Les attentats du 11 septembre 2001 à New York ont eu un effet dévastateur sur le transport aérien. Du coup, les compagnies aériennes, qu’elles soient américaines ou autres, se sont trouvées confrontées à deux sortes de
difficultés : un chute spectaculaire du nombre de passagers en raison de ce qu’on a qualifié, à juste titre, de «psychose de l’avion» et une hausse inattendue des frais d’assurances suivie d’ailleurs un peu plus tard, d’un renchérissement des cours du kérosène.
Résultat : ne pouvant résister à la crise, certaines compagnies comme la Sabena ou Swissair ont été obligées de déposer leur bilan. D’autres comme Air France ou Lufthansa ont cherché à nouer des alliances. Une compagnie comme Alitalia ne doit sa survie, quant à elle, qu’à un drastique plan de restructuration que les syndicats ont dû accepter à contre-cœur.
Qu’en est-il de la compagnie nationale Tunisair? «Elle n’était pas en danger, mais on voyait venir le danger», admet M. Rafaâ Dkhil, p.-d.g de la compagnie, qui parlait récemment à la presse, dans la capitale française. C’était à l’occasion de l’inauguration, le 11 octobre, de la nouvelle agence de Tunisair, avenue Friedland, dans le «Carré d’or» de Paris, en présence de notre ambassadeur, M. Moncer Rouissi, et de nombreux amis de la Tunisie dont le maire du 8e arrondissement. Un siège fonctionnel et ultramoderne de 850 mètres carrés sur trois niveaux et qui servira de siège, d’agence et de relais avec les T.-O. français.

«L’acquisition du nouveau siège a été décidée en un temps record et au plus haut niveau de l’Etat», a souligné également M. Dkhil, ajoutant que «l’emplacement et l’aménagement du nouveau siège sont dignes de la réputation de Tunisair, l’une des compagnies les plus sûres au monde, et de l’image de la Tunisie nouvelle».
Un plan de restructuration
L’acquisition du nouveau siège s’inscrit, en réalité, dans le cadre d’un plan de restructuration de la campagnie élaboré en 2002 et dont l’exécution a commencé en 2003. Ce plan commence déjà à porter ses fruits, puisque Tunisair, qui dessert une cinquantaine de destinations en vols réguliers et près d’une centaine d’autres en vols charters et dont le cinquième du capital est déjà coté en bourse, devrait dépasser, cette année, les 3,6 millions de passagers. Soit un nouveau record par rapport à 2001, année au cours de laquelle on a atteint le chiffre de 3,5 millions de passagers.
Le tiers du trafic de la compagnie nationale, qui dispose d’une flotte de 29 appareils, d’une moyenne d’âge de 7 ans, s’effectue avec la France. Il y a lieu d’ailleurs de relever, à ce propos, que Tunisair a opéré le 29 août dernier une centaine de mouvements sur la France, dont 48 sur Paris. On s’attend à ce que le trafic entre la Tunisie et la France dépasse l’an prochain les 1,5 million de passagers.
Renouvellement de la flotte
Pour les dix prochaines années, la compagnie, a précisé encore M. Dkhil, compte beaucoup sur le nouvel aéroport d’Enfidha, qui devrait être opérationnel en 2007 ou 2008, pour élargir le champ de ses activités. Elle devrait renouveler une partie de sa flotte pour répondre aux besoins croissants du secteur touristique. Tunisair devrait disposer également, dans les mois à venir, d’un central ultra-moderne à Tunis pour les réservations et les réclamations et «éviter ainsi, a enchaîné le numéro un de la compagnie, toutes sortes de problèmes».
La hausse des prix du carburant aura-t-elle des incidences sur les équilibres, ou plus précisément les services de la compagnie? «Si les prix du pétrole se maintiennent à 50 dollars pendant 12 mois, cela devrait se traduire par un doublement du budget carburant de la compagnie. Nous devons, en tout état de cause, être compétitifs avec les autres compagnies sur tous les ratios», a répondu M. Dkhil au cours d’un déjeuner de presse suivi, le lendemain même dans la soirée, d’une réception à notre ambassade à Paris marquée par un défilé de costumes de la compagnie depuis sa création, il y a 56 ans, jusqu’à nos jours.
Moncef BEN AMOR
La Presse
difficultés : un chute spectaculaire du nombre de passagers en raison de ce qu’on a qualifié, à juste titre, de «psychose de l’avion» et une hausse inattendue des frais d’assurances suivie d’ailleurs un peu plus tard, d’un renchérissement des cours du kérosène. Résultat : ne pouvant résister à la crise, certaines compagnies comme la Sabena ou Swissair ont été obligées de déposer leur bilan. D’autres comme Air France ou Lufthansa ont cherché à nouer des alliances. Une compagnie comme Alitalia ne doit sa survie, quant à elle, qu’à un drastique plan de restructuration que les syndicats ont dû accepter à contre-cœur.
Qu’en est-il de la compagnie nationale Tunisair? «Elle n’était pas en danger, mais on voyait venir le danger», admet M. Rafaâ Dkhil, p.-d.g de la compagnie, qui parlait récemment à la presse, dans la capitale française. C’était à l’occasion de l’inauguration, le 11 octobre, de la nouvelle agence de Tunisair, avenue Friedland, dans le «Carré d’or» de Paris, en présence de notre ambassadeur, M. Moncer Rouissi, et de nombreux amis de la Tunisie dont le maire du 8e arrondissement. Un siège fonctionnel et ultramoderne de 850 mètres carrés sur trois niveaux et qui servira de siège, d’agence et de relais avec les T.-O. français.

