Les dirigeants du monde arabe doivent surmonter leurs différends politiques et traiter en priorité les questions de sécurité en Afrique, expliquent les analystes à la veille du premier sommet de la Ligue arabe organisé en Libye, les 27 et 28 mars, à Syrte.
"Il est évident que la question de la sécurité sur le continent africain aura la priorité sur les autres questions qui seront discutées lors de ce sommet, notamment depuis que le Maghreb est devenu le terreau du terrorisme le plus dangereux, qui se répand dans le désert saharien et en Somalie", a expliqué le député tunisien Adel Alchaouch.
Les ministres arabes ont mis la dernière touche au programme de la réunion, mardi. Les sujets vont de la définition d'une position arabe commune et des mesures pratiques au désarmement nucléaire au Moyen Orient, à l'utilisation du nucléaire à des fins pacifiques et aux sources d'énergie alternatives et renouvelables, en passant par la coopération avec l'Afrique, l'Europe, la Russie, la Turquie et l'Amérique du Sud.
Les dirigeants envisagent également de discuter des résolutions concernant les récents développements post-électoraux en Irak, et de "l'importance du soutien aux efforts irakiens pour parvenir à la sécurité, à la stabilité et au développement."
Mais des conflits politiques menacent d'entraver les discussions sur la sécurité, selon Ghassan Alkosaibi, journaliste à Alshaab.
"Je n'attends pas beaucoup de choses de ce sommet arabe, où les dirigeants arabes affichent leurs désaccords constants", explique-t-il. "Il ne faut pas rêver à des résultats concrets résultant de tels sommets, qui n'intéressent que peu la population arabe par suite du fossé existant entre elle et les gouvernements."
"J'ai peur que ce qui ressorte de ce sommet, ce soit une guerre des mots et des insultes", a-t-il ajouté.
Les Etats arabes doivent travailler ensemble pour contrer la menace du terrorisme international. Comme l'explique le député tunisien Chaouch : "Jour après jour, l'Organisation al-Qaida se développe au Maghreb islamique. Je ne crois pas que les pays de la région soient capables de lutter seuls contre cette pieuvre tentaculaire."
“Pour cela, il faut un effort international conjoint… Le désert du Sahara est grand, et les pays de la région ont besoin d'aide et de coordination avec les grandes puissances pour combattre l'extrémisme et les menaces de violence", a-t-il ajouté.
Sa compatriote tunisienne Rawda Alsaybi, elle aussi députée, appelle à "une intervention urgente pour stopper l''hémorragie".
"Tous les pays sans exception doivent être impliqués, y compris l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique", a-t-elle déclaré.
"L'intervention de l'AFRICOM est essentielle", a ajouté Mme Alsaybi, notant toutefois qu'une telle action doit intervenir en réponse à une demande de la part des gouvernements de la région.
"Les peuples de la région ne sont plus aussi soupçonneux envers l'actuelle administration américaine que ce qu'ils l'étaient par le passé”, a ajouté la députée.
Les pays hors d'Afrique peuvent ne pas réellement percevoir l'urgence des questions concernant la sécurité du continent, a expliqué un spécialiste du Maghreb, Nasreddine Ben Hadeed.
"La question sécuritaire sur le continent africain n'est qu'un cauchemar et une affaire urgente pour les pays arabes africains", a-t-il expliqué. "Nous pouvons être certains que cela ne préoccupe pas tous les pays arabes."
De nombreux gouvernements n'acceptent l'aide étrangère que par intérêt personnel, affirme-t-il.
"[Ils] acceptent l'aide étrangère par crainte de l'Occident, pour que celui-ci passe sous silence la question des atteintes aux droits de l'Homme, et pour collecter des matériels et des fonds en soutien aux systèmes de sécurité destinés à protéger le gouvernement lui-même", a ajouté Ben Hadeed.
L'intérêt propre des gouvernements pourrait également plomber la coopération lors de ce sommet, souligne le politologue d'Alwahda Mohammed Bououd.
De plus, pour l'analyste Fathi Alcharaondi, "la pile des sujets brûlants ne fait que croître".
"Bien que je n'attende pas grand-chose du fait des alliances existantes entre certaines parties arabes, et de leurs obligations internationales, il existe au moins une lueur d'espoir que ce sommet permettra de rompre la glace et l'impasse dans les relations interarabes — au premier rang desquelles les relations entre Tripoli et Beyrouth, et, comme l'écrit l'un de ces journalistes immatures, la 'guerre virtuelle' entre l'Egypte... et l'Algérie".
Les nations arabes ne peuvent plus différer leurs efforts de lutte contre le terrorisme international, explique Alchaouch.
"Nous ne devons pas répéter le sort du Yémen, et attendre que nous perdions tout contrôle sur l'un des pays arabes voisins, que ce soit en Afrique du Nord ou ailleurs, pour supporter les conséquences désastreuses résultant du soutien à al-Qaida", a-t-il ajouté.
"Ils sont toujours à la recherche d'endroits pour cultiver le terrorisme et le diffuser à l'étranger."
