Les 27 Etats membres de l’Union Européenne ont approuvé la proposition de la Commission européenne pour l’interdiction du commerce international du thon rouge. Du 13 au 25 mars, les membres de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d'extinction (CITES
) se regroupent à Doha et c’est au cours de cette conférence que sera décidé si oui ou non le commerce international du thon rouge sera stoppé.
Aux côtés de l’Union Européenne, d’autres pays comme les Etats-Unis, Monaco ou la Suisse soutiennent aussi l’inscription du thon rouge à l’Annexe 1
.
Principal opposant à cette mesure, le Japon (qui consomme 80% des prises mondiales) pratique un lobbying intense. La délégation japonaise organise notamment des rencontres avec des pays africains. L’archipel nippon peut compter sur le soutien de la Tunisie, de la Chine et de plusieurs autres pays asiatiques. Une majorité des deux-tiers sera nécessaire pour que la résolution soit adoptée.
Khaled Zahlan le délégué tunisien à cette conférence a annoncé à l’AFP son opposition à toute inscription du thon à la CITES "ce n'est pas l'affaire de la CITES, mais celle de l'ICCAT" (La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique)
Faute d'accord probable jeudi, la CITES devrait désigner un groupe de travail chargé d'amender la proposition monégasque.
L'Australie milite déjà pour une inscription à l’Annexe II
, qui autoriserait un commerce régulé. La délivrance de quotas de pêche reviendrait alors à l'ICCAT (La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique) et maintiendrait par conséquent le statu quo, s'inquiète Monaco.
Sur son site, le ministre australien de l'Environnement Peter Garrett fait valoir que l'Annexe I "autoriserait les pays à pêcher pour eux-mêmes et n'empêcherait pas l'UE, considérée comme une seule entité, de continuer de commercer entre ses membres".
50 bateaux de pêche au thon sont recensés à l’échelle
nationale, la production, toutes espèces confondues, varie entre 4.000 et 4.500 t par an, dont environ 2.500 t de thon rouge (Thunnus thynnus).
La Tunisie a été l’un des rares pays de la côte sud de la Méditerrannée à s’être investi dans l’engraissement du thon. Cette option permet d’améliorer la qualité du thon pêché en augmentant, notamment, sa teneur en lipides. C’est aussi une option qui permet une augmentation de la quantité variant entre 20 et 30%.
Ce développement a abouti à l’anéantissement des méthodes classiques de pêche au thon et notamment la disparition des madragues.
La pêche au thon est une source en devises assurée, à hauteur de 45 et 50 millions de dinars chaque année.
Selon le site de la FAO, la population maritime totale reliée directement ou indirectement au secteur de la pêche a été estimée à 100 000 dont environ 53 538 pêcheurs. Ces derniers se distribuent par type de pêche, comme suit :
- 36 075 pêcheurs pratiquent la pêche côtière artisanale ;
- 6 390 pêcheurs s’adonnent à la pêche au chalut ;
- 4 955 pêcheurs pratiquent la pêche au lamparo pour le petit pélagique ;
- 923 pêcheurs à bord de thoniers travaillent dans les madragues ;
- 5 195 pêcheurs dans les pêches lagunaires et à pied.
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Cette espèce est pêchée dans les trois océans, dans l'hémisphère sud. Les prises autorisées s'élèvent à 11 810 tonnes par an. Cela concerne surtout les pêcheries japonaises et australiennes6.
Le 9 septembre 2009, la Commission européenne propose au pays de l’UE de soutenir une interdiction mondiale de son commerce, en demandant l'inscription du thon rouge de l'Atlantique sur l'annexe I de la CITES (à l'initiative de Monaco). La position de l'UE sera réexaminée avant la réunion de la CITES en mars 2010 pour tenir compte des données scientifiques les plus récentes ainsi que des décisions adoptées lors de la réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) qui s'est tenue en novembre 2009.
Début 2010, la France a pris officiellement position pour l'interdiction du commerce international du thon rouge de Méditerranée (Thunnus thynnus) (mise en Annexe 1
de la CITES), mais en demandant un délai de 18 mois pour la mise oeuvre de cette mesure (maintien de la pêche "côtière" avec 10% des quotas de pêche durant 18 mois). Greenpeace et d'autres ONG environnementale estiment de leur côté ce délai trop long, car selon les évaluations du comité scientifique de l'ICCAT, il ne reste aujourd'hui que moins de 15% de la population d'origine, ce qui met l'espèce en position très critique, ne serait-ce que du point de vue de l'effondrement de sa diversité génétique (facteur de résilience écologiquesi l'on souhaite une reconstitution rapide des populations). Selon le WWF, qui dénonce une surpêche massive aggravées par les activités illégales, le thon rouge pourrait disparaître de la Méditerranée d'ici 2012.
