Visioconférence mercredi après-midi, dans les locaux de l'ambassade américaine. Le sujet est d'une actualité brûlante, puisqu'il s'agissait de discuter de l'image des Arabes dans la presse US, et de celle des Américains dans les médias arabes. Une douzaine de journalistes tunisiens étaient présents pour l'occasion. 
Les débats allaient être menés par deux journalistes américains. Jennifer Louden, qui a couvert le conflit israélo-palestinien, et séjourné en Egypte, et en Iran. Puis Jerry Holmes, du service des informations de la chaîne télévisée ABC, qui a produit des émissions spéciales sur la Palestine et sur l'Arabie Saoudite. Deux connaisseurs donc, du monde arabe et de ses arcanes politiques. « J'ai vécu quelques années au Moyen-Orient, et depuis le 11 septembre, j'ai constaté une nette dégradation de l'image des Américains » déclare Jennifer Louden pour lancer la discussion. La question désormais classique, « pourquoi nous détestent-ils ? » revenait, une fois de plus, sur le tapis. Et peu à peu, ce qui était censé être une visioconférence donnée par les Américains, tourna quasiment à l'interview : les deux journalistes américains posant des questions de plus en plus précises, voire même provocantes, à une assistance tunisienne partagée en deux camps. Les uns plutôt accommodants, ont souligné leur « modération », réaffirmant leur « respect pour l'Amérique, celle de la NASA et du progrès technologique, destination rêvée pour tant de jeunes ». Les autres n'ont pas hésité à sortir l'artillerie lourde, rappelant au passage qu'avec « Pinochet au Chili, et Videla en Argentine, les USA sont mal placés pour donner des leçons de démocratie ». A tel point que l'un des « modérés » s'empressa d'interpeller son collègue : « ce ne sont que des journalistes ! Tu ne parles pas au gouvernement américain ». « Que » des journalistes ? Peut-être. Sauf qu'en arrière-plan, sur l'écran de télévision, l'inscription en gros caractères « US Departement of State » renseignait sur l'origine de l'initiative. Et après tout, nous étions dans les locaux de la représentation diplomatique du gouvernement américain. Et les questions fusaient : quels sont les contacts que vous avez avec les Américains ? Lisez-vous des revues US ? Quelles sont vos sources ? Mais finalement, à quoi participions-nous ? A une visioconférence, une interview, ou à un debriefing soft mais rondement mené ?
Source: Le Temps
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Les débats allaient être menés par deux journalistes américains. Jennifer Louden, qui a couvert le conflit israélo-palestinien, et séjourné en Egypte, et en Iran. Puis Jerry Holmes, du service des informations de la chaîne télévisée ABC, qui a produit des émissions spéciales sur la Palestine et sur l'Arabie Saoudite. Deux connaisseurs donc, du monde arabe et de ses arcanes politiques. « J'ai vécu quelques années au Moyen-Orient, et depuis le 11 septembre, j'ai constaté une nette dégradation de l'image des Américains » déclare Jennifer Louden pour lancer la discussion. La question désormais classique, « pourquoi nous détestent-ils ? » revenait, une fois de plus, sur le tapis. Et peu à peu, ce qui était censé être une visioconférence donnée par les Américains, tourna quasiment à l'interview : les deux journalistes américains posant des questions de plus en plus précises, voire même provocantes, à une assistance tunisienne partagée en deux camps. Les uns plutôt accommodants, ont souligné leur « modération », réaffirmant leur « respect pour l'Amérique, celle de la NASA et du progrès technologique, destination rêvée pour tant de jeunes ». Les autres n'ont pas hésité à sortir l'artillerie lourde, rappelant au passage qu'avec « Pinochet au Chili, et Videla en Argentine, les USA sont mal placés pour donner des leçons de démocratie ». A tel point que l'un des « modérés » s'empressa d'interpeller son collègue : « ce ne sont que des journalistes ! Tu ne parles pas au gouvernement américain ». « Que » des journalistes ? Peut-être. Sauf qu'en arrière-plan, sur l'écran de télévision, l'inscription en gros caractères « US Departement of State » renseignait sur l'origine de l'initiative. Et après tout, nous étions dans les locaux de la représentation diplomatique du gouvernement américain. Et les questions fusaient : quels sont les contacts que vous avez avec les Américains ? Lisez-vous des revues US ? Quelles sont vos sources ? Mais finalement, à quoi participions-nous ? A une visioconférence, une interview, ou à un debriefing soft mais rondement mené ?
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