Le succès de l'opération ordinateur familial dans sa première édition a fait le bonheur des familles à revenu moyen qui ont pu, surtout un grand nombre parmi elles, s'acheter cet outil moderne de la connaissance. Elle a été aussi une aubaine pour les industriels tunisiens opérant dans ce domaine surtout que l’affaire leur a permis de consolider leurs assises, de rivaliser avec les grandes marques et de trouver un marché assez important.
Selon les chiffres oolithiques, 48% des ordinateurs vendus en Tunisie sont fabriqués localement ce qui a engendré une valeur ajoutée assez substantielle et une industrie employant une main d’œuvre tunisienne qualifiée.
En application des décisions prises lors du Conseil ministériel du 17 décembre 2004 les pouvoirs publics viennent de lancer un appel d’offres pour l’ordinateur familial dans sa
seconde version et dont l’objectif est d’atteindre les deux millions d’ordinateurs au cours des cinq prochaines années.
Si la première version du PC familial misait sur 10.000 unités par an avec la possibilité du financement par la BTS pour les familles dont le revenu ne dépasse pas quatre fois le SMIG, les ambitions de l’actuelle version sont plus grandes. Le quota est porté à 20.000 unités par an alors que l’opportunité de financement par la B.T.S. est portée à six fois le SMIG. En outre, 5.000 PC offerts par l’Etat aux familles nécessiteuses.
A première vue, cela présente une nouvelle opportunité pour le secteur. Mais, là où le bât blesse, c’est l’autorisation accordée aux géants de l’industrie mondiale des PC de participer à l’appel d’offres.
Certes, l’initiative ne peut que profiter au consommateur. Mais, cela risque de porter un coup sévère à notre industrie naissante des ordinateurs surtout que les prix sont fixes et identiques pour tous les soumissionnaires alors que pour la première version, les société tunisiennes ont joué la concurrence à fond avec des PC 10 à 15% moins chers.
Il est certain que, dans cette soumission, la Tunisie ne fait qu’appliquer les directives de l’Organisation Mondiale du Commerce dans un domaine ouvert à la concurrence. Toutefois, il est judicieux d’instituer des clauses pour la protection d’une industrie naissante et par là même protéger les sociétés locales d’une concurrence qui pourrait leur être fatale. Les U.S.A. envisagent d’appliquer « La clause de sauvegarde » pour protéger le textile américain face à l’afflux des produits chinois. L’Europe, pour sa part, cherche aussi à trouver la parade dans le même domaine.
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Selon les chiffres oolithiques, 48% des ordinateurs vendus en Tunisie sont fabriqués localement ce qui a engendré une valeur ajoutée assez substantielle et une industrie employant une main d’œuvre tunisienne qualifiée.
En application des décisions prises lors du Conseil ministériel du 17 décembre 2004 les pouvoirs publics viennent de lancer un appel d’offres pour l’ordinateur familial dans sa
seconde version et dont l’objectif est d’atteindre les deux millions d’ordinateurs au cours des cinq prochaines années.Si la première version du PC familial misait sur 10.000 unités par an avec la possibilité du financement par la BTS pour les familles dont le revenu ne dépasse pas quatre fois le SMIG, les ambitions de l’actuelle version sont plus grandes. Le quota est porté à 20.000 unités par an alors que l’opportunité de financement par la B.T.S. est portée à six fois le SMIG. En outre, 5.000 PC offerts par l’Etat aux familles nécessiteuses.
A première vue, cela présente une nouvelle opportunité pour le secteur. Mais, là où le bât blesse, c’est l’autorisation accordée aux géants de l’industrie mondiale des PC de participer à l’appel d’offres.
Certes, l’initiative ne peut que profiter au consommateur. Mais, cela risque de porter un coup sévère à notre industrie naissante des ordinateurs surtout que les prix sont fixes et identiques pour tous les soumissionnaires alors que pour la première version, les société tunisiennes ont joué la concurrence à fond avec des PC 10 à 15% moins chers.
Il est certain que, dans cette soumission, la Tunisie ne fait qu’appliquer les directives de l’Organisation Mondiale du Commerce dans un domaine ouvert à la concurrence. Toutefois, il est judicieux d’instituer des clauses pour la protection d’une industrie naissante et par là même protéger les sociétés locales d’une concurrence qui pourrait leur être fatale. Les U.S.A. envisagent d’appliquer « La clause de sauvegarde » pour protéger le textile américain face à l’afflux des produits chinois. L’Europe, pour sa part, cherche aussi à trouver la parade dans le même domaine.
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Abdelhalim Hafed - موعود
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