Toutes les études le démontrent, le tabagisme est à l'origine d'un grand nombre de maladies graves, dont notamment l'artériosclérose, état pathologique caractérisé par un épaississement et un rétrécissement de la paroi interne des artères : «Le tabagisme est également la principale cause du cancer des poumons et de la bronchite chronique aigüe, de l'emphysème, de maladies cardiovasculaires, des artérites et de l'asthme de l'enfant», révèle Dr Hassine. Et de poursuivre : «Le tabac est un facteur aggravant pour d'autres maladies telles que les insuffisances hépatiques, et l'asthme et les infections respiratoires».
Certaines toxines existant dans le tabac, telles que la nicotine, sont responsables de la dépendance. D'autres comme les goudrons contiennent des substances cancérigènes. Le monoxyde de carbone est l'ennemi n°1 de la paroi des vaisseaux
Notre société, poursuit-il, est une société de fumeurs; 60% de la population consomment la cigarette. Chez les femmes, ce pourcentage est de 30 à 35%, fait observer le tabacologue.
Le tabagisme passif chez l'enfant entraîne des malformations organiques, nous fait encore savoir le spécialiste. Tous ces méfaits rendent nécessaire le sevrage. Le sevrage tabagique peut provoquer des troubles, plutôt bénins mais gênants, du genre céphalées, nervosité, nausée, tendance à la somnolence, nous explique Dr Hassine.
La dépendance à la nicotine est à la fois physique et psychique. C'est donc sur ces deux fronts que la bataille pour le sevrage doit être menée.

Qu'en est-il des techniques de sevrage ? Le Dr Hassine est formel : il existe plusieurs types de sevrage. Tout d'abord, le sevrage spontané, sans aide médicale, ensuite, la thérapie collective, assistée par un tabacologue, des séances de thérapie de groupe sont organisées pour faire le travail psychologique de désaccoutumance. Les malades parleront de leur expérience, de leurs angoisses et de leur disposition à arrêter de fumer. Le plan de 5 jours est la première thérapie de groupe, les fumeurs sont encadrés et conseillés par un médecin et un psychologue, avec des conseils hygiénodiétitiques. On développe une thérapie gestuelle en essayant de changer la psychologie du fumeur.
La thérapie individuelle est basée, elle, sur une consultation motivationnelle. «Nous évaluons le degré de dépendance à la nicotine afin de prescrire le patch adéquat. Le patch a le mérite d'éviter à l'intoxiqué la sensation de manque», indique le tabacologue.
Il existe aussi, parmi les techniques de sevrage, la thérapie cognitivo-comportementale : «Elle consiste à modifier le comportement du fumeur qui concevait toutes ses actions avec la cigarette», explique le spécialiste.
Les consultations sont spécialisées et personnalisées. D'autres thérapies, telles que l'acupuncture et l'auriculothérapie, existent aussi en Tunisie.
«Les approches comportementales et cognitives ainsi que les techniques de substituts à la nicotine sont considérées comme les méthodes les plus efficaces», révèle Dr Hassine.
Notre spécialiste reconnaît que la législation en matière de lutte antitabac n'est pas rigoureuse. «Il faut une législation qui entoure le phénomène tabagique au niveau du contrôle sanitaire (du fumeur), des prix et du marché ainsi que du respect des interdictions. Il faut en outre, précise le Dr Hassine, améliorer le niveau d'éducation sanitaire et l'hygiène respiratoire : le droit à l'air pur ! Il doit y avoir une structure, sous forme de réseaux, au sein de laquelle doit être organisée la lutte antitabac», conclut le spécialiste.
lapresse.tn
Certaines toxines existant dans le tabac, telles que la nicotine, sont responsables de la dépendance. D'autres comme les goudrons contiennent des substances cancérigènes. Le monoxyde de carbone est l'ennemi n°1 de la paroi des vaisseaux
Notre société, poursuit-il, est une société de fumeurs; 60% de la population consomment la cigarette. Chez les femmes, ce pourcentage est de 30 à 35%, fait observer le tabacologue.
Le tabagisme passif chez l'enfant entraîne des malformations organiques, nous fait encore savoir le spécialiste. Tous ces méfaits rendent nécessaire le sevrage. Le sevrage tabagique peut provoquer des troubles, plutôt bénins mais gênants, du genre céphalées, nervosité, nausée, tendance à la somnolence, nous explique Dr Hassine.
La dépendance à la nicotine est à la fois physique et psychique. C'est donc sur ces deux fronts que la bataille pour le sevrage doit être menée.

Qu'en est-il des techniques de sevrage ? Le Dr Hassine est formel : il existe plusieurs types de sevrage. Tout d'abord, le sevrage spontané, sans aide médicale, ensuite, la thérapie collective, assistée par un tabacologue, des séances de thérapie de groupe sont organisées pour faire le travail psychologique de désaccoutumance. Les malades parleront de leur expérience, de leurs angoisses et de leur disposition à arrêter de fumer. Le plan de 5 jours est la première thérapie de groupe, les fumeurs sont encadrés et conseillés par un médecin et un psychologue, avec des conseils hygiénodiétitiques. On développe une thérapie gestuelle en essayant de changer la psychologie du fumeur.
La thérapie individuelle est basée, elle, sur une consultation motivationnelle. «Nous évaluons le degré de dépendance à la nicotine afin de prescrire le patch adéquat. Le patch a le mérite d'éviter à l'intoxiqué la sensation de manque», indique le tabacologue.
Il existe aussi, parmi les techniques de sevrage, la thérapie cognitivo-comportementale : «Elle consiste à modifier le comportement du fumeur qui concevait toutes ses actions avec la cigarette», explique le spécialiste.
Les consultations sont spécialisées et personnalisées. D'autres thérapies, telles que l'acupuncture et l'auriculothérapie, existent aussi en Tunisie.
«Les approches comportementales et cognitives ainsi que les techniques de substituts à la nicotine sont considérées comme les méthodes les plus efficaces», révèle Dr Hassine.
Notre spécialiste reconnaît que la législation en matière de lutte antitabac n'est pas rigoureuse. «Il faut une législation qui entoure le phénomène tabagique au niveau du contrôle sanitaire (du fumeur), des prix et du marché ainsi que du respect des interdictions. Il faut en outre, précise le Dr Hassine, améliorer le niveau d'éducation sanitaire et l'hygiène respiratoire : le droit à l'air pur ! Il doit y avoir une structure, sous forme de réseaux, au sein de laquelle doit être organisée la lutte antitabac», conclut le spécialiste.
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Abdelhalim Hafed - موعود
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