Après « l’Africamania » suscitée il y a un an pile par le premier triomphe continental de l’équipe de Tunisie de football, voici donc venir l’heure de la « hand mania » remarquée aux quatre coins du pays à la faveur de ces splendides championnats du monde.

Oui, il fallait voir la grande foule massée hier matin devant les guichets du Palais des Sports d’El Menzah à la recherche – le plus souvent désespérée – du précieux sésame, un billet d’accès à la salle de Radès, pour mesurer la portée de l’extraordinaire ferveur suscitée aujourd’hui par la Grande Messe du Hand international. Un engouement qui n’est pas sans rappeler celui de la CAN 2004 de football.
L’époustouflante tenue générale du « Sept » national est incontestablement pour beaucoup dans ce vent d’enthousiasme réchauffant les cœurs les plus froids par ces jours sombres d’hiver. Et dans ce décor inflationniste sur les chances des copains de Hmam, dans cette vertigineuse surenchère au quotidien, il est heureux de tomber sur quelqu’un pour rappeler tout le monde à un peu plus de retenue, à ouvrir les yeux sur cette Espagne menaçante et sur les aléas d’une compétition où les résultats les plus contradictoires vous donnent quelquefois le tournis.
Appel au réalisme
Ainsi, dans le match de vérité, face à un ensemble tchèque déjà éliminé, la sélection grecque qui, ne l’oublions pas, a battu la France et la Russie et tenu en échec la Tunisie, a mordu la poussière alors que tout le monde la voyait déjà figurer dans le carré d’as. Autre coup d’arrêt brutal, celui subi par la Norvège de l’excellent Kjelling, avant-hier à Nabeul devant l’Espagne, alors que les Nordiques du sobre et serein coach Gunnar Petterson semblaient intouchables après leurs brillantes productions devant la Croatie et la Suède et que leur public – un bon millier vêtus tout en rouge qui mettaient chaque soir de ce « main round » (tour principal) une ambiance de feu, mais bon enfant – leur faisait sentir qu’ils jouaient à Oslo ou presque. D’ailleurs il a suffi que le rusé entraîneur ibérique Juan Carlos Pastor-Gomez hasarde un marquage serré sur les numéros 2 et 15 « viking », Solberg et l’élégant Kjelling et pratiquer une défense avancée très agressive pour mettre un grain de poussière dans la machine qu’on croyait pourtant bien huilée de la Norvège, malgré tout grande révélation de ce tournoi.
Donc, cet homme qui garde la « planète Tunisie » sous contrôle qui invite invariablement à garder les pieds sur terre et qui, pour tout dire, tente de conjuguer les vertus de la sagesse et de la froide rigueur au présent, s’appelle Hassenafendic. Six mois après sa prise de fonctions, succédant à un autre Croate, Zoran Zivkovic, le voilà donc réussir pleinement son pari et, qui sait, donner peut-être rendez-vous à la sélection de son pays pour une finale Tunisie-Croatie qui serait un beau derby du cœur pour le rusé Saed.
Source: Le Temps

Oui, il fallait voir la grande foule massée hier matin devant les guichets du Palais des Sports d’El Menzah à la recherche – le plus souvent désespérée – du précieux sésame, un billet d’accès à la salle de Radès, pour mesurer la portée de l’extraordinaire ferveur suscitée aujourd’hui par la Grande Messe du Hand international. Un engouement qui n’est pas sans rappeler celui de la CAN 2004 de football.
L’époustouflante tenue générale du « Sept » national est incontestablement pour beaucoup dans ce vent d’enthousiasme réchauffant les cœurs les plus froids par ces jours sombres d’hiver. Et dans ce décor inflationniste sur les chances des copains de Hmam, dans cette vertigineuse surenchère au quotidien, il est heureux de tomber sur quelqu’un pour rappeler tout le monde à un peu plus de retenue, à ouvrir les yeux sur cette Espagne menaçante et sur les aléas d’une compétition où les résultats les plus contradictoires vous donnent quelquefois le tournis.
Appel au réalisme
Ainsi, dans le match de vérité, face à un ensemble tchèque déjà éliminé, la sélection grecque qui, ne l’oublions pas, a battu la France et la Russie et tenu en échec la Tunisie, a mordu la poussière alors que tout le monde la voyait déjà figurer dans le carré d’as. Autre coup d’arrêt brutal, celui subi par la Norvège de l’excellent Kjelling, avant-hier à Nabeul devant l’Espagne, alors que les Nordiques du sobre et serein coach Gunnar Petterson semblaient intouchables après leurs brillantes productions devant la Croatie et la Suède et que leur public – un bon millier vêtus tout en rouge qui mettaient chaque soir de ce « main round » (tour principal) une ambiance de feu, mais bon enfant – leur faisait sentir qu’ils jouaient à Oslo ou presque. D’ailleurs il a suffi que le rusé entraîneur ibérique Juan Carlos Pastor-Gomez hasarde un marquage serré sur les numéros 2 et 15 « viking », Solberg et l’élégant Kjelling et pratiquer une défense avancée très agressive pour mettre un grain de poussière dans la machine qu’on croyait pourtant bien huilée de la Norvège, malgré tout grande révélation de ce tournoi.
Donc, cet homme qui garde la « planète Tunisie » sous contrôle qui invite invariablement à garder les pieds sur terre et qui, pour tout dire, tente de conjuguer les vertus de la sagesse et de la froide rigueur au présent, s’appelle Hassenafendic. Six mois après sa prise de fonctions, succédant à un autre Croate, Zoran Zivkovic, le voilà donc réussir pleinement son pari et, qui sait, donner peut-être rendez-vous à la sélection de son pays pour une finale Tunisie-Croatie qui serait un beau derby du cœur pour le rusé Saed.
Source: Le Temps





Abdelhalim Hafed - موعود
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