Selon des professionnels de la défense de l'enfance qui se sont réunis la semaine dernière à Tunis, Internet et les jeux vidéos exposent les jeunes tunisiens à une violence virtuelle qui en vient à s'infiltrer dans le monde réel. Les spécialistes ont voulu ébaucher des solutions à ce problème.
"La violence numérique est l'une des formes de violence les plus graves pratiquées contre les enfants", a dit Adil al-Hentati, directeur-général de l'Observatoire des Médias, de la Formation, de la Documentation et des Etudes sur la Protection des Droits de l'Enfant, lors de cette assemblée organisée le 17 décembre.
La conférence a réuni des responsables de diverses organisations d'aide à l'enfance - issues de Tunisie et de l'ONU - qui se sont intéressées aux meilleures mesures à prendre en faveur de la protection des enfants, face à un taux de violence en hausse. Certains participants attribuent par ailleurs cette augmentation à l'émergence des nouveaux médias.
Les spécialistes de cette assemblée ont présenté un programme national de lutte contre la violence menée à l'encontre des enfants, qui permettrait aussi de disséminer la culture de la non-violence.
Le programme "entre ...dans le cadre de nos efforts visant le renforcement de la protection des enfants, afin que ces derniers ne deviennent pas eux-mêmes des sources de violence", a déclaré lors du discours d'ouverture de la conférence Sarra Kanoun Jarraya, Ministre tunisienne de la Femme, de la Famille, des Enfants et des Personnes âgées. Elle a dit que le programme proposé mettra en oeuvre des recommandations faites par le secrétaire-Général de l'ONU en 2005.
La réunion s'est intéressée à trois thèmes majeurs : la promotion de la prévention de la violence, le renforcement des capacités de la société civile à prévenir la violence et l'amélioration des moyens de contrôle de la violence par la recherche et les études.
"Les moyens modernes de communication jouent un rôle important dans la propagation de la violence, et contribuent à faire passer les scènes de violence comme une normalité aux yeux de l'enfant", dit Salwa Mallaf, qui oeuvre dans la protection des Droits de l'Eenfant.
En Tunisie, les écoles ont enregistré plus de 2 000 cas de violence au cours de l'année scolaire 2004-2005.
"Les enfants échangent maintenant des scènes de meurtre et de violence, qui sont habituellement accompagnées de commentaires sarcastiques comme si la violence, le meurtre et le sang n'avaient plus d'empreinte sur leurs sentiments", ajoute-t-elle. "C'est extrêmement grave, et toutes les composantes de la société doivent s'occuper de ce problème avant qu'il ne soit trop tard."
La représentante de la Tunisie à l'UNICEF, Maria-Luisa Fornara, dit qu'il y a "275 millions d'enfants qui sont exposés à des formes différentes de violence" dans le monde entier.
Fornara a salué les efforts déployés par la Tunisie pour prévenir la violence contre les enfants par la mise en oeuvre de programmes nationaux. Elle a également appelé au "renforcement de la prévention, au vu du lien étroit entre la violence contre les enfants et le comportement de ces derniers à l'adolescence et à l'âge mûr".
Basma Mallakh, nurse, fait remarquer qu'Internet et les jeux vidéos ne peuvent toutefois pas être considérés comme les seuls responsables de la violence infantile.
"Les facteurs familiaux représentent une cause majeure de la propagation de la culture de la violence chez les enfants", dit-elle. "Parmi ces facteurs, la privation de l'amour et des soins parentaux chez les plus jeunes, les conflits familiaux, la désintégration familiale et la discrimination dans le traitement des enfants."
Un rapport réalisé par l'Organisation Mondiale de la Santé, en 2008, affirme que 150 millions de filles et 75 millions de garçons de moins de 18 ans sont victimes de violence sexuelle. Entre 133 et 275 millions d'enfants sont exposés à la violence dans le foyer familial selon un rapport établi la même année par l'Organisation Internationale du Travail
(Magharebia)
"La violence numérique est l'une des formes de violence les plus graves pratiquées contre les enfants", a dit Adil al-Hentati, directeur-général de l'Observatoire des Médias, de la Formation, de la Documentation et des Etudes sur la Protection des Droits de l'Enfant, lors de cette assemblée organisée le 17 décembre.
La conférence a réuni des responsables de diverses organisations d'aide à l'enfance - issues de Tunisie et de l'ONU - qui se sont intéressées aux meilleures mesures à prendre en faveur de la protection des enfants, face à un taux de violence en hausse. Certains participants attribuent par ailleurs cette augmentation à l'émergence des nouveaux médias.
Les spécialistes de cette assemblée ont présenté un programme national de lutte contre la violence menée à l'encontre des enfants, qui permettrait aussi de disséminer la culture de la non-violence.
Le programme "entre ...dans le cadre de nos efforts visant le renforcement de la protection des enfants, afin que ces derniers ne deviennent pas eux-mêmes des sources de violence", a déclaré lors du discours d'ouverture de la conférence Sarra Kanoun Jarraya, Ministre tunisienne de la Femme, de la Famille, des Enfants et des Personnes âgées. Elle a dit que le programme proposé mettra en oeuvre des recommandations faites par le secrétaire-Général de l'ONU en 2005.
La réunion s'est intéressée à trois thèmes majeurs : la promotion de la prévention de la violence, le renforcement des capacités de la société civile à prévenir la violence et l'amélioration des moyens de contrôle de la violence par la recherche et les études.
"Les moyens modernes de communication jouent un rôle important dans la propagation de la violence, et contribuent à faire passer les scènes de violence comme une normalité aux yeux de l'enfant", dit Salwa Mallaf, qui oeuvre dans la protection des Droits de l'Eenfant.
En Tunisie, les écoles ont enregistré plus de 2 000 cas de violence au cours de l'année scolaire 2004-2005.
"Les enfants échangent maintenant des scènes de meurtre et de violence, qui sont habituellement accompagnées de commentaires sarcastiques comme si la violence, le meurtre et le sang n'avaient plus d'empreinte sur leurs sentiments", ajoute-t-elle. "C'est extrêmement grave, et toutes les composantes de la société doivent s'occuper de ce problème avant qu'il ne soit trop tard."
La représentante de la Tunisie à l'UNICEF, Maria-Luisa Fornara, dit qu'il y a "275 millions d'enfants qui sont exposés à des formes différentes de violence" dans le monde entier.
Fornara a salué les efforts déployés par la Tunisie pour prévenir la violence contre les enfants par la mise en oeuvre de programmes nationaux. Elle a également appelé au "renforcement de la prévention, au vu du lien étroit entre la violence contre les enfants et le comportement de ces derniers à l'adolescence et à l'âge mûr".
Basma Mallakh, nurse, fait remarquer qu'Internet et les jeux vidéos ne peuvent toutefois pas être considérés comme les seuls responsables de la violence infantile.
"Les facteurs familiaux représentent une cause majeure de la propagation de la culture de la violence chez les enfants", dit-elle. "Parmi ces facteurs, la privation de l'amour et des soins parentaux chez les plus jeunes, les conflits familiaux, la désintégration familiale et la discrimination dans le traitement des enfants."
Un rapport réalisé par l'Organisation Mondiale de la Santé, en 2008, affirme que 150 millions de filles et 75 millions de garçons de moins de 18 ans sont victimes de violence sexuelle. Entre 133 et 275 millions d'enfants sont exposés à la violence dans le foyer familial selon un rapport établi la même année par l'Organisation Internationale du Travail
(Magharebia)





Farid - بنادي عليك
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