Les préparatifs de l’Aïd El-Fitr se sont accélérés ces derniers jours. En effet, si certaines personnes préfèrent concocter leurs gâteaux à domicile, en signe de fidélité nostalgique à la tradition d’antan, d’autres, en revanche, faute de temps, ont recours aux
pâtisseries prêtes à consommer.
Deux jours avant l’Aïd, les pâtisseries et autres boulangeries dans la capitale et ses environs connaissent, de jour comme nuit, une affluence massive. Une véritable course aux gourmandises, avec une avidité immodérée pour la bonne marque.
A Bab El Fella, par exemple, une multitude d’acheteurs font la queue devant une pâtisserie de renom, au point de provoquer un certain désordre qui finit, parfois, par des bousculades et des accrochages.
A l’intérieur, des voix fusent de tous les coins de la pâtisserie. Celles provenant des clients dont les demandes ne sont pas encore satisfaites. Derrière le comptoir, des vendeurs, en tenue blanche, ont du mal à contenir les clients.
Un quadragénaire, les mains accrochées au comptoir, a acheté un assortiment de douceurs, à savoir trois kilos de baklawa, cinq kg de maqroudh et bien d’autres pâtisseries traditionnelles…Il a payé une bonne somme d’argent… «Ces dépenses ont rogné mes économies, Aïd oblige. En contrepartie, je suis très satisfait de la qualité du produit. D’ailleurs, je suis un client fidèle de cette pâtisserie», lance-t-il.
Salah, venu du Bardo et accompagné de sa femme, une fonctionnaire qui préfère les gâteaux faits maison mais… «je suis débordée de travail, sans parler des autres préoccupations et tâches ménagères. Je suis donc obligée de recourir aux pâtisseries».
Beya est une femme au foyer. Elle vient de Ben Arous pour acheter des pâtisseries traditionnelles prêtes à consommer. Pourquoi ? Elle manque de savoir-faire et ne connaît pas les bonnes recettes. «L’année écoulée, ma voisine m’a beaucoup aidé à préparer quelques plateaux de ghraïba, de maqroudh et de biscuits aux amandes…», nous a-t-elle dit.
Dans la rue à côté, des vendeurs étalent pêle-mêle, leurs produits exposés en dehors de leurs locaux. Un choix limité de quelques pâtisseries traditionnelles.
Trop exigeants et soucieux d’une qualité conforme aux normes de l’hygiène, certains consommateurs passent juste à côté de ces produits présentés en vrac. Sans le moindre intérêt. D’autres, au contraire, trouvent dans cette offre une aubaine pour acheter leurs hlou à prix convenables.
Par ailleurs, dans les cités et les quartiers populaires, plusieurs femmes au foyer n’hésitent pas, à la faveur du bon voisinage, de partager les tâches de la fabrication de leurs pâtisseries traditionnelles.
«Chaque année, à pareille période, nous nous aidons pour mener à bien les préparatifs de l’Aïd», nous fait savoir Hajja Halima, âgée de 56 ans, originaire de Bab Souika. Et de souligner d’un air simple et jovial : «Préparer ensemble à partir de la deuxième moitié de Ramadan nos makroudh, ghraïba et baklawa, c’est une tradition d’antan qu’il faudrait sauvegarder…».
Les boulangeries sont aussi de la partie. Pendant les derniers jours de Ramadan, elles sont envahies, prises d’assaut par les clients. Ceux-ci surchargés de grands plateaux de ghraïba et de biscuit surtout commencent dès la rupture du jeûne à affluer. «Voilà mes trois plateaux. A quelle heure je dois revenir? Et surtout ne brûle pas nos gâteaux», lance Mohamed, un jeune homme habitant à Mégrine, qui s’est rendu ce soir-là à 19h00 à la boulangerie du coin.
Vieille tradition liée à la fête de l’Aïd El Fitr, la préparation à la maison des pâtisseries revient au goût du jour.
