Des milliers de jeunes demandeurs d''emploi tunisiens sont venus assister en masse au premier forum de l''emploi de ce type pour rencontrer les représentants de quelque cinquante entreprises nationales et françaises.
L''ingénierie, les communications et l''électronique faisaient partie des secteurs clés représentés lors de ce forum de deux jours organisé à Tunis, qui a ouvert ses portes le 21 avril.
"[Ce forum] a été une chance", a expliqué un jeune chômeur, Faisal Zaghal, technicien supérieur. "Les conversations que j''ai eues avec les représentants d''une société de fabrication de pièces pour l''industrie aéronautique ont duré à peine une demi-heure, et j''ai reçu une promesse de signature de contrat cette semaine."
L''Union tunisienne pour l''industrie, le commerce et l''artisanat accueillait ce forum, organisé par le ministère tunisien de l''Emploi et le ministère français de l''Immigration et de l''Intégration. Près de 2 000 demandeurs d''emplois sont venus en quête de rencontres et 1 280 offres d''emplois, 518 formations et 360 emplois ont été attribués, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué publié à l''issue de ce forum.
"Ce forum vient en appui... à la formation professionnelle et à l''emploi, priorité absolue en Tunisie, et... souligne les résultats de la coopération franco-tunisienne, dans la mesure où la France est le premier partenaire commercial et le premier investisseur dans le pays", a indiqué Fouad Lakhoua, président de la Chambre de commerce franco-tunisienne, aux participants.
Il a précisé que quelque 1 200 entreprises françaises opèrent en Tunisie, assurant 110 000 emplois. Les participants à ce forum ont distribué leurs CV dans l''espoir d''obtenir un contrat ou une formation professionnelle, un aspect très prisé sur un marché du travail caractérisé par une faible demande et par des milliers de diplômés de l''université sans emploi.
Les statistiques du gouvernement publiées en début d''année établissent le taux de chômage à 14,7 pour cent.
Certes tous les visiteurs ne sont pas repartis avec un contrat de travail en poche, mais pour certains, il y a eu d''autres consolations. Soumia Ben Hussain a fait partie de ces derniers ; bien qu''elle n''ait pas obtenu de contrat, elle a obtenu une formation dans l''industrie alimentaire.
"Je pense avoir ouvert une brèche dans le mur du chômage qui m''encerclait", a-t-elle expliqué à Magharebia. "Je dois maintenant prouver ma valeur et profiter de cette occasion pour renforcer mes compétences. Ils finiront par m''embaucher."
D''autres, parmi lesquels Zaineb Harabi, une spécialiste de l''hôtellerie, ont eu plus de chance.
"Je ne m''attendais pas [à décrocher un contrat] aussi rapidement, après avoir pratiquement perdu tout espoir", a-t-elle expliqué après avoir trouvé un emploi. "Je suis heureuse d''avoir eu cette opportunité."
Chaque entreprise s''était vu attribuer un emplacement pour pouvoir présenter ses services et ses opportunités d''embauche.
"Le premier jour, nous avons pu atteindre notre objectif, qui était d''embaucher des spécialistes de la maintenance et des réparations technologiques", a expliqué Seif Eddine ben Rabeh, le représentant d''une entreprise de services technologiques.
"Dans une première phase, nous avions besoin de 30 techniciens supérieurs. Nous espérons élargir nos activité à l''avenir pour faire passer le nombre de nos employés à 100", a-t-il déclaré, ajoutant : "Je dispose maintenant de plus de 150 candidatures, et toutes répondent à nos critères d''embauche."
La Tunisie veut "développer… les ressources humaines, comprenant parfaitement l''importance du facteur humain dans la voie du développement", a expliqué le ministre tunisien de l''Emploi Mohamed Agrebi lors de l''inauguration de ce forum.
Il a indiqué que les réformes mises en place en Tunisie dans le domaine de l''enseignement supérieur, de la formation professionne et de l''emploi aideront à améliorer le marché du travail.
Pour sa part, l''ambassadeur de France en Tunisie, Pierre Menat, a réitéré l''engagement de Paris à soutenir les efforts de la Tunisie "dans les domaines du développement, notamment dans le secteur de l''intégration des jeunes sur le marché du travail".
La Tunisie et la Commission européenne envisagent de coopérer pour améliorer l''emploi, venir en aide aux entreprises locales et favoriser l''intégration du commerce, a indiqué l''agence ANSA le 25 mars. Jusqu''à 64 millions sur les 240 millions d''euros du budget pour 2011-2013 seront affectés à l''emploi. Ce programme s''inscrit dans le cadre de l''Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP).
