Désastre à Abou Ghraib : Un témoignage poignant



Il est toujours intéressant qu'un livre ou encore une œuvre littéraire sache tourner le dos à l'ordinaire. Car, généralement, les auteurs orientent leurs travaux vers l’imaginaire et la fiction… Ce n’est pas le cas du livre Désastre à Abou Ghraib, de Hmida Ben Romdhane.

Toujours témoin fidèle et attentif de l’actualité internationale,en sa qualité de chef du service politique internationale du journal La Presse, l’auteur se concentre sur l’inextricable imbroglio irakien pour espérer apporter des réponses aux multiples interrogations qui ont entouré ce drame international. Un drame sur lequel se pencheront sans doute les historiens en tant que symbole d’abus absolu du fort sur le faible, de l’occupant sur l’occupé.

L’auteur qui, du temps de Saddam avait inspecté Abou Ghraib avec le Comité international de la Croix-Rouge, pense d’ailleurs que c’est au nom de cette «liberté promise» que les soldats américains se sont permis «d’entasser les prisonniers par milliers dans des centres de détention disséminés à travers tout le territoire irakien, dont Abou Ghraib». Avec tous les abus que l’on sait.

Pour Hmida Ben Romdhane, ce qui s’est passé dans ce lieu de détention est d’autant plus «désastreux» que la responsabilité ne se limite pas à de simples sergents, comme l’on prétend ici et là, mais remonte plus loin pour impliquer directement ou indirectement des personnes haut placées, des décideurs de la politique américaine.




Plus de détails : La Presse


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