des Consommateurs révèle que 85% des tunisiens sont endettés.
Ridha Ben Mosbah, Ministre du Commerce, a déclaré lors d''une conférence de presse, le 25 mai, qu''environ 87% des prix de l''alimentaire sont déterminés par l''offre et la demande. Seulement 13% des produits bénéficient de subventions gouvernementales.
Hassan Mahmoudi, client sur le marché, dit que les prix fixés hors du contrôle du Gouvernement sont une réalité dont on doit s''occuper. Il ajoute qu''en même temps, un citoyen a le droit de boycotter des produits trop chers et de refuser de les acheter.
"Malheureusement, cela ne fait pas partie de la culture du consommateur tunisien", dit-il.
Mahmoudi soutient que le Gouvernement est totalement conscient des prix astronomiques dans le secteur, mais qu''il n''a guère de marge d''action.
Le Ministre Ben Mosbah a affirmé que l''Etat lutte pour protéger le pouvoir d''achat des consommateurs et combat contre les hausses de prix injustifiées en régulant constamment les transactions dans tous les magasins.
Et au cours des quatre premiers mois de 2010 seulement, le Ministère a mené 123 687 opérations de contrôle qui ont mis à jour 13 743 violations des prix.
Monia Ghanmi ( Magharebia)





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