Airbus A380 : fruit des avancées technologiques



L'Airbus A380 surprenant par sa taille, effectue aujourd'hui son premier vol d'essai à Toulouse France. Cet appareil sera le plus gros avion de ligne du monde (entre 555 et quelque 800 personnes) lorsqu'il entrera en service en 2006.

Le projet de l'Airbus A380 a été l'occasion pour de nombreux laboratoires et universités de réaliser de véritables prouesses dans la recherche technologique avec comme but final de diminuer le poids de l'avion tout en lui assurant une sécurité maximale et le plus grand respect de l'environnement. Les recherches ont porté en particulier sur :

• Les matériaux composites comme :

o le glare en fibres de verre et d'aluminium de l'université de Delft.


o un composite conducteur, intégrant un grillage de bronze permettant de canaliser la foudre et assurant l'ininflammabilité du kérosène stocké à l'intérieur de l'aile.


• Les matériaux à mémoire de forme, pour les panneaux de soute, capables de reprendre seuls leur forme initiale, après un coup.


• les matériaux « intelligents », munis de capteurs intégrés pour mesurer la pression ou la température.


• Les fibres de carbone utilisées :

o pour le caisson central de voilure, qui réalise la jonction des deux ailes entre elles. Il s'agit de fibres de carbone de module intermédiaire, offrant une résistance à la traction supérieure à celle des fibres standard, et permettant de réaliser un gain de poids évalué à 1,5 tonne.

o pour les capots moteur eux aussi réalisés en carbone monolithique.


• La peinture hydrosoluble (ou peinture à l'eau) donc sans solvant (1 micromètre d'épaisseur représente 70 kg de peinture). Elle est allégée, mais contient toujours du chrome, le seul moyen d'éviter la corrosion de l'aluminium. Elle est due aux recherches du laboratoire de physique des polymères de l'Université de Toulouse.





Poste de pilotage

• Avionique : L'A380 reprend le principe des commandes de vol électriques et du contrôle actif généralisé (CAG) commandé par minimanche latéral mais le concept est ici poussé encore plus loin :

o les commandes mécaniques de secours disparaissent car elles se sont révélées inutiles sur les avions précédents. De plus, l'avion ne dispose plus de trois circuits hydrauliques comme ses prédécesseurs mais de deux seulement. La redondance nécessaire est assurée par des circuits électriques alimentant des actuateurs mixtes.

o Les calculateurs non critiques deviennent des applications qui se partagent des ressources matérielles génériques. Les différents calculateurs communiquent entre eux via un réseau Ethernet commuté, appelé AFDX.

o Enfin, avec l'A380, un dispositif de pointage informatique (analogue à la souris) fait son apparition sous forme de trackball dans les cockpits et permet aux pilotes de construire leur plan de vol en cliquant les balises, et de naviguer directement dans les différents menus.



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