Resultat final: Tun-Sen 1-0 but tunisien marque a la 65eme min Mnari
Reportage du match
Le match contre le Sénégal sera celui du savoir-faire avec comme impératif, pour les Tunisiens, la maîtrise des nerfs et une audace de tous les instants.
La Tunisie a franchi un cap psychologique de première importance en se qualifiant aux quarts de finale, tout en conservant son leadership du groupe.
Son destin est entre les mains de ses joueurs qui, vraisemblablement, sont au top de leurs moyens.
Après les trois matches du 1er tour, ils se sont vraisemblablement débarrassés de tous leurs handicaps du départ, tout en ayant pris la mesure de la compétition dans laquelle ils sont engagés.
Ils connaissent désormais leurs adversaires du second tour, ils ont déjà croisé leur chemin au cours de la préparation de cette CAN.
Le cadre pour ce samedi sera bien sûr différent de celui du 30 avril dernier en amical, puisqu’il s’agit d’un match officiel et de qualification en plus. Ce facteur pèsera lourdement dans la balance aussi bien pour le onze national que pour son homologue sénégalais, qui n’est autre que le vice-champion d’Afrique.
Le cadre est planté
Mais force est de reconnaître que le Sénégal, que nous avons vu à l’œuvre, est très loin de celui qui nous a tant charmés lors de la précédente édition et celui qui a confirmé son renouveau au cours du Mondial asiatique.
Les joueurs sont à quelques éléments près les mêmes, mais l’allure de l’équipe est bien en deçà de ce que nous attendions d’elle. Mais cela ne minimise en rien la valeur intrinsèque de ses joueurs qui sont capables à tout moment d’inverser la vapeur d’une partie. Cela ne fait pas l’ombre du moindre doute. Un élément dont Lemerre devra tenir compte et ses joueurs devront l’avoir toujours présent à l’esprit. En un mot, bien qu’elle nous intrigue à plus d’un égard, cette équipe du Sénégal nous paraît capable de toutes les surprises dans un sens comme dans un autre.
Franchement, on aurait souhaité avoir affaire à une sélection sénégalaise au rendement constant et régulier. Mais la situation étant ce qu’elle est, les Tunisiens devront s’y adapter pour faire avec, tout en demeurant sur la droite ligne, celle qu’ils ont tracée avant l’entame de la CAN. Cela exige d’eux beaucoup plus d’efforts qu’ils n’en ont fourni jusque-là, surtout côté mental où à notre sens tout va se jouer aussi bien pour eux que pour leurs vis-à-vis.
A ce niveau bien précis, il faut être le plus fort pour réussir. Et à un pareil stade de la compétition il est impossible d’exiger la manière d’une équipe qui joue sa qualification aux demi-finales, comme il est hasardeux de voir les joueurs s’y occuper outre-mesure.
L’essentiel avant tout est de savoir négocier et gérer les débats en leur imprégnant le rythme qui cadre le mieux avec le but qu’on veut atteindre.
Sang-froid
Savoir gérer les débats, cela suppose impérativement une grande maîtrise de soi et une bonne dose de sang-froid pour éviter de tomber dans l’approximation.
Lemerre connaît bien le onze du Sénégal, il l’a bien étudié pour le juger avec précision. Ceci lui sera d’un grand apport dans sa quête pour le tenir en respect pour ensuite le pousser à l’erreur. Celle-ci est tributaire dans une mesure du degré d’audace dont ses protégés devront faire preuve. Et face à un adversaire de cette trempe et en dépit de cette apparente inconstance dans le rendement, il est toujours préférable de jouer la carte qui limite son danger. Le meilleur exemple est celui du Burkina Faso qui n’a pas seulement freiné l’élan de cet adversaire mais il est parvenu à le faire trembler le plus clair du temps. Le seul handicap des Burbinabé était sans doute ce manque de conviction au moment de conclure. Ceci ne doit pas être le cas des camarades de Trabelsi qui partent dans cette rencontre avec la ferme détermination à faire la différence, d’autant plus que contrairement au premier tour il n’y aura aucune possibilité de rachat.
Et l’on estime qu’il n’est pas inutile pour une fois, eu égard aux qualités individuelles de l’adversaire, de mettre sous bonne garde les éléments sénégalais les plus en vue pour priver les «Lions de la Térenga» de leur atout majeur, dans la mesure où sur le plan du jeu collectif ils se cherchent encore.
Les Tunisiens sont ainsi devant un beau défi qu’ils sauront relever, aidés en cela par un public qui se déplacera nombreux et qui ne manquera pas d’apporter son soutien indéfectible à des joueurs qui ont tant besoin de cela.
