Bus et éprouvés (Par Hatem Belhaj)



Avec la rentrée scolaire, les problèmes des
bus ressurgissent dans le quotidien des Tunisiens.


Au départ, un coup de fil d'une lectrice qui me

reproche le fait de ne plus parler des bus dans mes
chroniques. Pourtant, il m'arrive de prendre «el kar »
comme chacun mais de moins en moins, c'est vrai, car
les bus sont si stressants.

Les quartiers, les voyageurs, les lignes se
multiplient. Le nombre de bus ne suit pas l'équation.

Tunis est condamnée à élargir son réseau de métro,
peut-être en créant de grandes stations de
correspondance et en lançant des lignes jusque dans
les quartiers surpeuplés (Raoued, Douar Hicher,
Chebaou, Ezzouhour, etc).

L'expérience a montré que le TGM depuis le temps
qu'il existe a rendu d'énormes services aux
banlieusards. Imaginez s'il fallait rentrer en bus au
Kram, à la Goulette ou à Sidi Bou Said.

Revenons aux bus. Il semble que l'organisation
souffre au sein de la SNT. Un jour, un ami m'a avoué
qu'il préfère rentrer chez lui aux heures de pointe
car après 19h30, les bus deviennent rares. Il risque
de passer la soirée à la belle étoile dans une
station.
Si la fréquentation des bus reste « normale »
jusqu'à 21h30, j'imagine que bon nombre de personnes
(surtout les célibataires) peuvent traîner un peu plus
le pas jusqu'à ce que l'heure de pointe se tasse.

Il faudrait aussi créer des correspondances. Par
exemple, pour aller à Raoued, on pourra prendre un bus
jusqu'à l'Ariana et puis un autre pour Raoued mais
avec le même billet. C'est vrai que les
correspondances métro-bus existent déjà mais pour
changer de bus, il faut un nouveau ticket. L'affaire
n'est plus rentable.
Et puis, il faut lancer un appel pressant aux
responsables de la SNT pour qu'ils sensibilisent leurs
chauffeurs. Certains s'arrêtent n'importe comment,
d'autres sautent des stations et il y en a qui roulent
aveuglément.
Avec son gabarit, le bus est dangereux à conduire.
Surtout aux heures de pointe.

Hatem Belhaj

le temps



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