Le Tunisien consomme 180 kg de céréales par an contre une cinquantaine de grammes de papier (livres, journaux et magazines) tandis que la moyenne pour les pays développés avoisine les cinq cents grammes de papier par an. Pas besoin d’être un mage pour le deviner, le Tunisien lit peu. Selon la Pyramide des besoins élaborée par le béhavioriste Abraham Maslow en 1943, à la base se trouve tout ce qui est essentiel à la vie comme la nourriture, l’eau et le confort
matériel. Toutefois, la culture qui caracole au sommet de cette pyramide permettrait à l’homme le développement de ses connaissances, la promotion de son épanouissement et lui procurerait un sentiment d’accomplissement de soi.
De ce fait, la consommation du papier qui est un indice de développement humain permet de savoir si un peuple lit et produit des livres. Malheureusement, malgré les performances de la Tunisie en matière de développement humain qui lui ont valu la reconnaissance des plus prestigieuses instances de notation et de rating, cet indicateur demeure encore faible et pour notre pays et pour le reste du monde arabe. En effet, le monde arabe ne produit que 1% de la production mondiale du livre. Pis encore, 18 % de cette production est consacrée aux livres de culte. «Le monde arabe traduit environ 330 livres par an soit cinq fois moins qu’un pays de 11 millions d’habitants comme la Grèce», souligne le rapport sur le Développement Humain dans le monde arabe. Le phénomène n’est pas récent puisque « depuis le règne du calife Maamoun (IXe siècle), le nombre d’ouvrages traduits par les arabes est d’environ 10.000 livres soit presque la moyenne annuelle de traduction de livres en langue espagnole » lit-on dans le même rapport. Il est à saluer dans ce contexte l’initiative présidentielle pour la création d’un centre national de la traduction qui serait appelé à rattraper le retard dans ce domaine. Même nos poètes, romanciers et écrivains de langue arabe sont acculés à utiliser la langue de Molière.
Le poète Bechir Kahouaji, grand lecteur, nous confie que ses récentes lectures ont pour objet «Les rubaiat de Mawlana Jalel Eddine Erroumi, et le Jeu des Perles de Verres» de Herman Hess.
matériel. Toutefois, la culture qui caracole au sommet de cette pyramide permettrait à l’homme le développement de ses connaissances, la promotion de son épanouissement et lui procurerait un sentiment d’accomplissement de soi. De ce fait, la consommation du papier qui est un indice de développement humain permet de savoir si un peuple lit et produit des livres. Malheureusement, malgré les performances de la Tunisie en matière de développement humain qui lui ont valu la reconnaissance des plus prestigieuses instances de notation et de rating, cet indicateur demeure encore faible et pour notre pays et pour le reste du monde arabe. En effet, le monde arabe ne produit que 1% de la production mondiale du livre. Pis encore, 18 % de cette production est consacrée aux livres de culte. «Le monde arabe traduit environ 330 livres par an soit cinq fois moins qu’un pays de 11 millions d’habitants comme la Grèce», souligne le rapport sur le Développement Humain dans le monde arabe. Le phénomène n’est pas récent puisque « depuis le règne du calife Maamoun (IXe siècle), le nombre d’ouvrages traduits par les arabes est d’environ 10.000 livres soit presque la moyenne annuelle de traduction de livres en langue espagnole » lit-on dans le même rapport. Il est à saluer dans ce contexte l’initiative présidentielle pour la création d’un centre national de la traduction qui serait appelé à rattraper le retard dans ce domaine. Même nos poètes, romanciers et écrivains de langue arabe sont acculés à utiliser la langue de Molière.
Le poète Bechir Kahouaji, grand lecteur, nous confie que ses récentes lectures ont pour objet «Les rubaiat de Mawlana Jalel Eddine Erroumi, et le Jeu des Perles de Verres» de Herman Hess.





Abdelwahab - حياتي أنت
Commentaires
0 de 0 commentaires pour l'article 2312