Exagération médiatique : « Le marketing de la peur est-il efficace ?»



« Certains produits de consommation, stigmatisés pour leurs prétendus méfaits, font l’objet de présomptions terribles, mais d’aucune certitude absolue »Y.Letellier


L’Amérique d’il ya 8O ans, eût son ennemi public n°1 : « Al Capone »

La Tunisie, par médias interposés, s’en est, aussi, découvert un : « Al Gazouz »


C’est beau, c’est grand, c’est, journalistiquement, tunisien ! Mieux encore, cela donne matière à réfléchir, voire à parodier certains, pour être dans la voie sur laquelle nous ont mis ceux qui ont décidé de cogiter, en nos lieu et place, et d’opter pour ce qui leur semble être le meilleur choix, pour nous. C’est, quasiment, ubuesque, sachant ce qu’Ubu représente comme incarnation même du grotesque.

« Halte à la consommation …exagérée des boissons gazeuses ! », nous « ordonna » notre maître à penser, I. Haouari, dans le quotidien « La presse », livraison du 22/08/09.

Si je ne m’abuse, « halte » ne serait-elle pas une interjection liée au commandement militaire par lequel on ordonne à une troupe de s’arrêter ?

Et cette journaliste « apocalypsophile » d’argumenter quant aux « méfaits » avérés d’ « Al Gazouz » , sans pour autant nous fournir une quelconque indication inhérente à l’origine des sources auxquelles il se réfère.

Sauf qu’il semble oublier, d’une part, que « tout exagérateur vit aux dépens… de ce qu’il consomme » , le faisant en connaissance de cause et en toute liberté : c’est son choix ! et que, d’autre part, le rôle du journaliste est d’informer, voire, parfois, de conseiller, mais non de s’adresser, d’une manière aussi impérieuse pour « ordonner » par ce « halte » d’un sergent d’antan, à des citoyens, fidèles lecteurs de son journal, à s’abstenir, impérieusement, de consommer leur « Al Gazouz » quotidienne.

Obnubilé par le délire du pouvoir…médiatique, ce grand nom de la presse (en génèral), qui n’a pas eu assez de mots, pour accuser « Al Gazouz » de tous les maux, nous lancera-t-il, bientôt, un « halte » à la consommation du…lait de vache, par lactose interposée, d’une part, et, d’autre part, pour de prétendues maladies infectieuses du bétail et autres dermatoses du personnel chargé de la traite, en plus de la chaleur qui favoriserait le développement de bactéries cause de graves chocs anaphylactiques.


Nous lancera-t-il, tantôt, un tonitruant « halte à la consommation exagérée du pain » et de tout autre produit farineux, et, partant, de ne pas consommer plus d’une mince tranche de pain, par 24H, sous le prétexte évident selon sa lecture toute personnelle de ce que publient certains « drôles de sites », à l’instar de « onnouscahetout.com » et autres « doctissimo.com », que le gluten, qui contribue à la fermentation du pain, peut entrainer, par malabsorption, une grave affection : la maladie cœliaque (avec ce que cela sous-entend comme diarrhées profuses, etc..).

Et pour parodier Ernest Hemingway quant au titre qu’il donna à l’une des plus fameuses productions cinématographiques des années 40 : « For Whom The Bell Tolls », francisé par « Pour qui sonnera le glas ? », et, pour peu qu’on transposât ce titre sur ce dont il est question, ce ne sera certainement pas pour les boissons gazeuses, bien qu’il ne faille guère en abuser, tout comme il ne faut exagérer de strictement rien, « le glas » ne sonnera pas, de si tôt, pour « Al Gazouz », très difficile à déloger de nos mœurs, où elle est, on ne peut plus ancrée, sauf que je crains qu’il ne sonne (le glas, bien entendu) pour ceux qui pensent pouvoir effacer, par campagnes de dénigrement systématique interposées, Dieu seul sait pour le compte de qui, et pourquoi, la présence, sur nos tables, et où que nous soyons, de notre amie d’antan et de tout temps : notre «Al Gazouz » si appréciée.

