La Tunisie enregistre une hausse des accidents de la route
Malgré la révision du Code de la route et la mise en place d''un nouveau système de radars pour dissuader les accros de l''accélérateur, les risques d''accidents de la route restent réels pour les Tunisiens.
Les amateurs de vitesse et autres chauffards font des routes tunisiennes la scène de nombreux accidents, expliquent les responsables gouvernementaux et les professionnels de la santé.
Le nouveau système de radars automatiques a enregistré plus de douze mille accidents entre le 20 avril et le 3 mai, a expliqué le ministre tunisien des Finances Mohamed Ridha Chalghoum lors d''une conférence de presse, le 4 mai.
Près de dix mille accidents avaient été enregistrés en 2008, qui avaient coûté la vie à 1 530 personnes et en avaient blessé plus de 14 000 autres, selon les derniers chiffres du ministère de l''Intérieur. Les chiffres de la Garde nationale pour la même année montrent que la vitesse excessive a été à l''origine de 28,82 pour cent des accidents mortels, et de 21,67 pour cent des blessures.
"Les principales causes de ces accidents ont été... le non-respect du Code de la route, la vitesse, l''ivresse au volant et l''utilisation des téléphones portables en conduisant", a expliqué un responsable de la police de Tunis qui a souhaité garder l''anonymat.
Mohamed Saleh Sallami, directeur du service des urgences à l''hôpital Kassab, a expliqué qu''environ cinquante patients sont atteints chaque année de paralysie complète consécutive à leurs blessures sur la route.
"Alors que je conduisais ma moto pour me rendre au travail, j''ai été doublé par un taxi qui m''a renversé, puis j''ai perdu connaissance", a expliqué Mustapha Majri, l''une de ces victimes paralysées, à Magharebia.
Les autorités tunisiennes ont mis en place un nouveau système de détection par radars qui enregistre automatiquement les véhicules dépassant la limite de vitesse. Les amendes pour vitesse excessive vont de 40 à 240 dinars, et sont doublées si les automobilistes ne s''acquittent pas du paiement dans un délai de vingt jours.
Abd El-Hamid a perdu son fils l''été dernier après que celui-ci ait été heurté par une voiture qui roulait trop vite sur une route du littoral.
"Toutes ces lois et révisions n''ont pas suffi à dissuader les contrevenants, dont le nombre augmente chaque jour", a-t-il expliqué à Magharebia. Il a précisé que la corruption dans l''obtention des permis de conduire était en grande partie responsable du grand nombre d''accidents.
Le patron d''une auto-école, qui a souhaité être identifié comme "M. Imed", a expliqué que de nombreux Tunisiens, en majorité des jeunes, échappaient aux heures de conduite supplémentaires nécessaires pour pouvoir obtenir leur permis de conduire plus rapidement.
Afif Frigui, le directeur de l''Association tunisienne de sécurité routière, a expliqué pour sa part que dans le monde, 60 pour cent des accidents de la circulation impliquent des jeunes âgés de 15 à 20 ans. Pour lutter contre ce phénomène, il a organisé en mars une conférence internationale pour encourager les jeunes conducteurs à être plus prudents sur les routes.
Mais d''autres jeunes expliquent qu''ils ne sont pas entièrement responsables des accidents de la circulation.
"On nous tient toujours pour responsables parce que nous sommes débutants", explique un jeune homme, "même s''il est vrai que certains jeunes se mettent à rouler sans précaution dès qu''ils se retrouvent derrière le volant, oublient toutes les règles et agissent de manière irresponsable."
Pour d''autres Tunisiens, les chauffeurs de taxi constituent le principal danger sur les routes.
Mais l''un de ces chauffeurs, qui a souhaité se faire appeler "M. Monji", a insisté sur le fait que lui et ses collègues "sont ceux qui sont le plus prudents au volant".
"Nous ne sommes pas les seuls à blâmer", a-t-il expliqué à Magharebia. "Certains Tunisiens qui habitent à l''étranger augmentent le nombre d''accidents pendant l''été. Ils ne respectent pas le Code de la route, [en plus de ] certains de nos frères originaires de Libye et d''Algérie qui persistent à conduire de manière agressive sur les routes de Tunisie".
