Pour s''assurer une note suffisante lors des prochains examens du bac, des élèves anxieux s''en remettent aux zawiyas, aux saints et à ceux qui se qualifient eux-mêmes de "docteurs de l''esprit".
"Je dois réussir par tous les moyens, et donc, avant les examens, je me suis rendue aux tombeaux de Sidi Mehrez et Sidi Belhassen Chadli", explique Aziza El-Baji. "Il ne suffit pas de réviser. Dans certains cas, les gens ont besoin d''autre chose, de plus spirituel."
Sidi Mehrez compte plus de visiteurs scolaires en période d''examen, explique un employé du tombeau. Les élèves se réunissent pour boire "l''eau bénite" du puits de ce sanctuaire et graver leur nom sur les murs du mausolée - en dépit des consignes contre le vandalisme. D''autres lisent laFatiha et disposent des pièces et des bougies autour de la tombe du saint pour s''attirer ses bienfaits.
"Il y a ceux qui croient en la bénédiction des saints", explique cet employé. "Il y a ceux qui boivent de l''eau ou mangent le pain et les autres produits que l''on trouve au tombeau comme une bénédiction, et répètent leurs suppliques à l''intérieur."
D''autres élèves se regroupent sur les marchés et autour des mystiques religieux. L''un d''eux, Noureddine, a expliqué à Magharebia que ses prescriptions étaient saines et fonctionneraient sans exception.
Certains "médecins de l''esprit" conseillent aux élèves de manger du miel, de réciter des vers du Coran ou de répéter certaines prières. Mais de telles promesses trompent les élèves et manipulent leurs sentiments, explique Radia, professeur de français.
"Seul le travail permet aux élèves de réussir. Le reste, c''est de la bêtise, du non-sens et l''exploitation des craintes des élèves", affirme-t-elle.
Les candidats au bac devraient s''en remettre aux réels moyens de préparation, explique le Dr El Sayem.
"Une bonne alimentation et un régime équilibré riche en vitamine C, en particulier, peuvent stimuler la mémoire, notamment en cette période", poursuit-il.
Mais les familles tunisiennes et les élèves ne laissent rien au hasard. "Je veux que mon fils réussisse, alors je n''hésite pas à me rendre sur les tombeaux des saints et à prier pour son succès", explique Najat, la mère de Habib, un élève en section littérature, à Magharebia.
Pour les vendeurs, la période du bac est une bonne affaire. Les marchands d''articles religieux, comme les bougies, constatent une augmentation de la clientèle durant les semaines qui précèdent ces examens tant redoutés.
"Ces jours-ci, à l''approche des examens du bac, les affaires sont bonnes", explique Mohamed Ali, un vendeur sur le marché du Saint Sidi Mehrez. Les élèves achètent des bougies, de l''encens et d''autres articles religieux pour les aider à réussir aux examens, explique-t-il.
L''un des visiteurs du tombeau de Sidi Mehrez, Sami, reconnaît la valeur des révisions en plus des mesures plus spirituelles.
"Je suis venu boire un peu d''eau, ce qui m''aidera peut-être à réussir aux examens", explique-t-il. "Le plus important, c''est de réviser, je le sais bien – mais tous les chemins mènent à Rome."
Mona Yahia (Magharebia)
Photo: Mona Yahia
"Je dois réussir par tous les moyens, et donc, avant les examens, je me suis rendue aux tombeaux de Sidi Mehrez et Sidi Belhassen Chadli", explique Aziza El-Baji. "Il ne suffit pas de réviser. Dans certains cas, les gens ont besoin d''autre chose, de plus spirituel."
Sidi Mehrez compte plus de visiteurs scolaires en période d''examen, explique un employé du tombeau. Les élèves se réunissent pour boire "l''eau bénite" du puits de ce sanctuaire et graver leur nom sur les murs du mausolée - en dépit des consignes contre le vandalisme. D''autres lisent laFatiha et disposent des pièces et des bougies autour de la tombe du saint pour s''attirer ses bienfaits.
"Il y a ceux qui croient en la bénédiction des saints", explique cet employé. "Il y a ceux qui boivent de l''eau ou mangent le pain et les autres produits que l''on trouve au tombeau comme une bénédiction, et répètent leurs suppliques à l''intérieur."
D''autres élèves se regroupent sur les marchés et autour des mystiques religieux. L''un d''eux, Noureddine, a expliqué à Magharebia que ses prescriptions étaient saines et fonctionneraient sans exception.
Certains "médecins de l''esprit" conseillent aux élèves de manger du miel, de réciter des vers du Coran ou de répéter certaines prières. Mais de telles promesses trompent les élèves et manipulent leurs sentiments, explique Radia, professeur de français.
"Seul le travail permet aux élèves de réussir. Le reste, c''est de la bêtise, du non-sens et l''exploitation des craintes des élèves", affirme-t-elle.
Les candidats au bac devraient s''en remettre aux réels moyens de préparation, explique le Dr El Sayem.
"Une bonne alimentation et un régime équilibré riche en vitamine C, en particulier, peuvent stimuler la mémoire, notamment en cette période", poursuit-il.

Mais les familles tunisiennes et les élèves ne laissent rien au hasard. "Je veux que mon fils réussisse, alors je n''hésite pas à me rendre sur les tombeaux des saints et à prier pour son succès", explique Najat, la mère de Habib, un élève en section littérature, à Magharebia.
Pour les vendeurs, la période du bac est une bonne affaire. Les marchands d''articles religieux, comme les bougies, constatent une augmentation de la clientèle durant les semaines qui précèdent ces examens tant redoutés.
"Ces jours-ci, à l''approche des examens du bac, les affaires sont bonnes", explique Mohamed Ali, un vendeur sur le marché du Saint Sidi Mehrez. Les élèves achètent des bougies, de l''encens et d''autres articles religieux pour les aider à réussir aux examens, explique-t-il.
L''un des visiteurs du tombeau de Sidi Mehrez, Sami, reconnaît la valeur des révisions en plus des mesures plus spirituelles.
"Je suis venu boire un peu d''eau, ce qui m''aidera peut-être à réussir aux examens", explique-t-il. "Le plus important, c''est de réviser, je le sais bien – mais tous les chemins mènent à Rome."
Mona Yahia (Magharebia)
Photo: Mona Yahia





Kadhem Essaher - سلّمتك بيد الله
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