Jamel Arfaoui (Magharebia)
"Il est évident que la question de la sécurité sur le continent africain aura la priorité sur les autres questions qui seront discutées lors de ce sommet, notamment depuis que le Maghreb est devenu le terreau du terrorisme le plus dangereux, qui se répand dans le désert saharien et en Somalie", a expliqué le député tunisien Adel Alchaouch.
Les ministres arabes ont mis la dernière touche au programme de la réunion, mardi. Les sujets vont de la définition d'une position arabe commune et des mesures pratiques au désarmement nucléaire au Moyen Orient, à l'utilisation du nucléaire à des fins pacifiques et aux sources d'énergie alternatives et renouvelables, en passant par la coopération avec l'Afrique, l'Europe, la Russie, la Turquie et l'Amérique du Sud.
Les dirigeants envisagent également de discuter des résolutions concernant les récents développements post-électoraux en Irak, et de "l'importance du soutien aux efforts irakiens pour parvenir à la sécurité, à la stabilité et au développement."
Mais des conflits politiques menacent d'entraver les discussions sur la sécurité, selon Ghassan Alkosaibi, journaliste à Alshaab.
"Je n'attends pas beaucoup de choses de ce sommet arabe, où les dirigeants arabes affichent leurs désaccords constants", explique-t-il. "Il ne faut pas rêver à des résultats concrets résultant de tels sommets, qui n'intéressent que peu la population arabe par suite du fossé existant entre elle et les gouvernements."

"J'ai peur que ce qui ressorte de ce sommet, ce soit une guerre des mots et des insultes", a-t-il ajouté.
Les Etats arabes doivent travailler ensemble pour contrer la menace du terrorisme international. Comme l'explique le député tunisien Chaouch : "Jour après jour, l'Organisation al-Qaida se développe au Maghreb islamique. Je ne crois pas que les pays de la région soient capables de lutter seuls contre cette pieuvre tentaculaire."
“Pour cela, il faut un effort international conjoint… Le désert du Sahara est grand, et les pays de la région ont besoin d'aide et de coordination avec les grandes puissances pour combattre l'extrémisme et les menaces de violence", a-t-il ajouté.
Sa compatriote tunisienne Rawda Alsaybi, elle aussi députée, appelle à "une intervention urgente pour stopper l''hémorragie".
"Tous les pays sans exception doivent être impliqués, y compris l'Europe et les Etats-Unis d'Amérique", a-t-elle déclaré.
"L'intervention de l'AFRICOM est essentielle", a ajouté Mme Alsaybi, notant toutefois qu'une telle action doit intervenir en réponse à une demande de la part des gouvernements de la région.
"Les peuples de la région ne sont plus aussi soupçonneux envers l'actuelle administration américaine que ce qu'ils l'étaient par le passé”, a ajouté la députée.
Les pays hors d'Afrique peuvent ne pas réellement percevoir l'urgence des questions concernant la sécurité du continent, a expliqué un spécialiste du Maghreb, Nasreddine Ben Hadeed.
"La question sécuritaire sur le continent africain n'est qu'un cauchemar et une affaire urgente pour les pays arabes africains", a-t-il expliqué. "Nous pouvons être certains que cela ne préoccupe pas tous les pays arabes."
De nombreux gouvernements n'acceptent l'aide étrangère que par intérêt personnel, affirme-t-il.
"[Ils] acceptent l'aide étrangère par crainte de l'Occident, pour que celui-ci passe sous silence la question des atteintes aux droits de l'Homme, et pour collecter des matériels et des fonds en soutien aux systèmes de sécurité destinés à protéger le gouvernement lui-même", a ajouté Ben Hadeed.
L'intérêt propre des gouvernements pourrait également plomber la coopération lors de ce sommet, souligne le politologue d'Alwahda Mohammed Bououd.
De plus, pour l'analyste Fathi Alcharaondi, "la pile des sujets brûlants ne fait que croître".
"Bien que je n'attende pas grand-chose du fait des alliances existantes entre certaines parties arabes, et de leurs obligations internationales, il existe au moins une lueur d'espoir que ce sommet permettra de rompre la glace et l'impasse dans les relations interarabes — au premier rang desquelles les relations entre Tripoli et Beyrouth, et, comme l'écrit l'un de ces journalistes immatures, la 'guerre virtuelle' entre l'Egypte... et l'Algérie".
Les nations arabes ne peuvent plus différer leurs efforts de lutte contre le terrorisme international, explique Alchaouch.
"Nous ne devons pas répéter le sort du Yémen, et attendre que nous perdions tout contrôle sur l'un des pays arabes voisins, que ce soit en Afrique du Nord ou ailleurs, pour supporter les conséquences désastreuses résultant du soutien à al-Qaida", a-t-il ajouté.
"Ils sont toujours à la recherche d'endroits pour cultiver le terrorisme et le diffuser à l'étranger."
Jamel Arfaoui (Magharebia)





Sherine - شيرين
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