Tunisie: Majoration du SMIG



Dans un communiqué publié lundi, le premier ministère annonce, qu''en concrétisation de la décision du président Zine El Abidine Ben Ali relative à la majoration du salaire minimum garanti (SMIG), et après concertation avec les organisations professionnelles, il a été décidé que les majorations seront comme suit :

1/ Majoration du SMIG de 8 dinars 736 millimes pour toutes les professions (Régime 48 heures), passant ainsi de 251 dinars et 888 millimes à 260 dinars et 624 millimes.


2/ Majoration du SMIG de 7 dinars et 280 millimes pour toutes les professions (Régime 40 heures), passant de 217 dinars et 880 millimes à 225 dinars et 160 millimes.

3/ Majoration du salaire minimum agricole garanti (SMAG) de 270 millimes par jour, qui passe de 7 dinars et 749 millimes à 8 dinars et 19 millimes.

4/ Majoration du salaire minimum garanti pour les ouvriers agricoles spécialisés de 290 millimes par jour, passant ainsi de 8 dinars et 249 millimes à 8 dinars et 539 millimes.

5/ Majoration du salaire minimum garanti pour les ouvriers agricoles qualifiés de 305 millimes par jour, qui passe de 8 dinars et 694 millimes à 8 dinars et 999 millimes.

Ces majorations qui bénéficieront à quelque 280 mille ouvriers entrent en vigueur, à partir du 1er aout 2009.

D''autre part, les pensions de retraite seront majorés selon un taux équivalent à celui de l''évolution du SMIG.

Cette mesure qui touche environ 500 mille bénéficiaires de pensions de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) entre en vigueur le 1er aout 2009.
TAP





Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 16947

Benben  (France)  |Lundi 03 Août 2009 à 20h 56m |           
Encore et toujours, la question des salaires en tunisie n'a jamais été transparente. d'abord , l'état n'a pas à intervenir dans les négociations salariales entre partenaires sociaux ( syndicats et patronat). on nous bassine avec un discours ringard chaque fois qu'il y a une augmentation du smig. comme si l'état providence est le meilleur garant des salaires. certes, l'état doit être présent et doit agir en tant que régulateur de
l'économie en proposant des choix et des stratégies, non en tant que force qui impose des solutions sans une vraie consultation des partenaires sociaux. par là je veux dire que les salaires sont trop bas et les patrons font ce qu'ils veulent car les soit disant contrôleurs fiscaux sont , dans leur majorité, des corrompus . j'ai rencontré des employés dont le salaire atteint et, parfois dépasse les 400 d, mais sur la fiche de paie le patron ne
déclare que 200. ces pauvres salariés disent qu'ils ne peuvent même pas porter plainte car ils risquent le licenciement sans appel. tout le monde est perdant dans cette histoire( l'état , la sécurité sociale, le salarié...) sauf le patron. allez-y voir du côté des patrons des supérettes dans villes touristiques, des restaurateurs et plagistes. ils ne déclarent même pas le 1/4 de leur chiffre d'affaire, , parce que le contrôleur fiscal en pris
une partie. il est où l'état fort, juste et soucieux de l'équité sociale?