Les médecins du Maghreb oeuvrant dans le secteur libéral pourront bientôt communiquer entre eux à travers un syndicat régional qui sera lancé au mois de juin, selon Mohamed Rabeh Echaybi, coordinateur de cette nouvelle organisation. Magharebia a rencontré Echaybi pour évoquer les raisons de la formation du Syndicat du Maghreb pour les Médecins du Secteur Libéral, pour déterminer en quoi la création de ce syndicat était absolument nécessaire, quels sont ses objectifs, ainsi que la manière dont de telles organisations peuvent paver la voie d''''un Grand Maghreb.
Magharebia: Le groupe a tenu une réunion préliminaire et a décidé de créer le Syndicat du Maghreb pour les Docteurs du secteur libéral, et vous avez été nommé à la tête de cette nouvelle fédération au cours de cette rencontre. A quel point le groupe est-il préparé au lancement de ce syndicat ?
Mohamed Rabeh Echaybi: La neuvième rencontre préliminaire du Syndicat s''''est déroulée dans le quartier de Gammarth, les 3 et 4 octobre 2009. Elle a réuni de nombreux représentants du Ministère de la Santé, du Ministère des Affaires Sociales, des fonds sociaux, du Syndicat Général des Travailleurs tunisiens, de syndicats issus de l''''industrie, du commerce, des professions de santé dans les secteurs publics et privés de la République tunisienne. Le Docteur Naciri Bennani Mohamed, président du Syndicat national des médecins du secteur libéral au Maroc, le Docteur Mohamed Bekat Berkani, président de l''''Ordre des Médecins en Algérie (avec les pouvoirs l''''Ordre et des syndicats), et le Docteur Roger Rua, secrétaire-général du Syndicat des Médecins Libéraux (SML) en France, étaient également présents.
Grâce à une coordination majeure et à l''''attention portée par le Syndicat tunisien des Médecins du Secteur Libéral à ce projet, la création du Syndicat du Maghreb des Médecins du Secteur libéral a été annoncée, et j''''ai été nommé coordinateur de cette fédération. La conférence constitutive aura lieu au Maroc, au mois de juin 2010. Je suis également chargé de la préparation d''''une ébauche de règlement pour cette nouvelle fédération. Les tunisiens ont assuré les contacts et la coordination avec le syndicat libyen, tandis que les marocains ont fait de même avec le syndicat mauritanien.
Magharebia: Est-ce que vous pensez que l''''initiative de la création de cette fédération arrive relativement tard ?
Echaybi: Nous pouvons dire que cette initiative décidant l''''établissement de cette fédération a été relativement retardée pour plusieurs raisons, en particulier structurelles. En Tunisie et au Maroc, on ne note pas de problèmes - les syndicats et les Ordres ont leurs pouvoirs propres. Mais pour la Libye, l''''Algérie et la Mauritanie, les pouvoirs s''''entremêlent, constituant des difficultés structurelles et légales venant entraver la formation de la Fédération du Maghre. Par la préparation du règlement, nous devrions oeuvrer pour trouver des solutions à ces problèmes.
Magharebia: Quel est l''''objectif principal poursuivi par la création de cette fédération ? Comment estimez-vous ses chances de réussite ?
Echaybi: L''''objectif de la création de la Fédération est de former un syndicat représentatif, qui ait un poids dans les régions maghrébine et méditerranéenne, qui facilitera l''''éhange des expériences syndicalistes, médicales et scientifiques, et qui viendra aussi rendre plus aisés les contacts entre les médecins dans le Grand Maghreb.
Magharebia: Comment le syndicat contribuera-t-il au développement du secteur de la santé dans l''''ensemble du Maghreb?
Echaybi: Cette fédération syndicaliste du Maghreb jouera un rôle majeur dans le développement des secteurs médicaux et sociaux au sein du Grand Maghreb, par l''''échange des expériences, en intégrant et en encourageant l''''utilisation maximale des capacités humaines, scientifiques et techniques existantes dans chaque pays. Durant la neuvième conférence, nous avons remarqué que les invités étaient intéressés par l''''expérience de la réforme du système qui assure les populations contre les maladies dans notre pays, et dans le rôle du syndicat qui le cristallisera et qui en fera une réussite.
