La deuxième réunion du Comité de préparation Prepcom-2 de la phase de Tunis se déroule à Genève du 17 au 25 février 2005.
Environ 150 pays, ainsi que les diverses parties prenantes dans la société de l'information, se sont efforcés de rapprocher leurs positions sur les textes relatifs aux mécanismes de financement du développement des TIC et à la mise en oeuvre du Plan d'action de Genève, adopté à l'occasion de la première phase du SMSI, en décembre 2003. Deux points essentiels sont à l'ordre du jour du PrepCom-2.
Les 22 et 23 février, le débat s'est articulé sur les propositions formulées par le Président du Sous-Comité du SMSI pour le chapitre sur les mécanismes de financement faisant partie de la partie opérationnelle du document final. La première journée s'est déroulée sous le signe d'une coopération multilatérale très serrée, l'objectif étant de préciser le texte, mais, le
lendemain, les passages laissés entre crochets ou les dispositions non acceptées d'un commun accord se sont multipliés. Cette évolution tenait en partie à ce que plusieurs délégations sont revenues sur le libellé du Plan d'action de Genève dans le souci de traiter les difficultés spécifiques des petits Etats insulaires et des pays les moins avancés. Des groupes de rédaction ad hoc ont alors été chargés d'accélérer le travail sur les propositions de compromis et de supprimer ainsi les problèmes posés par les passages controversés.
Plusieurs membres du Bureau du SMSI - ou Commission de direction - ont également demandé que se tienne, dans l'intervalle entre la réunion PrepCom-2 et la réunion PrepCom-3, une réunion intermédiaire qui permettrait de parvenir au consensus. Le Secrétaire général de l'UIT, M. Yoshio Utsumi, a été prié d'étudier la faisabilité d'organiser une telle réunion.
Les premiers obstacles sont apparus dans un paragraphe traitant des difficultés que suscite la réduction de la fracture numérique pour les pays en développement, les impératifs de développement étant difficilement conciliables avec des ressources limitées (paragraphe 14), puis dans le paragraphe encourageant les donateurs à harmoniser leur assistance en fonction des priorités des pays en développement, en particulier pour ce qui est des stratégies de lutte contre la pauvreté (paragraphe 21). Le Président a rappelé aux délégués que ce texte devait faire l'objet d'un consensus, en d'autres termes, que rien ne serait décidé aussi longtemps que tout ne serait pas décidé.
De surcroît, certains Etats ont achoppé au paragraphe relatif aux nouvelles possibilités de constituer dans les pays en développement une solide base commerciale pour les investissements dans les infrastructures TIC et à l'accès de ces derniers aux services issus des technologies de l'information (paragraphe 18); par ailleurs, le paragraphe traitant des approches actuelles en matière de financement des TIC, qui pourrait être inadéquat, puisque la demande de financement pourrait fort bien être supérieure aux ressources disponibles, a suscité un vif débat.
Le Sous-Comité est revenu sur le paragraphe concernant le Fonds de solidarité numérique (paragraphe 27). Selon la proposition formulée initialement par le Sénégal, il s'agit d'un mécanisme de financement complémentaire et volontaire dont le lancement officiel est prévu pour le mois prochain et qui complétera donc les mécanismes de financement existants. Dans le débat, un certain nombre de nations développées et de nations en développement se sont efforcées de concilier leurs points de vue respectifs. Toutefois, les Etats-Unis ont refusé le concept d'un mécanisme financé par des contributions volontaires à hauteur de 1% des contrats obtenus par les fournisseurs de services TIC privés qui pourraient alors utiliser le label "Solidarité numérique".
Le paragraphe dans lequel il est recommandé d'améliorer les mécanismes de financement de telle sorte que les ressources financières soient stables, prévisibles, sans conditionnalités et durables (paragraphe 26) a absorbé la plus grande partie de la matinée du 2ème jour. Ce paragraphe important touchait véritablement au coeur de questions fondamentales, telles que les infrastructures ou "dorsales TIC" et portait sur un certain nombre de questions connexes, par exemple la fourniture d'un accès financièrement abordable aux TIC grâce à une réduction des coûts d'interconnexion à l'Internet facturés par les fournisseurs d'infrastructures dorsales - cette question étant, en l'occurrence, l'une des plus controversées.
Un certain nombre d'observateurs ont formulé des déclarations. Ayesha Hassan (CCBI, Coordinating Committee of business interlocutors, Comité de coordination des interlocuteurs commerciaux) a reconnu que, dans certains cas, le secteur privé n'avait été en mesure de fournir tous les investissements requis pour un développement inclusif et un accès pour tous. De l'avis de cette oratrice, l'heure était au développement de l'autonomie, au choix de consommation, à l'innovation et à la productivité.
Pour One World South Asia, il s'agissait de renforcer les communications au niveau local, notamment à l'aide de la radio communautaire.
L'Organisation météorologique mondiale a rappelé l'utilité des applications des TIC dans la prévision des catastrophes naturelles et des systèmes d'alerte avancée. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, les TIC facilitaient les transferts de connaissance entre les diasporas et les communautés d'origine.
