Trente-cinq mille abonnés à l'internet haut débit en Algérie ne sont plus connectés depuis le début du mois de septembre, par suite d'un litige financier entre Algérie Télécom et le fournisseur de services EEPAD. Quelque 16 000 cybercafés sont également concernés par cet arrêt des connexions.
S'exprimant à Alger vendredi 11 septembre, le ministre des Postes, des Technologies de l'information et de la communication Hamid Bessalah a appelé les abonnés à l'EEPAD à commencer à chercher de nouveaux fournisseurs de services.
Le ministre a indiqué à cette occasion que le montant record des impayés de l'EEPAD avait incité la direction d'Algérie Télécom a supprimer les connexions à cette entreprise.
Pour que les connexions soient rétablies, l'EEPAD devra s'acquitter de sa dette de 3,5 milliards de dinars. Selon des responsables d'AT, le remboursement constitue un arriéré de trois ans.
Ce conflit remonte au printemps. Dans une lettre adressée à son client le 1er avril, AT avait fait connaître à l'EEPAD son intention de suspendre les connexions si ce dernier ne remboursait pas sa dette. L'EEPAD avait demandé à négocier un échéancier de remboursement, qui avait été accepté aux termes d'un accord conclu le 13 avril. Le premier remboursement devait être de 430 millions de dinars.

Mais la société avait peiné à réunir cette somme et avait demandé un report de paiement, une demande rejetée par AT qui avait suspendu le service pendant quatre jours le 4 mai.
Le ministère de la Communication était intervenu pour tenter de résoudre ce conflit, accordant une prolongation de quatre mois au fournisseur privé. Passée la date d'expiration du délai, et sans qu'intervienne un paiement, Algérie Télécom avait procédé à la suspension du service le 1er septembre à minuit.
Une tentative de médiation de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) s'est avérée infructueuse. Cette institution a stigmatisé la position adoptée par AT.
Dans une déclaration faite le 6 septembre à la radio nationale, la directrice des communications de l'ARPT Amel Tefridj avait souligné que les négociations étaient encore en cours.
"C'est la raison pour laquelle nous avons été surpris à l'ARPT de la décision prise par Algérie Télécom de suspendre la fourniture de services à l'EEPAD", a-t-elle souligné.
Le PDG d'Algérie Télécom Moussa Benhamadi a affirmé pour sa part que son entreprise "n’avait pas d’autre alternative que de couper la connexion".
"L’opérateur a besoin d’argent, car il est en phase d’investissement massif dans le cadre du renforcement de l’infrastructure des télécommunications à haut et très haut débit et fait face à une baisse des revenus de la téléphonie fixe", a-t-il conclu.
Le PDG de l'EEPAD Nouar Harzallah a suggéré que les deux sociétés résolvent leur litige par le transfert d'une partie des actifs de sa société à Algérie Télécom, mais l'entreprise publique a rejeté cette proposition au vu de la dette de l'EEPAD. Une autre suggestion d'annulation d'une partie de la dette a également été rejetée.
Face aux critiques de ce que beaucoup considèrent comme une punition pour des milliers d'abonnés, le ministère des Télécommunications a émis la possibilité d'aider les clients d'EEPAD à basculer vers le réseaux d'AT.
Dans l'attente d'un règlement, les abonnés d'EEPAD sont en colère.
Amine s'est vu contraint de fermer son cybercafé par suite de ce conflit. "Nous sommes otages de ce conflit dont nous ignorons vraiment l’origine", a-t-il expliqué. "Ce qui est sûr, c’est que nous avons payé un an d’avance de notre abonnement."
"J’aimerais savoir qui est en mesure de nous rembourser : l’Etat, qui a pris la décision, ou l’EEPAD ?", s'interroge-t-il.
Siham, qui dispose chez elle d'une connexion ADSL à l'EEPAD, est favorable au transfert des abonnés EEPAD vers les services d'Algérie Télécom service, à condition que la solution intervienne rapidement.
Un employé d'EEPAD a déclaré à Magharebia qu'il était trop tôt pour envisager un tel transfert. "Nous espérons une plus grande souplesse dans les positions adoptées par les autorités, afin que la société et ses abonnés ne soient pas pénalisés", a-t-il déclaré.
L'EEPAD impute cette situation financière à la décision prise en avril 2008 par l'ancien ministre des Télécommunications Boudjemâa Haïchour de réduire de 50 pour cent les frais de connexion à l'ADSL.
S'exprimant à Alger vendredi 11 septembre, le ministre des Postes, des Technologies de l'information et de la communication Hamid Bessalah a appelé les abonnés à l'EEPAD à commencer à chercher de nouveaux fournisseurs de services.
Le ministre a indiqué à cette occasion que le montant record des impayés de l'EEPAD avait incité la direction d'Algérie Télécom a supprimer les connexions à cette entreprise.
Pour que les connexions soient rétablies, l'EEPAD devra s'acquitter de sa dette de 3,5 milliards de dinars. Selon des responsables d'AT, le remboursement constitue un arriéré de trois ans.
Ce conflit remonte au printemps. Dans une lettre adressée à son client le 1er avril, AT avait fait connaître à l'EEPAD son intention de suspendre les connexions si ce dernier ne remboursait pas sa dette. L'EEPAD avait demandé à négocier un échéancier de remboursement, qui avait été accepté aux termes d'un accord conclu le 13 avril. Le premier remboursement devait être de 430 millions de dinars.