Magharebia: Est-ce que la création de tels syndicats renforce les liens dans le Maghreb, et est-ce qu''''ils peuvent aider à la construction d''''une Union du Maghreb réelle ? Est-ce que cela peut aider à rationaliser les points de vue des décisionnaires politiques ?
Echaybi: La création du Syndicat du Maghreb pour les Médecins du Secteur Libéral a été annoncée en Tunisie, afin d''''être une nouvelle brique dans la construction d''''une structure du Grand Maghreb. Ceci parce que nous pensons que la volonté politique dans les pays du Maghreb arabe ne suffit pas pour construire cette structure. Cette volonté politique doit être soutenue par la solidarité des syndicats, des associations et des institutions, et par l''''unité des intérêts et des populations. De cette manière, nous contribuerons à l''''établissement d''''un Maghreb arabe réel, efficace, unifié, au milieu des tensions dont le monde est actuellement témoin. Ce n''''est pas un secret que les blocs économiques et politiques, en particulier les blocs arabes et musulmans, sont inévitables, et que sans eux, nous ne pourrons ni vivre, ni résister dans ce monde.
Magharebia: Comment le Syndicat assurera-t-il une coordination entre ses membres maghrébins et méditerranéens ?
Echaybi: Avec nos frères algériens et marocains, nous sommes tombés d''''accord sur le fait que nous devions d''''abord créer la Fédération du Maghreb. Après cela, nous devrons travailler sur la création de la Fédération Méditerranéenne des Médecins du Secteur Libéral. La délégation française a compris une telle approche, et elle s''''est même occupée de la coordination avec plusieurs autres parties européennes, en particulier l''''Italie et l''''Espagne, pour que chacune puisse de tenir prête.
Pour le moment, la coopération et l''''échange seront plus utiles et efficaces au sein de la Fédération du Maghreb dans la coordination avec les syndicats européens, en particulier car ils ont d''''ores et déjà une structure représentative dans le cadre de l''''Union et de la Commission européennes.
Houda Trabelsi (Magharebia)
Photo: Houda Trabelsi
Magharebia: Le groupe a tenu une réunion préliminaire et a décidé de créer le Syndicat du Maghreb pour les Docteurs du secteur libéral, et vous avez été nommé à la tête de cette nouvelle fédération au cours de cette rencontre. A quel point le groupe est-il préparé au lancement de ce syndicat ?
Mohamed Rabeh Echaybi: La neuvième rencontre préliminaire du Syndicat s''''est déroulée dans le quartier de Gammarth, les 3 et 4 octobre 2009. Elle a réuni de nombreux représentants du Ministère de la Santé, du Ministère des Affaires Sociales, des fonds sociaux, du Syndicat Général des Travailleurs tunisiens, de syndicats issus de l''''industrie, du commerce, des professions de santé dans les secteurs publics et privés de la République tunisienne. Le Docteur Naciri Bennani Mohamed, président du Syndicat national des médecins du secteur libéral au Maroc, le Docteur Mohamed Bekat Berkani, président de l''''Ordre des Médecins en Algérie (avec les pouvoirs l''''Ordre et des syndicats), et le Docteur Roger Rua, secrétaire-général du Syndicat des Médecins Libéraux (SML) en France, étaient également présents.
Grâce à une coordination majeure et à l''''attention portée par le Syndicat tunisien des Médecins du Secteur Libéral à ce projet, la création du Syndicat du Maghreb des Médecins du Secteur libéral a été annoncée, et j''''ai été nommé coordinateur de cette fédération. La conférence constitutive aura lieu au Maroc, au mois de juin 2010. Je suis également chargé de la préparation d''''une ébauche de règlement pour cette nouvelle fédération. Les tunisiens ont assuré les contacts et la coordination avec le syndicat libyen, tandis que les marocains ont fait de même avec le syndicat mauritanien.