Source ITU Press Room
Environ 150 pays, ainsi que les diverses parties prenantes dans la société de l'information, se sont efforcés de rapprocher leurs positions sur les textes relatifs aux mécanismes de financement du développement des TIC et à la mise en oeuvre du Plan d'action de Genève, adopté à l'occasion de la première phase du SMSI, en décembre 2003. Deux points essentiels sont à l'ordre du jour du PrepCom-2.
Les 22 et 23 février, le débat s'est articulé sur les propositions formulées par le Président du Sous-Comité du SMSI pour le chapitre sur les mécanismes de financement faisant partie de la partie opérationnelle du document final. La première journée s'est déroulée sous le signe d'une coopération multilatérale très serrée, l'objectif étant de préciser le texte, mais, le
lendemain, les passages laissés entre crochets ou les dispositions non acceptées d'un commun accord se sont multipliés. Cette évolution tenait en partie à ce que plusieurs délégations sont revenues sur le libellé du Plan d'action de Genève dans le souci de traiter les difficultés spécifiques des petits Etats insulaires et des pays les moins avancés. Des groupes de rédaction ad hoc ont alors été chargés d'accélérer le travail sur les propositions de compromis et de supprimer ainsi les problèmes posés par les passages controversés. Plusieurs membres du Bureau du SMSI - ou Commission de direction - ont également demandé que se tienne, dans l'intervalle entre la réunion PrepCom-2 et la réunion PrepCom-3, une réunion intermédiaire qui permettrait de parvenir au consensus. Le Secrétaire général de l'UIT, M. Yoshio Utsumi, a été prié d'étudier la faisabilité d'organiser une telle réunion.
Les premiers obstacles sont apparus dans un paragraphe traitant des difficultés que suscite la réduction de la fracture numérique pour les pays en développement, les impératifs de développement étant difficilement conciliables avec des ressources limitées (paragraphe 14), puis dans le paragraphe encourageant les donateurs à harmoniser leur assistance en fonction des priorités des pays en développement, en particulier pour ce qui est des stratégies de lutte contre la pauvreté (paragraphe 21). Le Président a rappelé aux délégués que ce texte devait faire l'objet d'un consensus, en d'autres termes, que rien ne serait décidé aussi longtemps que tout ne serait pas décidé.
De surcroît, certains Etats ont achoppé au paragraphe relatif aux nouvelles possibilités de constituer dans les pays en développement une solide base commerciale pour les investissements dans les infrastructures TIC et à l'accès de ces derniers aux services issus des technologies de l'information (paragraphe 18); par ailleurs, le paragraphe traitant des approches actuelles en matière de financement des TIC, qui pourrait être inadéquat, puisque la demande de financement pourrait fort bien être supérieure aux ressources disponibles, a suscité un vif débat.
Le Sous-Comité est revenu sur le paragraphe concernant le Fonds de solidarité numérique (paragraphe 27). Selon la proposition formulée initialement par le Sénégal, il s'agit d'un mécanisme de financement complémentaire et volontaire dont le lancement officiel est prévu pour le mois prochain et qui complétera donc les mécanismes de financement existants. Dans le débat, un certain nombre de nations développées et de nations en développement se sont efforcées de concilier leurs points de vue respectifs. Toutefois, les Etats-Unis ont refusé le concept d'un mécanisme financé par des contributions volontaires à hauteur de 1% des contrats obtenus par les fournisseurs de services TIC privés qui pourraient alors utiliser le label "Solidarité numérique".
Le paragraphe dans lequel il est recommandé d'améliorer les mécanismes de financement de telle sorte que les ressources financières soient stables, prévisibles, sans conditionnalités et durables (paragraphe 26) a absorbé la plus grande partie de la matinée du 2ème jour. Ce paragraphe important touchait véritablement au coeur de questions fondamentales, telles que les infrastructures ou "dorsales TIC" et portait sur un certain nombre de questions connexes, par exemple la fourniture d'un accès financièrement abordable aux TIC grâce à une réduction des coûts d'interconnexion à l'Internet facturés par les fournisseurs d'infrastructures dorsales - cette question étant, en l'occurrence, l'une des plus controversées.
Un certain nombre d'observateurs ont formulé des déclarations. Ayesha Hassan (CCBI, Coordinating Committee of business interlocutors, Comité de coordination des interlocuteurs commerciaux) a reconnu que, dans certains cas, le secteur privé n'avait été en mesure de fournir tous les investissements requis pour un développement inclusif et un accès pour tous. De l'avis de cette oratrice, l'heure était au développement de l'autonomie, au choix de consommation, à l'innovation et à la productivité.
Pour One World South Asia, il s'agissait de renforcer les communications au niveau local, notamment à l'aide de la radio communautaire.
L'Organisation météorologique mondiale a rappelé l'utilité des applications des TIC dans la prévision des catastrophes naturelles et des systèmes d'alerte avancée. Selon l'Organisation internationale pour les migrations, les TIC facilitaient les transferts de connaissance entre les diasporas et les communautés d'origine.
Source ITU Press Room





Abdelhalim Hafed - موعود
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