Un nouveau programme d''économie et de prêt pourrait aider les Tunisiens qui ont récemment obtenu un diplôme universitaire et faire baisser letaux de chômage des jeunes diplômés, qui s''établit à 14,7 pour cent.
Dans le difficile climat économique que connaît la Tunisie, obtenir des fonds de lancement est l''obstacle majeur pour les jeunes entrepreneurs du pays. Les prêts bancaires sont difficiles à obtenir, car les organismes de prêt privés exigent un dépôt initial de 20 pour cent.
"J''ai obtenu mon diplôme il y a trois ans, mais je n''ai pas réussi à trouver un emploi", a déclaré Abdel Wahed, titulaire d''un diplôme de l''Institut préparatoire des sciences linguistiques. "Quand j''ai envisagé de lancer ma propre affaire, j''ai été confronté au problème du financement. Comment trouver des ressources alors que je n''ai pas encore commencé à travailler ?"
Hoda Ben Ammar, diplômé en mathématiques, a également expliqué à Magharebia qu''il se sentait frustré par l''absence de choix pour les post-diplômés.
"Quand je demande une solution aux responsables, on me répond : ''Lancez votre propre affaire''. Mais comment faire ? Je n''ai pas d''argent et je veux poursuivre mes études en maths. C''est un choix."
Pour offrir aux étudiants la possibilité de lancer leur propre entreprise, la Banque tunisienne de solidarité (BTS) a lancé le programme Toumouh (Epargne ambitieuse) en mars dernier, et le Centre des entreprises de Sfax lui a emboîté le pas mardi 6 avril. Les étudiants inscrits à ce programme peuvent déposer de l''argent sur un compte d''épargne et demander, une fois leur diplôme obtenu, un prêt de départ à faible intérêt.
Le président de la BTS Amin Hafsaoui a expliqué que la jeunesse tunisienne avait besoin d''un coup de pouce pour démarrer.
"Nous avons remarqué que lorsque les jeunes montent un projet avec de bonnes idées, ils butent systématiquement sur le problème de l''autofinancement", a-t-il expliqué à Magharebia.
"Nous proposons donc un produit qui leur permettra de planifier leur avenir pendant qu''ils sont encore à l''école ou en formation", a-t-il indiqué, ajoutant que le programme Toumouh facilitera la création de nouvelles entreprises.
Ces micro-prêts sont destinés à financer des petites et moyennes entreprises, et les candidats chanceux pourront recevoir jusqu''à 100 000 dinars pour faire démarrer leur projet. La Tunisie a adopté le micro-financement comme un outil de développement économique en 1997, lorsque la Banque de solidarité a été créée pour apporter du capital aux nouveaux entrepreneurs.
Le Centre des entreprises de Sfax a fait du mois d''avril le "Mois des projets de microfinance" pour faire mieux connaître son nouveau projet générateur d''emplois.
Les étudiants tunisiens restent prudemment optimistes quant à savoir si ce nouveau programme pourra bel et bien améliorer leurs perspectives d''emploi.
Amal Moawaya s''est dite déterminée à en apprendre plus sur ce programme, car il concerne son avenir.
Reda Dakhlaoui s''inquiète toujours de savoir comment économiser suffisamment d''argent pour obtenir un prêt. "Tant qu''un étudiant n''a aucun travail, comment pourrait-il économiser, si ce n''est avec l''aide d''une bourse ou de sa famille ?", s''interroge-t-il.
"Je lis des articles sur [ce programme] dans les journaux", a expliqué Ali Maghoubi à Magharebia. "C''est une bonne idée. Au moins, il permet d''envisager son propre projet avant même de terminer ses études."
Mona Yahia ( Magharebia)
Dans le difficile climat économique que connaît la Tunisie, obtenir des fonds de lancement est l''obstacle majeur pour les jeunes entrepreneurs du pays. Les prêts bancaires sont difficiles à obtenir, car les organismes de prêt privés exigent un dépôt initial de 20 pour cent.
"J''ai obtenu mon diplôme il y a trois ans, mais je n''ai pas réussi à trouver un emploi", a déclaré Abdel Wahed, titulaire d''un diplôme de l''Institut préparatoire des sciences linguistiques. "Quand j''ai envisagé de lancer ma propre affaire, j''ai été confronté au problème du financement. Comment trouver des ressources alors que je n''ai pas encore commencé à travailler ?"
Hoda Ben Ammar, diplômé en mathématiques, a également expliqué à Magharebia qu''il se sentait frustré par l''absence de choix pour les post-diplômés.
"Quand je demande une solution aux responsables, on me répond : ''Lancez votre propre affaire''. Mais comment faire ? Je n''ai pas d''argent et je veux poursuivre mes études en maths. C''est un choix."
Pour offrir aux étudiants la possibilité de lancer leur propre entreprise, la Banque tunisienne de solidarité (BTS) a lancé le programme Toumouh (Epargne ambitieuse) en mars dernier, et le Centre des entreprises de Sfax lui a emboîté le pas mardi 6 avril. Les étudiants inscrits à ce programme peuvent déposer de l''argent sur un compte d''épargne et demander, une fois leur diplôme obtenu, un prêt de départ à faible intérêt.
Le président de la BTS Amin Hafsaoui a expliqué que la jeunesse tunisienne avait besoin d''un coup de pouce pour démarrer.
"Nous avons remarqué que lorsque les jeunes montent un projet avec de bonnes idées, ils butent systématiquement sur le problème de l''autofinancement", a-t-il expliqué à Magharebia.

"Nous proposons donc un produit qui leur permettra de planifier leur avenir pendant qu''ils sont encore à l''école ou en formation", a-t-il indiqué, ajoutant que le programme Toumouh facilitera la création de nouvelles entreprises.
Ces micro-prêts sont destinés à financer des petites et moyennes entreprises, et les candidats chanceux pourront recevoir jusqu''à 100 000 dinars pour faire démarrer leur projet. La Tunisie a adopté le micro-financement comme un outil de développement économique en 1997, lorsque la Banque de solidarité a été créée pour apporter du capital aux nouveaux entrepreneurs.
Le Centre des entreprises de Sfax a fait du mois d''avril le "Mois des projets de microfinance" pour faire mieux connaître son nouveau projet générateur d''emplois.
Les étudiants tunisiens restent prudemment optimistes quant à savoir si ce nouveau programme pourra bel et bien améliorer leurs perspectives d''emploi.
Amal Moawaya s''est dite déterminée à en apprendre plus sur ce programme, car il concerne son avenir.
Reda Dakhlaoui s''inquiète toujours de savoir comment économiser suffisamment d''argent pour obtenir un prêt. "Tant qu''un étudiant n''a aucun travail, comment pourrait-il économiser, si ce n''est avec l''aide d''une bourse ou de sa famille ?", s''interroge-t-il.
"Je lis des articles sur [ce programme] dans les journaux", a expliqué Ali Maghoubi à Magharebia. "C''est une bonne idée. Au moins, il permet d''envisager son propre projet avant même de terminer ses études."
Mona Yahia ( Magharebia)





Latifa Arfaoui - انشاء الله
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