Le phénomène de l'obésité devient une menace en Tunisie



Les médecins ont mis en garde Sana Makni, une adolescente : Des rondeurs de graisse peuvent être annonciateurs à l''''''''avenir d''''''''une obstruction des artères.

"Je ne m''''''''attendais pas à ce que [mon obésité] soit vraiment dangereuse, ou à ce que je devrais faire des exercices qui sont si difficiles pour moi assortis d''''''''un régime strict, pour perdre environ 25kg de graisse", dit-elle à Magharebia, alors qu''''''''elle se prépare à entrer dans une clinique privée qui traite la perte de poids.


Makni n''''''''est pas un cas isolé car de nombreux tunisiens souffrent d''''''''obésité, un état morbide dont les chercheurs constatent qu''''''''il ne cesse de se propager, notamment en milieu urbain.

Une étude publiée en juin par Novo Nordisk, qui se définit sur son site Internet comme "entreprise de soins de santé et leader mondial dans le traitement du diabète", révèle que 10% des tunisiens souffrent d''''''''obésité.

Les chercheurs issus de cet organisme ont découvert que ce sont 15% des tunisiennes qui peuvent être qualifiées d''''''''obèses. De plus, 78% des tunisiens affectés de cette surcharge pondérale morbide souffrent de diabète de type 2, et la moyenne d''''''''âge des victimes de l''''''''obésité s''''''''étend de 16 à 40 ans.

"Je ne supporte plus ce corps lourd de graisse," dit Mourad Bettaieb, 30 ans, qui est également venu au centre de perte de poids. "Maintenant, je suis fatigué dès que j''''''''entreprends un effort physique, c''''''''est même le cas quand je marche".

Selon son docteur, c''''''''est le régime de Bettaieb, en plus de son manque d''''''''activité physique, qui sont à l''''''''origine d''''''''une surcharge pondérale de 38 kilos.

"Ma famille et mes amis se moquent de moi, alors il faut vraiment que je fasse quelque chose pour ça", dit-il.

Outre les moqueries qu''''''''elle suscite dans la société, la graisse peut également tuer. L''''''''obésité peut être à l''''''''origine de maladies comme les diabètes, l''''''''hypertension, les maladies cardiaque, l''''''''artériosclérose, et même certains types de cancers.

Selon l''''''''OMS, trois millions de personnes décèdent par an suite des seuls diabètes dans le monde entier. L''''''''organisation sanitaire mondiale estime que sept millions d''''''''africains - 171 millions de personnes dans le monde - sont diabétiques.

De nombreux professionnels de santé disent que le phénomène de l''''''''obésité est devenu incontrôlable.

"Il faut que nous fassions de grands efforts et que nous travaillions au quotidien pour lutter contre l''''''''obésité, qui a commencé à apparaître de façon dramatique", dit Sassi Ounalli, directeur de l''''''''Institut National de la Nutrition et des Technologies Alimentaires.

Prenant la parole en marge d''''''''une réunion qui s''''''''est tenue le 2 juillet à Tunis pour réviser la stratégie nationale de lutte contre l''''''''obésité, Ounalli a déclaré que le Ministère de la Santé ne cèderait pas face à cette menace à la santé publique.

"L''''''''obésité ne concerne plus seulement les riches", a-t-il dit. "Elle s''''''''est répandue également dans toutes les classes sociales en raison de régimes déséquilibrés et d''''''''activités sportives insuffisantes".

Le directeur de l''''''''Institut ajoute que "les programmes de sensibilisation seront intensifiés de manière significative, et nous dépendrons du soutien apporté par la société civile lors des prochaines initiatives que nous serons amenés à prendre".

Les adultes ne sont pas les seuls à souffrir d''''''''obésité. Une étude réalisée par des experts de la diététique, dans l''''''''institut dirigé par Ounalli, montre que l''''''''obésité se propage chez les plus jeunes à cause d''''''''une alimentation déséquilibrée, d''''''''une participation limitée aux sports et de longues heures passées devant la télévision.

Selon une définition établie par l''''''''OMS en 1998, l''''''''obésité est déterminée par la quantité excessive de graisses dans le corps, bien au delà du taux reconnu. Une personne peut être considérée en surpoids si son indice de masse corporelle est supérieur ou égal à 25 kilos par mètre carré, et elle sera qualifiée d''''''''obèse si son IMC est supérieur ou égal à 30 kilos par mètre carré.

La nutritionniste Jalila Aati dit que l''''''''obésité est devenue endémique en Tunisie, apportant avec elle des dangers infinis.

"L'''''''' INNTA est donc sur le point de préparer une stratégie nationale claire en coopération avec plusieurs autres entités pour lutter contre la maladie de l''''''''obésité, devenue un problème de santé publique et un phénomène aux conséquences sociales et économiques négatives", dit-elle.

Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 28178

Mo  (France)  |Vendredi 16 Juillet 2010 à 10h 08m |           
"de cette organisme" !!!!