Ali TRABELSI: La Presse de Tunisie
Reportage du match
Le match contre le Sénégal sera celui du savoir-faire avec comme impératif, pour les Tunisiens, la maîtrise des nerfs et une audace de tous les instants.
La Tunisie a franchi un cap psychologique de première importance en se qualifiant aux quarts de finale, tout en conservant son leadership du groupe.
Son destin est entre les mains de ses joueurs qui, vraisemblablement, sont au top de leurs moyens.
Après les trois matches du 1er tour, ils se sont vraisemblablement débarrassés de tous leurs handicaps du départ, tout en ayant pris la mesure de la compétition dans laquelle ils sont engagés.
Ils connaissent désormais leurs adversaires du second tour, ils ont déjà croisé leur chemin au cours de la préparation de cette CAN.
Le cadre pour ce samedi sera bien sûr différent de celui du 30 avril dernier en amical, puisqu’il s’agit d’un match officiel et de qualification en plus. Ce facteur pèsera lourdement dans la balance aussi bien pour le onze national que pour son homologue sénégalais, qui n’est autre que le vice-champion d’Afrique.
Le cadre est planté
Mais force est de reconnaître que le Sénégal, que nous avons vu à l’œuvre, est très loin de celui qui nous a tant charmés lors de la précédente édition et celui qui a confirmé son renouveau au cours du Mondial asiatique.
Les joueurs sont à quelques éléments près les mêmes, mais l’allure de l’équipe est bien en deçà de ce que nous attendions d’elle. Mais cela ne minimise en rien la valeur intrinsèque de ses joueurs qui sont capables à tout moment d’inverser la vapeur d’une partie. Cela ne fait pas l’ombre du moindre doute. Un élément dont Lemerre devra tenir compte et ses joueurs devront l’avoir toujours présent à l’esprit. En un mot, bien qu’elle nous intrigue à plus d’un égard, cette équipe du Sénégal nous paraît capable de toutes les surprises dans un sens comme dans un autre.
Franchement, on aurait souhaité avoir affaire à une sélection sénégalaise au rendement constant et régulier. Mais la situation étant ce qu’elle est, les Tunisiens devront s’y adapter pour faire avec, tout en demeurant sur la droite ligne, celle qu’ils ont tracée avant l’entame de la CAN. Cela exige d’eux beaucoup plus d’efforts qu’ils n’en ont fourni jusque-là, surtout côté mental où à notre sens tout va se jouer aussi bien pour eux que pour leurs vis-à-vis.
A ce niveau bien précis, il faut être le plus fort pour réussir. Et à un pareil stade de la compétition il est impossible d’exiger la manière d’une équipe qui joue sa qualification aux demi-finales, comme il est hasardeux de voir les joueurs s’y occuper outre-mesure.
L’essentiel avant tout est de savoir négocier et gérer les débats en leur imprégnant le rythme qui cadre le mieux avec le but qu’on veut atteindre.
Sang-froid
Savoir gérer les débats, cela suppose impérativement une grande maîtrise de soi et une bonne dose de sang-froid pour éviter de tomber dans l’approximation.
Lemerre connaît bien le onze du Sénégal, il l’a bien étudié pour le juger avec précision. Ceci lui sera d’un grand apport dans sa quête pour le tenir en respect pour ensuite le pousser à l’erreur. Celle-ci est tributaire dans une mesure du degré d’audace dont ses protégés devront faire preuve. Et face à un adversaire de cette trempe et en dépit de cette apparente inconstance dans le rendement, il est toujours préférable de jouer la carte qui limite son danger. Le meilleur exemple est celui du Burkina Faso qui n’a pas seulement freiné l’élan de cet adversaire mais il est parvenu à le faire trembler le plus clair du temps. Le seul handicap des Burbinabé était sans doute ce manque de conviction au moment de conclure. Ceci ne doit pas être le cas des camarades de Trabelsi qui partent dans cette rencontre avec la ferme détermination à faire la différence, d’autant plus que contrairement au premier tour il n’y aura aucune possibilité de rachat.
Et l’on estime qu’il n’est pas inutile pour une fois, eu égard aux qualités individuelles de l’adversaire, de mettre sous bonne garde les éléments sénégalais les plus en vue pour priver les «Lions de la Térenga» de leur atout majeur, dans la mesure où sur le plan du jeu collectif ils se cherchent encore.
Les Tunisiens sont ainsi devant un beau défi qu’ils sauront relever, aidés en cela par un public qui se déplacera nombreux et qui ne manquera pas d’apporter son soutien indéfectible à des joueurs qui ont tant besoin de cela.
Ali TRABELSI: La Presse de Tunisie





Abdelhalim Hafed - موعود
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