Nostalgiques, les Tunisiens? Non, pratiques, exigeants et surtout de plus en plus économes!…
Kamel FERCHICHI
La Presse
pâtisseries prêtes à consommer.Deux jours avant l’Aïd, les pâtisseries et autres boulangeries dans la capitale et ses environs connaissent, de jour comme nuit, une affluence massive. Une véritable course aux gourmandises, avec une avidité immodérée pour la bonne marque.
A Bab El Fella, par exemple, une multitude d’acheteurs font la queue devant une pâtisserie de renom, au point de provoquer un certain désordre qui finit, parfois, par des bousculades et des accrochages.
A l’intérieur, des voix fusent de tous les coins de la pâtisserie. Celles provenant des clients dont les demandes ne sont pas encore satisfaites. Derrière le comptoir, des vendeurs, en tenue blanche, ont du mal à contenir les clients.
Un quadragénaire, les mains accrochées au comptoir, a acheté un assortiment de douceurs, à savoir trois kilos de baklawa, cinq kg de maqroudh et bien d’autres pâtisseries traditionnelles…Il a payé une bonne somme d’argent… «Ces dépenses ont rogné mes économies, Aïd oblige. En contrepartie, je suis très satisfait de la qualité du produit. D’ailleurs, je suis un client fidèle de cette pâtisserie», lance-t-il.
Salah, venu du Bardo et accompagné de sa femme, une fonctionnaire qui préfère les gâteaux faits maison mais… «je suis débordée de travail, sans parler des autres préoccupations et tâches ménagères. Je suis donc obligée de recourir aux pâtisseries».
Beya est une femme au foyer. Elle vient de Ben Arous pour acheter des pâtisseries traditionnelles prêtes à consommer. Pourquoi ? Elle manque de savoir-faire et ne connaît pas les bonnes recettes. «L’année écoulée, ma voisine m’a beaucoup aidé à préparer quelques plateaux de ghraïba, de maqroudh et de biscuits aux amandes…», nous a-t-elle dit.
Dans la rue à côté, des vendeurs étalent pêle-mêle, leurs produits exposés en dehors de leurs locaux. Un choix limité de quelques pâtisseries traditionnelles.
Trop exigeants et soucieux d’une qualité conforme aux normes de l’hygiène, certains consommateurs passent juste à côté de ces produits présentés en vrac. Sans le moindre intérêt. D’autres, au contraire, trouvent dans cette offre une aubaine pour acheter leurs hlou à prix convenables.
Par ailleurs, dans les cités et les quartiers populaires, plusieurs femmes au foyer n’hésitent pas, à la faveur du bon voisinage, de partager les tâches de la fabrication de leurs pâtisseries traditionnelles.
«Chaque année, à pareille période, nous nous aidons pour mener à bien les préparatifs de l’Aïd», nous fait savoir Hajja Halima, âgée de 56 ans, originaire de Bab Souika. Et de souligner d’un air simple et jovial : «Préparer ensemble à partir de la deuxième moitié de Ramadan nos makroudh, ghraïba et baklawa, c’est une tradition d’antan qu’il faudrait sauvegarder…».
Les boulangeries sont aussi de la partie. Pendant les derniers jours de Ramadan, elles sont envahies, prises d’assaut par les clients. Ceux-ci surchargés de grands plateaux de ghraïba et de biscuit surtout commencent dès la rupture du jeûne à affluer. «Voilà mes trois plateaux. A quelle heure je dois revenir? Et surtout ne brûle pas nos gâteaux», lance Mohamed, un jeune homme habitant à Mégrine, qui s’est rendu ce soir-là à 19h00 à la boulangerie du coin.
Vieille tradition liée à la fête de l’Aïd El Fitr, la préparation à la maison des pâtisseries revient au goût du jour.
Nostalgiques, les Tunisiens? Non, pratiques, exigeants et surtout de plus en plus économes!…
Kamel FERCHICHI
La Presse





Abdelhalim Hafed - موعود
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