Responsables du gouvernement et professionnels de la finance de l'ensemble du monde arabe se sont rencontrés la semaine dernière en Tunisie pour discuter des efforts régionaux dans la lutte contre la criminalité financière. Les participants à la onzième session plénière du Groupe d'action financière pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord (GAFIMOAN) se sont penchés sur les moyens d'activer et de mettre à jour les normes internationales en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Cette réunion de trois jours, qui s'est déroulée du 3 au 6 mai, était la première de ce type organisée au Maghreb.
Les objectifs de ce groupe d'action, formé en novembre 2004 à Bahreïn, concernent l'adoption des quarante recommandations du Groupe d'action financière (GAFI) contre le blanchiment de capitaux et des accords et résolutions des Nations unies dans ce domaine, ainsi que la mise en place d'un cadre de coopération dans la région de la MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), et la collaboration avec les organismes internationaux dans le but de renforcer la cohérence des pratiques et des normes dans le monde entier.
Le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie Taoufik Baccar a toutefois affirmé que la lutte contre la
criminalité transfrontalière ne pouvait se limiter aux seuls mécanismes traditionnels d'application des lois. Elle nécessite plutôt des efforts internationaux destinés à éradiquer les racines de cette forme de criminalité, notamment des politiques économiques et sociales visant à renforcer le développement.
Baccar a expliqué qu'une plus grande transparence dans les transactions financières était essentielle pour les efforts de ce groupe, et a appelé à la mise en conformité avec les normes et pratiques internationales et à une plus grande sensibilisation, de manière à "préserver la stabilité, la sécurité et la réputation de la scène financière arabe".
Adel Al Qulish, secrétaire général du GAFIMOAN, a demandé aux Etats membres d'organiser des cours de formation au sein de leurs institutiions financières et d'apporter l'assistance technique dont les pays ont besoin pour développer leurs structures d'application.
"Une stratégie est en oeuvre aux niveaux les plus hauts", a expliqué Mohammed Bsiri, vice-Gouverneur de la Banque du Liban. "Elle est mise en oeuvre sous plusieurs formes, dont la plus importante est cette réunion organisée par la Tunisie, ainsi que la Banque mondiale et les observateurs."
Lors de cette réunion, les participants ont discuté du calendrier du processus d'évaluation conjoint, permettant d'évaluer les progrès pays par pays.
Le GAFIMOAN procède à une telle évaluation tous les trois ans pour suivre les efforts consentis par les pays dans la lutte contre le blanchiment de capitaux.
L'ordre du jour de cette rencontre prévoyait également un suivi des mesures correctives mises en place par certains pays qui avaient fait l'objet d'une évaluation préalable, pour améliorer leurs systèmes de lutte, ainsi qu'un suivi des dernières évolutions dans ce domaine, que ce soit au niveau régional ou international.
Lors d'une réunion organisée en mars à Tunis, le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur avait posé les bases d'une coopération renforcée, en ratifiant les accords sur la lutte contre le terrorisme, la corruption et le blanchiment de capitaux. La déclaration finale incluait des mesures spécifiques destinées à répondre à ces préoccupations, ainsi que des accords sur le crime organisé transfrontalier et le transfert des personnes arrêtées.
Cette réunion de trois jours, qui s'est déroulée du 3 au 6 mai, était la première de ce type organisée au Maghreb.
Les objectifs de ce groupe d'action, formé en novembre 2004 à Bahreïn, concernent l'adoption des quarante recommandations du Groupe d'action financière (GAFI) contre le blanchiment de capitaux et des accords et résolutions des Nations unies dans ce domaine, ainsi que la mise en place d'un cadre de coopération dans la région de la MENA (Moyen Orient et Afrique du Nord), et la collaboration avec les organismes internationaux dans le but de renforcer la cohérence des pratiques et des normes dans le monde entier.
Le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie Taoufik Baccar a toutefois affirmé que la lutte contre la
criminalité transfrontalière ne pouvait se limiter aux seuls mécanismes traditionnels d'application des lois. Elle nécessite plutôt des efforts internationaux destinés à éradiquer les racines de cette forme de criminalité, notamment des politiques économiques et sociales visant à renforcer le développement.Baccar a expliqué qu'une plus grande transparence dans les transactions financières était essentielle pour les efforts de ce groupe, et a appelé à la mise en conformité avec les normes et pratiques internationales et à une plus grande sensibilisation, de manière à "préserver la stabilité, la sécurité et la réputation de la scène financière arabe".
Adel Al Qulish, secrétaire général du GAFIMOAN, a demandé aux Etats membres d'organiser des cours de formation au sein de leurs institutiions financières et d'apporter l'assistance technique dont les pays ont besoin pour développer leurs structures d'application.
"Une stratégie est en oeuvre aux niveaux les plus hauts", a expliqué Mohammed Bsiri, vice-Gouverneur de la Banque du Liban. "Elle est mise en oeuvre sous plusieurs formes, dont la plus importante est cette réunion organisée par la Tunisie, ainsi que la Banque mondiale et les observateurs."
Lors de cette réunion, les participants ont discuté du calendrier du processus d'évaluation conjoint, permettant d'évaluer les progrès pays par pays.
Le GAFIMOAN procède à une telle évaluation tous les trois ans pour suivre les efforts consentis par les pays dans la lutte contre le blanchiment de capitaux.
L'ordre du jour de cette rencontre prévoyait également un suivi des mesures correctives mises en place par certains pays qui avaient fait l'objet d'une évaluation préalable, pour améliorer leurs systèmes de lutte, ainsi qu'un suivi des dernières évolutions dans ce domaine, que ce soit au niveau régional ou international.
Lors d'une réunion organisée en mars à Tunis, le Conseil des ministres arabes de l'Intérieur avait posé les bases d'une coopération renforcée, en ratifiant les accords sur la lutte contre le terrorisme, la corruption et le blanchiment de capitaux. La déclaration finale incluait des mesures spécifiques destinées à répondre à ces préoccupations, ainsi que des accords sur le crime organisé transfrontalier et le transfert des personnes arrêtées.





Kadhem Essaher - سلّمتك بيد الله
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