Coupe de Tunisie 1/2 finale: ESS-EST (1-1) (3-2 pour l'Espérance aux pénalties)



Coupe de Tunisie 1/2 finale: ESS-EST (1-1) (3-2 pour l'Espérance aux pénalties)

On savait depuis le début que pareil choc de surcroît une demi-finale de la Coupe se jouerait sur de petits détails.

On ne pouvait cependant deviner, que parmi ces détails, le coaching de Mrad Hahjoub allait s’avérer fatal à l’Etoile, comme une sorte d’un gâchis annoncé. L’Espérance a eu gain de cause aux tirs aux buts, et en définitive son passage en finale n’est point usurpé , parce qu’elle su tout au long d’une rencontre fort plaisante et disputée par ailleurs





même dans les forts moments de l’Etoile rester compacte, solidaire et tactiquement au point, et surtout elle se montra à son aise dans les instants ou au contraire, les Etoilés déboussolés par les chambardements tactiques de leur entraîneur, et la sortie de leur capitaine Beya, blessé, vont errer sur le terrain, peut être davantage par manque de repères ou plutôt à cause d’une assise tactique, qui s’effrita au fil du temps, que par absence de volonté !




Deux styles différents !


Ce qui est par contre positif – et ce n’est pas souvent évident avec pareil enjeu – est que les deux cylindrées en dépit de certaines crispations compréhensibles, se sont beaucoup donné sur le terrain, pratiquant un football assez plaisant, même si dans les choix des armes, les stratégies ont divergé.


Si l’Etoile, qui s’appuyait sur un milieu très travailleur et un Beya très en vue depuis quelque temps, pratiquera ce football court, fait de dédoublements et souvent très aéré, l’Espérance préfèrera du moins au début, l’arme du contre, avec un Zitouni , esseulé mais très vif et qui s’avèrera un poison pour l’axe étoilé, alors que le pressing haut appliqué par les « Sang et Or » généra les relances de l’Etoile, obligeant ainsi Beya par exemple de revenir de très loin, pour échapper au marquage à la culotte de Mnari.


L’entame de cette période va être quand même étoilée, qui une fois passée une alerte de Jomaa (2’) va imposer son siège , mais sans aller jusqu’à se créer de nombreuses occasions franches, sauf peut être par Bokri une première fois , idéalement bien placé, mais met le cuir très haut (10’) et surtout par Traoré (12’) suite à un caviar de Beya, mais l’ivoirien tergiverse et tire mollement sur Tizié.


Les « Sang et Or », bien organisés et articulés au tour de leur métronome Souayah, étrangement libre, vont petit à petit se remettre de ce début assez prudent, pour prendre un peu plus d’allure, d’abord par Jomaa (23’) qui n’arrive par à ajuster son tir puis encore une fois Jomaa n’arrive pas à concrétiser une action à une seule touche de balle, œuvre de Souayah, Austin à l’affût s’interpose devant le jeune attaquant (25’).


L’Espérance parviendra même à ouvrir le score par Zitouni qui reprend de la tête un long coup-franc de Clayton (32’) devant toute la défense étoilée comme figée.


L’Etoile répondra très vite à cette douche écossaise en reprenant son ascendant de premier quart d’heure et suite à une étincelle de Chikhaoui , et une déviation de Beya, Traoré légèrement excentré se fait faucher par Tizié qui concède ainsi un penalty imparablement exécuté par Frej (40’) , remettant ainsi les pendules à l’heure dans un stade en délire !


Les bourdes de Mahjoub


L’Etoile reprenait de plus belle son entrain de la fin de la première mi-temps, et pousse l’EST dans ses derniers retranchements. Coup sur coup Chikhaoui (48’) puis Traoui (52’) tentent leurs chances sans résultats, mais un autre détail va tout remettre en cause, un détail d’important, puisqu’il s’agira de la blessure de Beya suite à un télescopage avec Badra, qui obligera le capitaine étoilé à quitter prématurément l’arène.


Faute de restructurer le positionnement des joueurs, Mahjoub choisira de faire sortir Traoré, laissant le seul Chikhaoui complètement esseulé, alors que la rentrée de B. Nasr puis celle de Jebnoun – deux milieux – aura pour conséquences de créer plus de doublant qu’il en faut. L’Espérance ne se fera pas prier pour prendre à son compte la rencontre, gélant le jeu, et tantôt accélérant le rythme , même si l’impression générale fut que les joueurs dans leur ensemble semblaient se contenter de cette parité, prenant de moins en moins de risques, et physiquement le relâchement était palpable.




La chance sourit à l’EST !


Les deux prolongations connaîtront quelques moments d’euphorie de part et d’autre mais devant les buts les opportunités se feront de plus en plus rares. Le moment de vérité, celui des tirs aux buts, mettra en exergue le talent des deux gardiens, mais c’est Tizié qui fut le plus heureux, devant la maladresse de Frej, Jedidi , Jebnoun et Zitouni, tirera victorieusement le coup de réparation final, propulsant son équipe au paradis…

Le Temps

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