Mais la société avait peiné à réunir cette somme et avait demandé un report de paiement, une demande rejetée par AT qui avait suspendu le service pendant quatre jours le 4 mai.
Le ministère de la Communication était intervenu pour tenter de résoudre ce conflit, accordant une prolongation de quatre mois au fournisseur privé. Passée la date d'expiration du délai, et sans qu'intervienne un paiement, Algérie Télécom avait procédé à la suspension du service le 1er septembre à minuit.
Une tentative de médiation de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) s'est avérée infructueuse. Cette institution a stigmatisé la position adoptée par AT.
Dans une déclaration faite le 6 septembre à la radio nationale, la directrice des communications de l'ARPT Amel Tefridj avait souligné que les négociations étaient encore en cours.
"C'est la raison pour laquelle nous avons été surpris à l'ARPT de la décision prise par Algérie Télécom de suspendre la fourniture de services à l'EEPAD", a-t-elle souligné.
Le PDG d'Algérie Télécom Moussa Benhamadi a affirmé pour sa part que son entreprise "n’avait pas d’autre alternative que de couper la connexion".
"L’opérateur a besoin d’argent, car il est en phase d’investissement massif dans le cadre du renforcement de l’infrastructure des télécommunications à haut et très haut débit et fait face à une baisse des revenus de la téléphonie fixe", a-t-il conclu.
Le PDG de l'EEPAD Nouar Harzallah a suggéré que les deux sociétés résolvent leur litige par le transfert d'une partie des actifs de sa société à Algérie Télécom, mais l'entreprise publique a rejeté cette proposition au vu de la dette de l'EEPAD. Une autre suggestion d'annulation d'une partie de la dette a également été rejetée.
Face aux critiques de ce que beaucoup considèrent comme une punition pour des milliers d'abonnés, le ministère des Télécommunications a émis la possibilité d'aider les clients d'EEPAD à basculer vers le réseaux d'AT.
Dans l'attente d'un règlement, les abonnés d'EEPAD sont en colère.
Amine s'est vu contraint de fermer son cybercafé par suite de ce conflit. "Nous sommes otages de ce conflit dont nous ignorons vraiment l’origine", a-t-il expliqué. "Ce qui est sûr, c’est que nous avons payé un an d’avance de notre abonnement."
"J’aimerais savoir qui est en mesure de nous rembourser : l’Etat, qui a pris la décision, ou l’EEPAD ?", s'interroge-t-il.
Siham, qui dispose chez elle d'une connexion ADSL à l'EEPAD, est favorable au transfert des abonnés EEPAD vers les services d'Algérie Télécom service, à condition que la solution intervienne rapidement.
Un employé d'EEPAD a déclaré à Magharebia qu'il était trop tôt pour envisager un tel transfert. "Nous espérons une plus grande souplesse dans les positions adoptées par les autorités, afin que la société et ses abonnés ne soient pas pénalisés", a-t-il déclaré.
L'EEPAD impute cette situation financière à la décision prise en avril 2008 par l'ancien ministre des Télécommunications Boudjemâa Haïchour de réduire de 50 pour cent les frais de connexion à l'ADSL.





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