Les banques du Maghreb ont bien supporté la crise financière mondiale, mais elles ont besoin d''un plus grand accès aux marchés de la région, ont expliqué les responsables du secteur réunis cette semaine à Tunis.
Le Maghreb a besoin d''un espace bancaire et financier unifié, selon de nombreux responsables du secteur qui se sont réunis lundi 12 avril à Tunis.
Les participants à cette rencontre régionale de deux jours ont examiné les défis actuels auxquels sont confrontées les banques du Maghreb, parmi lesquels le renforcement de la concurrence qu''elles se livrent entre elles et celle qui provient des institutions extérieures, au lendemain de la crise financière mondiale.
L''effondrement mondial du crédit n''a pas atteint le secteur bancaire du Maghreb aussi durement que dans d''autres régions, selon les intervenants.
"Les institutions tunisiennes et maghrébines ont connu une situation délicate en 2009 et ont réussi à surmonter la crise et à sauvegarder les emplois", a expliqué le ministre tunisien de l''Industrie Afif Chelbi lors de l''ouverture de cette réunion.
Mais la stabilité n''est pas aussi cruciale que d''avoir "un secteur bancaire fort, en croissance rapide, à même de permettre à l''économie de croître et de créer des emplois", a déclaré mardi Eric Leskar, de l''Institut financier mondial.
Des réunions de ce type ont été organisées par la Banque internationale des finances et la Banque internationale arabe de Tunisie chaque année depuis 2006, dans le but de promouvoir les banques du Maghreb et de les présenter à leurs homologues européennes et américaines. La Tunisie organise fréquemment de telles rencontres favorisant l''unité économique de la région.
Les participants ont parlé de la nécessité d''avoir des banques tunisiennes opérant au Maroc, par exemple, ou des banques algériennes en Libye. Ce type d''activité transnationale est déjà pratiqué par certaines institutions économiques dans les Etats du Maghreb.
"Il existe un certain nombre d''institutions tunisiennes travaillant en Algérie, en Libye et en Mauritanie", a expliqué mardi le président de la banque tunisienne Amen, Ahmed Karam. "Nous aimerions qu''il y ait également des banques, aux côtés de ces institutions."
En dépit d''un marché de 80 millions de personnes au Maghreb, a expliqué Karam, le marché régional n''est pas encore efficace, parce qu''il "manque d''une structure bancaire unifiée".
"Cela ne veut pas dire qu''aucun effort ne soit fait au niveau des banques centrales", a-t-il précisé, ajoutant que "la législation est en cours d''unification, des lois sont coordonnées et des banques sont suivies". Karam a également demandé que toutes les portes du Maghreb s''ouvrent aux banques de la région.
Les participants ont parlé du rôle de la Banque du Maghreb pour l''investissement et le commerce extérieur. Lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l''Union du Maghreb arabe, qui a eu lieu à Tripoli en janvier dernier, un accord a été signé pour lancer cette banque aussi rapidement que possible.
Aux termes de cet accord, la banque aura pour objectif de créer une économie du Maghreb cohérente et de financer des projets agricoles, industriels et autres. Elle travaillera également à garantir des flux de capitaux réguliers, à les utiliser pour des projets rentables et économiquement viables, et à stimuler les échanges commerciaux.
Cette banque apportera également son soutien à des projets conjoints financés par plusieurs Etats du Maghreb, tout en participant parallèlement à la mise en place de sociétés et à l''octroi de prêts.
Mona Yahia ( Magharebia )
Le Maghreb a besoin d''un espace bancaire et financier unifié, selon de nombreux responsables du secteur qui se sont réunis lundi 12 avril à Tunis.
Les participants à cette rencontre régionale de deux jours ont examiné les défis actuels auxquels sont confrontées les banques du Maghreb, parmi lesquels le renforcement de la concurrence qu''elles se livrent entre elles et celle qui provient des institutions extérieures, au lendemain de la crise financière mondiale.
L''effondrement mondial du crédit n''a pas atteint le secteur bancaire du Maghreb aussi durement que dans d''autres régions, selon les intervenants.
"Les institutions tunisiennes et maghrébines ont connu une situation délicate en 2009 et ont réussi à surmonter la crise et à sauvegarder les emplois", a expliqué le ministre tunisien de l''Industrie Afif Chelbi lors de l''ouverture de cette réunion.

Mais la stabilité n''est pas aussi cruciale que d''avoir "un secteur bancaire fort, en croissance rapide, à même de permettre à l''économie de croître et de créer des emplois", a déclaré mardi Eric Leskar, de l''Institut financier mondial.
Des réunions de ce type ont été organisées par la Banque internationale des finances et la Banque internationale arabe de Tunisie chaque année depuis 2006, dans le but de promouvoir les banques du Maghreb et de les présenter à leurs homologues européennes et américaines. La Tunisie organise fréquemment de telles rencontres favorisant l''unité économique de la région.
Les participants ont parlé de la nécessité d''avoir des banques tunisiennes opérant au Maroc, par exemple, ou des banques algériennes en Libye. Ce type d''activité transnationale est déjà pratiqué par certaines institutions économiques dans les Etats du Maghreb.
"Il existe un certain nombre d''institutions tunisiennes travaillant en Algérie, en Libye et en Mauritanie", a expliqué mardi le président de la banque tunisienne Amen, Ahmed Karam. "Nous aimerions qu''il y ait également des banques, aux côtés de ces institutions."
En dépit d''un marché de 80 millions de personnes au Maghreb, a expliqué Karam, le marché régional n''est pas encore efficace, parce qu''il "manque d''une structure bancaire unifiée".
"Cela ne veut pas dire qu''aucun effort ne soit fait au niveau des banques centrales", a-t-il précisé, ajoutant que "la législation est en cours d''unification, des lois sont coordonnées et des banques sont suivies". Karam a également demandé que toutes les portes du Maghreb s''ouvrent aux banques de la région.
Les participants ont parlé du rôle de la Banque du Maghreb pour l''investissement et le commerce extérieur. Lors du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l''Union du Maghreb arabe, qui a eu lieu à Tripoli en janvier dernier, un accord a été signé pour lancer cette banque aussi rapidement que possible.
Aux termes de cet accord, la banque aura pour objectif de créer une économie du Maghreb cohérente et de financer des projets agricoles, industriels et autres. Elle travaillera également à garantir des flux de capitaux réguliers, à les utiliser pour des projets rentables et économiquement viables, et à stimuler les échanges commerciaux.
Cette banque apportera également son soutien à des projets conjoints financés par plusieurs Etats du Maghreb, tout en participant parallèlement à la mise en place de sociétés et à l''octroi de prêts.
Mona Yahia ( Magharebia )





Latifa Arfaoui - انشاء الله
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