L''Algérie, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie travailleront ensemble à répondre aux défis les plus pressants pour la région par le biais d''un nouveau comité de liaison sur le dialogue social, ont indiqué les représentants syndicaux lors d''une conférence organisée cette semaine à Rabat.
Lors de la rencontre de deux jours qui a débuté lundi 24 mai, ce comité a classé en priorité l''emploi des jeunes, les changements industriels et la réforme des retraites.
"Cette initiative aidera certainement à mener à bien le processus d’intégration au Maghreb", a déclaré le secrétaire général de l''Union du Maghreb arabe Habib Ben Yahya.
Ce comité de liaison sur le dialogue social adoptera des résolutions et définira des positions et des déclarations communes sur les questions du marché du travail et des conditions de travail, ont indiqué les participants à cette conférence, qui était parrainée par la Confédération européenne des syndicats (CES).
Ce comité travaillera également sur "des conventions sociales communes, des accords-cadres sur des thèmes conjoints... dans le respect avant tout du travail décent et de qualité", selon le communiqué de presse publié par le comité.
Cette nouvelle instance s''engage à travailler au mieux aux intérêts de chaque pays et à respecter les normes définies par l''Organisation internationale du travail.
"Il est clair qu''en terme de chômage, nos pays sont confrontés aux mêmes problèmes", a déclaré le ministre marocain de l''Emploi et de la Formation professionnelle Jamal Rhmani lors de la séance inaugurale.
Tous les pays du Maghreb doivent réformer leurs régimes de retraite, intégrer l''égalité des genres dans les stratégies d''emploi nationales et garantir des conditions de travail décentes, a indiqué le ministre, ajoutant que ce comité travaillera en liaison avec son ministère pour créer des emplois au Maroc et au-delà.
Selon des experts européens, la succès de ce comité de liaison dépendra de sa capacité à répondre aux réalités socio-économiques et à apporter une valeur supplémentaire à la coopération déjà en place entre les employeurs et les syndicats de la région.
Ce succès résultera de la capacité des partenaires sociaux de la région à identifier leurs intérêts mutuels et à mettre en oeuvre des plans concrets pour offrir plus d''opportunités aux entreprises et aux salariés, ont expliqué les spécialistes lors de cette réunion.
Mongi Amami, le représentant de l’Union syndicale des travailleurs du Maghreb arabe, s''est félicité de cette nouvelle instance et a souligné le rôle joué par son union dans le traitement des questions sociales depuis sa création en 1980.
"En 1991, une recommandation appelait à la mise en place d’une charte des droits sociaux au Maghreb", a-t-il déclaré à Magharebia. "Mais cela n’a pas été réalisé en raison de l’éclatement du Maghreb arabe. Au cours des dernières années, l’espoir renaît. On note des initiatives de rapprochement."
La CES a proposé la création d''une zone au sein de la région dans laquelle les entreprises et les salariés pourraient circuler librement.
"Les entreprises gagnent à concourir pour des marchés plus grands, et les travailleurs mobiles sont à même de saisir de meilleures opportunités que celles de leur seul pays d’origine. Ce sont les deux leçons que nous avons apprises au cours des cinquante dernières années en Europe", a déclaré un représentant de la CES.
Siham Ali (Magharebia)
Lors de la rencontre de deux jours qui a débuté lundi 24 mai, ce comité a classé en priorité l''emploi des jeunes, les changements industriels et la réforme des retraites.
"Cette initiative aidera certainement à mener à bien le processus d’intégration au Maghreb", a déclaré le secrétaire général de l''Union du Maghreb arabe Habib Ben Yahya.

Ce comité de liaison sur le dialogue social adoptera des résolutions et définira des positions et des déclarations communes sur les questions du marché du travail et des conditions de travail, ont indiqué les participants à cette conférence, qui était parrainée par la Confédération européenne des syndicats (CES).
Ce comité travaillera également sur "des conventions sociales communes, des accords-cadres sur des thèmes conjoints... dans le respect avant tout du travail décent et de qualité", selon le communiqué de presse publié par le comité.
Cette nouvelle instance s''engage à travailler au mieux aux intérêts de chaque pays et à respecter les normes définies par l''Organisation internationale du travail.
"Il est clair qu''en terme de chômage, nos pays sont confrontés aux mêmes problèmes", a déclaré le ministre marocain de l''Emploi et de la Formation professionnelle Jamal Rhmani lors de la séance inaugurale.
Tous les pays du Maghreb doivent réformer leurs régimes de retraite, intégrer l''égalité des genres dans les stratégies d''emploi nationales et garantir des conditions de travail décentes, a indiqué le ministre, ajoutant que ce comité travaillera en liaison avec son ministère pour créer des emplois au Maroc et au-delà.
Selon des experts européens, la succès de ce comité de liaison dépendra de sa capacité à répondre aux réalités socio-économiques et à apporter une valeur supplémentaire à la coopération déjà en place entre les employeurs et les syndicats de la région.
Ce succès résultera de la capacité des partenaires sociaux de la région à identifier leurs intérêts mutuels et à mettre en oeuvre des plans concrets pour offrir plus d''opportunités aux entreprises et aux salariés, ont expliqué les spécialistes lors de cette réunion.
Mongi Amami, le représentant de l’Union syndicale des travailleurs du Maghreb arabe, s''est félicité de cette nouvelle instance et a souligné le rôle joué par son union dans le traitement des questions sociales depuis sa création en 1980.
"En 1991, une recommandation appelait à la mise en place d’une charte des droits sociaux au Maghreb", a-t-il déclaré à Magharebia. "Mais cela n’a pas été réalisé en raison de l’éclatement du Maghreb arabe. Au cours des dernières années, l’espoir renaît. On note des initiatives de rapprochement."
La CES a proposé la création d''une zone au sein de la région dans laquelle les entreprises et les salariés pourraient circuler librement.
"Les entreprises gagnent à concourir pour des marchés plus grands, et les travailleurs mobiles sont à même de saisir de meilleures opportunités que celles de leur seul pays d’origine. Ce sont les deux leçons que nous avons apprises au cours des cinquante dernières années en Europe", a déclaré un représentant de la CES.
Siham Ali (Magharebia)





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