Je ne pourrais conclure sans faire part de mon inquiétude quant aux suites que seraient en droit de réserver les chefs d’entreprises, relevant du secteur de l’agro-alimentaire, à celles et à ceux, qui, sous couvert de missionnaires d’une prophylaxie élaborée à partir de données hypothétiques, mettent leurs plumes, parfois trempées dans le fiel, au service de la « mode du jour », celle-là même qui, à travers eux (journalistes), décide pour nous, nous interdisant, par un fougueux « halte » interposé, de consommer les fromages, le beurre, la viande, le sel, le sucre, et tout ce qui est, ou semble, gras, pour éviter le cholestérol, ainsi que les « choux à la crème », les tartes à la fraise, les baklawa, ghraïba, maqroudh, caak ouarka, pour éviter, entre autres, l’obésité, ou, pis encore (et avec, encore, plus de légèreté), le diabète, et, maintenant, les boissons gazeuses, qu’on accuse de tous les maux, faisant de « Al Gazouz » , si rafraichissante, l’ennemi public n° 1.

Et s’il prenait, d’autre part, aux entreprises qui fabriquent et commercialisent ces boissons, incriminées, à tort du reste, de réduire, un max, les vastes espaces publicitaires qu’ils consacrent, à travers notre presse nationale, pour faire, plus, connaître leurs produits, qu’adviendrait-il des « chevaliers de la plumes », du moins, de certains d’entre eux, à l’instar de l’auteur de la diatribe contre les boissons gazeuses et consorts, qui ne craignent, n’en mesurant pas les retombées, ô combien néfastes, déconseillant, sans preuves avérées, la consommation de tel ou tel produit, d’alarmer, tourmenter, terrifier de fragiles consommateurs, dont ils se sont arrogés le droit d’en gérer les choix, de quelque nature qu’ils soient…

En font-ils un test pour savoir, dès lors qu’ils soulèveraient un autre problème : quel est l’importance de l’impact, sur leurs lecteurs, de ce qu’ils avancent , imprudemment, du reste, et jusqu’où ils pourraient aller trop loin, pour peu que ce qu’ils allèguent, pour condamner la consommation de tel ou tel produit, et autres ingrédients, et avec cette suffisance de ceux qui savent tout, avec, pour ce faire, un impudique étalage de cette négative infatuation qu’ils ont d’eux-mêmes ???

Sauf que, et pour ne pas déroger à une certaine règle, qui a fait, du reste ses preuves, nos éminents « journalistes », fussent-ils ceux dits « du dimanche », pourraient fort bien, et pour peu que…, aller jusqu’à se désavouer (sans en rougir, d’ailleurs !) allant jusqu’à démentir, fougueusement, ce qu’ils avaient soutenu, véhémentement, hier, pour, cette fois, inciter à la consommation des boissons gazeuses, fût-ce avec exagération. Iraient-ils jusqu’à faire l’éloge de l’abus, à la manière d’Ubu ???
H.K.



Commentaires


4 de 4 commentaires pour l'article 17350

Réveillée  (France)  |Mercredi 16 Septembre 2009 à 16h 38m |           

Blaugrana  (Tunisia)  |Mardi 15 Septembre 2009 à 15h 39m |           
C qui h.k.???? il fait une pub pour algazouz!!!!!

Wild bled  (Tunisia)  |Mardi 15 Septembre 2009 à 12h 44m |           
Je ne sais pourquoi j'ai l'impression que cet article est écrit ou payé par de grabd sfabriquant de gazouz
just pour information, dans les cantines des écoles us le gazouz est interdit.

Ouns  (Germany)  |Mardi 15 Septembre 2009 à 02h 21m |           
Cette campagne, de marketing,de prevention ou d information,tu l appeleras comme tu voudras,est moins paternaliste qu elle n y parait,il s agit simplement d essayer de limiter les depenses de la santé publique la ou il est reellement possible de les limiter comme pour les maladies provoquées par le gazouz et les sucreries en general telles que les maladies cardiovasculaires,l hypertension, l obésité,les insuffisances renales,maladies des yeux,la
cornée et sans parler des problemes dentaires..etc...
et s il faut faire peur aux gens pour qu ils se mettent a un regime plus sain,eh bien c est tant mieux a mon avis.