Malgré les pressions du Japon, à Genève, le 5 février 2010, la CITES (chargée pour l'ONU de la gestion de la commercialisation ou interdiction de commercialisation des espèces en danger), s'est finalement dite favorable à une interdiction générale du commerce de thon rouge ; cette proposition devant être étudiée lors de son Assemblée de mars 2010 et confirmée dès la réunion des 175 Etats membres de l'organisation du 13 au 25 mars 2010 à Doha. (Wikipedia)
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) se regroupent à Doha et c’est au cours de cette conférence que sera décidé si oui ou non le commerce international du thon rouge sera stoppé. Aux côtés de l’Union Européenne, d’autres pays comme les Etats-Unis, Monaco ou la Suisse soutiennent aussi l’inscription du thon rouge à l’Annexe 1
.Principal opposant à cette mesure, le Japon (qui consomme 80% des prises mondiales) pratique un lobbying intense. La délégation japonaise organise notamment des rencontres avec des pays africains. L’archipel nippon peut compter sur le soutien de la Tunisie, de la Chine et de plusieurs autres pays asiatiques. Une majorité des deux-tiers sera nécessaire pour que la résolution soit adoptée.
Khaled Zahlan le délégué tunisien à cette conférence a annoncé à l’AFP son opposition à toute inscription du thon à la CITES "ce n'est pas l'affaire de la CITES, mais celle de l'ICCAT" (La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique)
Faute d'accord probable jeudi, la CITES devrait désigner un groupe de travail chargé d'amender la proposition monégasque.
L'Australie milite déjà pour une inscription à l’Annexe II
, qui autoriserait un commerce régulé. La délivrance de quotas de pêche reviendrait alors à l'ICCAT (La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique) et maintiendrait par conséquent le statu quo, s'inquiète Monaco.Sur son site, le ministre australien de l'Environnement Peter Garrett fait valoir que l'Annexe I "autoriserait les pays à pêcher pour eux-mêmes et n'empêcherait pas l'UE, considérée comme une seule entité, de continuer de commercer entre ses membres".
La pêche du Thon en Tunisie
50 bateaux de pêche au thon sont recensés à l’échelle
nationale, la production, toutes espèces confondues, varie entre 4.000 et 4.500 t par an, dont environ 2.500 t de thon rouge (Thunnus thynnus). La Tunisie a été l’un des rares pays de la côte sud de la Méditerrannée à s’être investi dans l’engraissement du thon. Cette option permet d’améliorer la qualité du thon pêché en augmentant, notamment, sa teneur en lipides. C’est aussi une option qui permet une augmentation de la quantité variant entre 20 et 30%.
Ce développement a abouti à l’anéantissement des méthodes classiques de pêche au thon et notamment la disparition des madragues.
La pêche au thon est une source en devises assurée, à hauteur de 45 et 50 millions de dinars chaque année.
Selon le site de la FAO, la population maritime totale reliée directement ou indirectement au secteur de la pêche a été estimée à 100 000 dont environ 53 538 pêcheurs. Ces derniers se distribuent par type de pêche, comme suit :
- 36 075 pêcheurs pratiquent la pêche côtière artisanale ;
- 6 390 pêcheurs s’adonnent à la pêche au chalut ;
- 4 955 pêcheurs pratiquent la pêche au lamparo pour le petit pélagique ;
- 923 pêcheurs à bord de thoniers travaillent dans les madragues ;
- 5 195 pêcheurs dans les pêches lagunaires et à pied.
MKM
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Stock de Thon Rouge
Cette espèce est pêchée dans les trois océans, dans l'hémisphère sud. Les prises autorisées s'élèvent à 11 810 tonnes par an. Cela concerne surtout les pêcheries japonaises et australiennes6.
Le 9 septembre 2009, la Commission européenne propose au pays de l’UE de soutenir une interdiction mondiale de son commerce, en demandant l'inscription du thon rouge de l'Atlantique sur l'annexe I de la CITES (à l'initiative de Monaco). La position de l'UE sera réexaminée avant la réunion de la CITES en mars 2010 pour tenir compte des données scientifiques les plus récentes ainsi que des décisions adoptées lors de la réunion annuelle de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l'Atlantique (CICTA) qui s'est tenue en novembre 2009.
Début 2010, la France a pris officiellement position pour l'interdiction du commerce international du thon rouge de Méditerranée (Thunnus thynnus) (mise en Annexe 1
de la CITES), mais en demandant un délai de 18 mois pour la mise oeuvre de cette mesure (maintien de la pêche "côtière" avec 10% des quotas de pêche durant 18 mois). Greenpeace et d'autres ONG environnementale estiment de leur côté ce délai trop long, car selon les évaluations du comité scientifique de l'ICCAT, il ne reste aujourd'hui que moins de 15% de la population d'origine, ce qui met l'espèce en position très critique, ne serait-ce que du point de vue de l'effondrement de sa diversité génétique (facteur de résilience écologiquesi l'on souhaite une reconstitution rapide des populations). Selon le WWF, qui dénonce une surpêche massive aggravées par les activités illégales, le thon rouge pourrait disparaître de la Méditerranée d'ici 2012.Malgré les pressions du Japon, à Genève, le 5 février 2010, la CITES (chargée pour l'ONU de la gestion de la commercialisation ou interdiction de commercialisation des espèces en danger), s'est finalement dite favorable à une interdiction générale du commerce de thon rouge ; cette proposition devant être étudiée lors de son Assemblée de mars 2010 et confirmée dès la réunion des 175 Etats membres de l'organisation du 13 au 25 mars 2010 à Doha. (Wikipedia)
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