Un nouveau rapport de l’United States Institute of Peace remet en cause la vision états-unienne du Hamas et affirme qu’il n’est pas antisémite et pourrait coexister pacifiquement avec Israël. Intitulé Hamas : Ideological Rigidity and Political Flexibility (Le Hamas : rigidité idéologique et souplesse politique), il questionne la doctrine du Hamas au regard de son interprétation du Coran. [Voir document téléchargeable au bas de cette page]
Pour opérer ce changement de point de vue, le rapport souligne que les déclarations du Hamas et sa charte de 1988 ne doivent pas être pris comme des barrières infranchissables, malgré leur caractère outrancier. Alors que les Etats-uniens ont coutume de classer leurs interlocuteurs entre pragmatiques et idéologues, le Hamas ressortirait d’une troisième catégorie : celle des mouvements intransigeants sur l’énoncé des principes, mais souples quant à leur application. Encore faut-il comprendre dans sa phraséologie ce que sont ces principes.

Le rapport note que le Hamas n’est pas hostile aux juifs ni à leur présence en Palestine, mais conteste la création d’un Etat non-musulman sur une terre d’islam, d’autant que la Palestine abrite le troisième lieu saint de cette religion. De même, il établit une distinction entre lui-même, dévoué à l’islam et astreint à diverses obligations, et le peuple palestinien qu’il entend défendre dans sa diversité. En tant que formation musulmane, il ne lui revient donc pas de reconnaître la création d’un Etat juif en Palestine, mais il ne s’opposerait pas à ce que le peuple palestinien le reconnaisse par référendum et il s’accommoderait du « fait accompli » dans le cadre de la « solution à deux Etats » (théorie de la « libération séquencée »).
Le rapport note également que le Hamas a pratiqué durant le second semestre 2008 une tahadiya (cessez-le-feu) et s’est montré demandeur d’une hudna durable (trêve) dans l’intérêt du peuple palestinien. Celle-ci suppose
le retrait inconditionnel des Israéliens de Jérusalem-Est, Gaza et la Cisjordanie ;
le démantèlement des colonies illégales ;
des compensations pour les personnes déplacées ;
des élections générales auxquelles participeraient tous les Palestiniens où qu’ils résident.
Tous ces éléments sont connus depuis longtemps de nos lecteurs [1] et l’on ne peut que se réjouir de voir Washington abandonner son manichéisme et revenir à la réalité.
L’United States Institute of Peace est un organisme bipartisan dont le budget dépend du département de la Défense. Les secrétaires à la Défense et d’Etat, ainsi que le recteur de l’École de guerre en sont administrateurs de droit.
Téléchargez le document: « Hamas : Ideological Rigidity and Political Flexibility » (USIP, june 2009)
Pour opérer ce changement de point de vue, le rapport souligne que les déclarations du Hamas et sa charte de 1988 ne doivent pas être pris comme des barrières infranchissables, malgré leur caractère outrancier. Alors que les Etats-uniens ont coutume de classer leurs interlocuteurs entre pragmatiques et idéologues, le Hamas ressortirait d’une troisième catégorie : celle des mouvements intransigeants sur l’énoncé des principes, mais souples quant à leur application. Encore faut-il comprendre dans sa phraséologie ce que sont ces principes.

Le rapport note que le Hamas n’est pas hostile aux juifs ni à leur présence en Palestine, mais conteste la création d’un Etat non-musulman sur une terre d’islam, d’autant que la Palestine abrite le troisième lieu saint de cette religion. De même, il établit une distinction entre lui-même, dévoué à l’islam et astreint à diverses obligations, et le peuple palestinien qu’il entend défendre dans sa diversité. En tant que formation musulmane, il ne lui revient donc pas de reconnaître la création d’un Etat juif en Palestine, mais il ne s’opposerait pas à ce que le peuple palestinien le reconnaisse par référendum et il s’accommoderait du « fait accompli » dans le cadre de la « solution à deux Etats » (théorie de la « libération séquencée »).
Le rapport note également que le Hamas a pratiqué durant le second semestre 2008 une tahadiya (cessez-le-feu) et s’est montré demandeur d’une hudna durable (trêve) dans l’intérêt du peuple palestinien. Celle-ci suppose
le retrait inconditionnel des Israéliens de Jérusalem-Est, Gaza et la Cisjordanie ;
le démantèlement des colonies illégales ;
des compensations pour les personnes déplacées ;
des élections générales auxquelles participeraient tous les Palestiniens où qu’ils résident.
Tous ces éléments sont connus depuis longtemps de nos lecteurs [1] et l’on ne peut que se réjouir de voir Washington abandonner son manichéisme et revenir à la réalité.
L’United States Institute of Peace est un organisme bipartisan dont le budget dépend du département de la Défense. Les secrétaires à la Défense et d’Etat, ainsi que le recteur de l’École de guerre en sont administrateurs de droit.
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