Monia Ghanmi (Magharebia )
Photoi:Monia Ghanmi
Malgré la révision du Code de la route et la mise en place d''un nouveau système de radars pour dissuader les accros de l''accélérateur, les risques d''accidents de la route restent réels pour les Tunisiens.
Les amateurs de vitesse et autres chauffards font des routes tunisiennes la scène de nombreux accidents, expliquent les responsables gouvernementaux et les professionnels de la santé.
Le nouveau système de radars automatiques a enregistré plus de douze mille accidents entre le 20 avril et le 3 mai, a expliqué le ministre tunisien des Finances Mohamed Ridha Chalghoum lors d''une conférence de presse, le 4 mai.
Près de dix mille accidents avaient été enregistrés en 2008, qui avaient coûté la vie à 1 530 personnes et en avaient blessé plus de 14 000 autres, selon les derniers chiffres du ministère de l''Intérieur. Les chiffres de la Garde nationale pour la même année montrent que la vitesse excessive a été à l''origine de 28,82 pour cent des accidents mortels, et de 21,67 pour cent des blessures.
"Les principales causes de ces accidents ont été... le non-respect du Code de la route, la vitesse, l''ivresse au volant et l''utilisation des téléphones portables en conduisant", a expliqué un responsable de la police de Tunis qui a souhaité garder l''anonymat.
Mohamed Saleh Sallami, directeur du service des urgences à l''hôpital Kassab, a expliqué qu''environ cinquante patients sont atteints chaque année de paralysie complète consécutive à leurs blessures sur la route.

"Alors que je conduisais ma moto pour me rendre au travail, j''ai été doublé par un taxi qui m''a renversé, puis j''ai perdu connaissance", a expliqué Mustapha Majri, l''une de ces victimes paralysées, à Magharebia.
Les autorités tunisiennes ont mis en place un nouveau système de détection par radars qui enregistre automatiquement les véhicules dépassant la limite de vitesse. Les amendes pour vitesse excessive vont de 40 à 240 dinars, et sont doublées si les automobilistes ne s''acquittent pas du paiement dans un délai de vingt jours.
Abd El-Hamid a perdu son fils l''été dernier après que celui-ci ait été heurté par une voiture qui roulait trop vite sur une route du littoral.
"Toutes ces lois et révisions n''ont pas suffi à dissuader les contrevenants, dont le nombre augmente chaque jour", a-t-il expliqué à Magharebia. Il a précisé que la corruption dans l''obtention des permis de conduire était en grande partie responsable du grand nombre d''accidents.
Le patron d''une auto-école, qui a souhaité être identifié comme "M. Imed", a expliqué que de nombreux Tunisiens, en majorité des jeunes, échappaient aux heures de conduite supplémentaires nécessaires pour pouvoir obtenir leur permis de conduire plus rapidement.
Afif Frigui, le directeur de l''Association tunisienne de sécurité routière, a expliqué pour sa part que dans le monde, 60 pour cent des accidents de la circulation impliquent des jeunes âgés de 15 à 20 ans. Pour lutter contre ce phénomène, il a organisé en mars une conférence internationale pour encourager les jeunes conducteurs à être plus prudents sur les routes.
Mais d''autres jeunes expliquent qu''ils ne sont pas entièrement responsables des accidents de la circulation.
"On nous tient toujours pour responsables parce que nous sommes débutants", explique un jeune homme, "même s''il est vrai que certains jeunes se mettent à rouler sans précaution dès qu''ils se retrouvent derrière le volant, oublient toutes les règles et agissent de manière irresponsable."
Pour d''autres Tunisiens, les chauffeurs de taxi constituent le principal danger sur les routes.
Mais l''un de ces chauffeurs, qui a souhaité se faire appeler "M. Monji", a insisté sur le fait que lui et ses collègues "sont ceux qui sont le plus prudents au volant".
"Nous ne sommes pas les seuls à blâmer", a-t-il expliqué à Magharebia. "Certains Tunisiens qui habitent à l''étranger augmentent le nombre d''accidents pendant l''été. Ils ne respectent pas le Code de la route, [en plus de ] certains de nos frères originaires de Libye et d''Algérie qui persistent à conduire de manière agressive sur les routes de Tunisie".
Monia Ghanmi (Magharebia )
Photoi:Monia Ghanmi





Kadhem Essaher - سلّمتك بيد الله
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