«L’acquisition du nouveau siège a été décidée en un temps record et au plus haut niveau de l’Etat», a souligné également M. Dkhil, ajoutant que «l’emplacement et l’aménagement du nouveau siège sont dignes de la réputation de Tunisair, l’une des compagnies les plus sûres au monde, et de l’image de la Tunisie nouvelle».
Un plan de restructuration
L’acquisition du nouveau siège s’inscrit, en réalité, dans le cadre d’un plan de restructuration de la campagnie élaboré en 2002 et dont l’exécution a commencé en 2003. Ce plan commence déjà à porter ses fruits, puisque Tunisair, qui dessert une cinquantaine de destinations en vols réguliers et près d’une centaine d’autres en vols charters et dont le cinquième du capital est déjà coté en bourse, devrait dépasser, cette année, les 3,6 millions de passagers. Soit un nouveau record par rapport à 2001, année au cours de laquelle on a atteint le chiffre de 3,5 millions de passagers.
Le tiers du trafic de la compagnie nationale, qui dispose d’une flotte de 29 appareils, d’une moyenne d’âge de 7 ans, s’effectue avec la France. Il y a lieu d’ailleurs de relever, à ce propos, que Tunisair a opéré le 29 août dernier une centaine de mouvements sur la France, dont 48 sur Paris. On s’attend à ce que le trafic entre la Tunisie et la France dépasse l’an prochain les 1,5 million de passagers.
Renouvellement de la flotte
Pour les dix prochaines années, la compagnie, a précisé encore M. Dkhil, compte beaucoup sur le nouvel aéroport d’Enfidha, qui devrait être opérationnel en 2007 ou 2008, pour élargir le champ de ses activités. Elle devrait renouveler une partie de sa flotte pour répondre aux besoins croissants du secteur touristique. Tunisair devrait disposer également, dans les mois à venir, d’un central ultra-moderne à Tunis pour les réservations et les réclamations et «éviter ainsi, a enchaîné le numéro un de la compagnie, toutes sortes de problèmes».
La hausse des prix du carburant aura-t-elle des incidences sur les équilibres, ou plus précisément les services de la compagnie? «Si les prix du pétrole se maintiennent à 50 dollars pendant 12 mois, cela devrait se traduire par un doublement du budget carburant de la compagnie. Nous devons, en tout état de cause, être compétitifs avec les autres compagnies sur tous les ratios», a répondu M. Dkhil au cours d’un déjeuner de presse suivi, le lendemain même dans la soirée, d’une réception à notre ambassade à Paris marquée par un défilé de costumes de la compagnie depuis sa création, il y a 56 ans, jusqu’à nos jours.
Moncef BEN AMOR
La Presse





Abdelhalim Hafed - موعود
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