Il y a 20 ans, Walid Taoufik faisait trembler les gradins lors d’une mémorable soirée où Carthage battait l’un de ses records d’affluence…
Mercredi soir, il a attiré à peine 5 mille spectateurs. Il a perdu certes en nombre de spectateurs, mais il a gardé ses vrais fans. Sur les gradins, il n’y avait que des fidèles, que des amoureux qui ont pu résister à la tendance générale.
"Vas-y, je suis de ton côté, depuis 1985. Pas de problème, Grand", crie une voix masculine voulant à tout prix encourager son idole, un peu déçue par l’absence du public. Message reçu. La star dépasse en un clin d’œil sa gêne et décide enfin de mener la fête, dans cette soirée de mercredi, au festival de Carthage.
Personne n’a regretté l’annulation de " l’inconnue " Suzanne Temime ". Un soulagement. " Walid aura tout le temps", entend-on à travers les gradins. Mais surprise, Walid a bien changé…
Pour se distinguer des autres stars du showbiz, qui l’entourent et ne cessent de pousser comme des champignons et le dépasser visiblement, Walid Taoufik décide de faire mûrir sa voix.
Les "layali" et les " maouel" garnissent son programme et presque tout son nouveau répertoire. De belles chansons, biens écrites aussi bien au niveau de la parole que de la composition. Il est évident que désormais, il joue sur la qualité de ces chansons, sur le tarab et non pas sur leur popularité.
L’ère de la chanson «chababia» est révolue. Et il le fait savoir d’une manière assez agressive et brusque. Les temps ont changé et visiblement lui aussi. "C’est tellement évident", semble-t-il dire avec amertume.
Source:La Presse





Abdelhalim Hafed - موعود
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