Jamel Arfaoui ( Magharebia)
L''ingénierie, les communications et l''électronique faisaient partie des secteurs clés représentés lors de ce forum de deux jours organisé à Tunis, qui a ouvert ses portes le 21 avril.
"[Ce forum] a été une chance", a expliqué un jeune chômeur, Faisal Zaghal, technicien supérieur. "Les conversations que j''ai eues avec les représentants d''une société de fabrication de pièces pour l''industrie aéronautique ont duré à peine une demi-heure, et j''ai reçu une promesse de signature de contrat cette semaine."
L''Union tunisienne pour l''industrie, le commerce et l''artisanat accueillait ce forum, organisé par le ministère tunisien de l''Emploi et le ministère français de l''Immigration et de l''Intégration. Près de 2 000 demandeurs d''emplois sont venus en quête de rencontres et 1 280 offres d''emplois, 518 formations et 360 emplois ont été attribués, ont indiqué les organisateurs dans un communiqué publié à l''issue de ce forum.
"Ce forum vient en appui... à la formation professionnelle et à l''emploi, priorité absolue en Tunisie, et... souligne les résultats de la coopération franco-tunisienne, dans la mesure où la France est le premier partenaire commercial et le premier investisseur dans le pays", a indiqué Fouad Lakhoua, président de la Chambre de commerce franco-tunisienne, aux participants.
Il a précisé que quelque 1 200 entreprises françaises opèrent en Tunisie, assurant 110 000 emplois. Les participants à ce forum ont distribué leurs CV dans l''espoir d''obtenir un contrat ou une formation professionnelle, un aspect très prisé sur un marché du travail caractérisé par une faible demande et par des milliers de diplômés de l''université sans emploi.
Les statistiques du gouvernement publiées en début d''année établissent le taux de chômage à 14,7 pour cent.
Certes tous les visiteurs ne sont pas repartis avec un contrat de travail en poche, mais pour certains, il y a eu d''autres consolations. Soumia Ben Hussain a fait partie de ces derniers ; bien qu''elle n''ait pas obtenu de contrat, elle a obtenu une formation dans l''industrie alimentaire.
"Je pense avoir ouvert une brèche dans le mur du chômage qui m''encerclait", a-t-elle expliqué à Magharebia. "Je dois maintenant prouver ma valeur et profiter de cette occasion pour renforcer mes compétences. Ils finiront par m''embaucher."
D''autres, parmi lesquels Zaineb Harabi, une spécialiste de l''hôtellerie, ont eu plus de chance.
"Je ne m''attendais pas [à décrocher un contrat] aussi rapidement, après avoir pratiquement perdu tout espoir", a-t-elle expliqué après avoir trouvé un emploi. "Je suis heureuse d''avoir eu cette opportunité."
Chaque entreprise s''était vu attribuer un emplacement pour pouvoir présenter ses services et ses opportunités d''embauche.
"Le premier jour, nous avons pu atteindre notre objectif, qui était d''embaucher des spécialistes de la maintenance et des réparations technologiques", a expliqué Seif Eddine ben Rabeh, le représentant d''une entreprise de services technologiques.
"Dans une première phase, nous avions besoin de 30 techniciens supérieurs. Nous espérons élargir nos activité à l''avenir pour faire passer le nombre de nos employés à 100", a-t-il déclaré, ajoutant : "Je dispose maintenant de plus de 150 candidatures, et toutes répondent à nos critères d''embauche."
La Tunisie veut "développer… les ressources humaines, comprenant parfaitement l''importance du facteur humain dans la voie du développement", a expliqué le ministre tunisien de l''Emploi Mohamed Agrebi lors de l''inauguration de ce forum.
Il a indiqué que les réformes mises en place en Tunisie dans le domaine de l''enseignement supérieur, de la formation professionne et de l''emploi aideront à améliorer le marché du travail.
Pour sa part, l''ambassadeur de France en Tunisie, Pierre Menat, a réitéré l''engagement de Paris à soutenir les efforts de la Tunisie "dans les domaines du développement, notamment dans le secteur de l''intégration des jeunes sur le marché du travail".
La Tunisie et la Commission européenne envisagent de coopérer pour améliorer l''emploi, venir en aide aux entreprises locales et favoriser l''intégration du commerce, a indiqué l''agence ANSA le 25 mars. Jusqu''à 64 millions sur les 240 millions d''euros du budget pour 2011-2013 seront affectés à l''emploi. Ce programme s''inscrit dans le cadre de l''Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP).
Jamel Arfaoui ( Magharebia)





Kadhem Essaher - سلّمتك بيد الله
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