Magharebia: Est-ce que vous pensez que l''''initiative de la création de cette fédération arrive relativement tard ?
Echaybi: Nous pouvons dire que cette initiative décidant l''''établissement de cette fédération a été relativement retardée pour plusieurs raisons, en particulier structurelles. En Tunisie et au Maroc, on ne note pas de problèmes - les syndicats et les Ordres ont leurs pouvoirs propres. Mais pour la Libye, l''''Algérie et la Mauritanie, les pouvoirs s''''entremêlent, constituant des difficultés structurelles et légales venant entraver la formation de la Fédération du Maghre. Par la préparation du règlement, nous devrions oeuvrer pour trouver des solutions à ces problèmes.
Magharebia: Quel est l''''objectif principal poursuivi par la création de cette fédération ? Comment estimez-vous ses chances de réussite ?
Echaybi: L''''objectif de la création de la Fédération est de former un syndicat représentatif, qui ait un poids dans les régions maghrébine et méditerranéenne, qui facilitera l''''éhange des expériences syndicalistes, médicales et scientifiques, et qui viendra aussi rendre plus aisés les contacts entre les médecins dans le Grand Maghreb.
Magharebia: Comment le syndicat contribuera-t-il au développement du secteur de la santé dans l''''ensemble du Maghreb?

Echaybi: Cette fédération syndicaliste du Maghreb jouera un rôle majeur dans le développement des secteurs médicaux et sociaux au sein du Grand Maghreb, par l''''échange des expériences, en intégrant et en encourageant l''''utilisation maximale des capacités humaines, scientifiques et techniques existantes dans chaque pays. Durant la neuvième conférence, nous avons remarqué que les invités étaient intéressés par l''''expérience de la réforme du système qui assure les populations contre les maladies dans notre pays, et dans le rôle du syndicat qui le cristallisera et qui en fera une réussite.
Magharebia: Est-ce que la création de tels syndicats renforce les liens dans le Maghreb, et est-ce qu''''ils peuvent aider à la construction d''''une Union du Maghreb réelle ? Est-ce que cela peut aider à rationaliser les points de vue des décisionnaires politiques ?
Echaybi: La création du Syndicat du Maghreb pour les Médecins du Secteur Libéral a été annoncée en Tunisie, afin d''''être une nouvelle brique dans la construction d''''une structure du Grand Maghreb. Ceci parce que nous pensons que la volonté politique dans les pays du Maghreb arabe ne suffit pas pour construire cette structure. Cette volonté politique doit être soutenue par la solidarité des syndicats, des associations et des institutions, et par l''''unité des intérêts et des populations. De cette manière, nous contribuerons à l''''établissement d''''un Maghreb arabe réel, efficace, unifié, au milieu des tensions dont le monde est actuellement témoin. Ce n''''est pas un secret que les blocs économiques et politiques, en particulier les blocs arabes et musulmans, sont inévitables, et que sans eux, nous ne pourrons ni vivre, ni résister dans ce monde.
Magharebia: Comment le Syndicat assurera-t-il une coordination entre ses membres maghrébins et méditerranéens ?
Echaybi: Avec nos frères algériens et marocains, nous sommes tombés d''''accord sur le fait que nous devions d''''abord créer la Fédération du Maghreb. Après cela, nous devrons travailler sur la création de la Fédération Méditerranéenne des Médecins du Secteur Libéral. La délégation française a compris une telle approche, et elle s''''est même occupée de la coordination avec plusieurs autres parties européennes, en particulier l''''Italie et l''''Espagne, pour que chacune puisse de tenir prête.
Pour le moment, la coopération et l''''échange seront plus utiles et efficaces au sein de la Fédération du Maghreb dans la coordination avec les syndicats européens, en particulier car ils ont d''''ores et déjà une structure représentative dans le cadre de l''''Union et de la Commission européennes.
Houda Trabelsi (Magharebia)
Photo: Houda Trabelsi





Latifa Arfaoui - انشاء الله
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