Tourisme: Cap sur la qualité pour transcender la crise



tap - (TAP)- Les participants à une table ronde sur le thème « Comment agir face à la crise? » ont soutenu, mardi, que l’investissement dans la qualité du produit, l’amélioration des prestations et l’action à mener par l’ensemble des filières du tourisme constituent les pistes les mieux indiquées pour faire face à l’actuelle crise financière et économique.
Selon d es statistiques fournies à cette occasion, le tourisme s’est bien comporté, au cours des dix premiers mois de l’année:
Le secteur a enregistré, par rapport à la même période de 2007, une croissance de 3,4% du nombre de touristes avec 6 288 000 touristes, une évolution de 10% des recettes (2900 millions de dinars), une hausse de 2% du nombre de nuitées (35,1 millions de nuitées), une augmentation de 1,5% du taux d’occupation (57,5%). La recette par nuitée a cru de 6% passant de 76 dinars à 82 dinars la nuitée.
Intervenant à cette table ronde, le ministre du tourisme, M.Khelil Lajimi a indiqué qu’au regard de la crise mondiale et de l’enjeu que présente le marché européen (4 millions de touristes visitent chaque année la Tunisie), le ministère du tourisme a mis en place une cellule de veille qui suit au quotidien la situation des marchés traditionnels en vue « d’une meilleure visibilité pour 2009 ».

IL s’agit en cette conjoncture difficile de ne pas céder aux pressions des tours operators, lesquelles ne cessent de demander la réduction des tarifs mais d’identifier les outils de correction qui agissent en temps réel et de remplacer les marchés traditionnels par d’autres, tels que ceux de proximité, notamment la Libye et l’Algérie.
A l’instar du ministère du tourisme, Tunisair a également mis en place une cellule de veille devant recueillir les informations concernant les plans des vols, les destinations et les requêtes. « L’effort sur le produit se poursuivra » (repas chauds gratuits à bord, boissons rafraichissantes..) et l’envolée de la croissance réalisée par TUNISAIR sur l’année 2008 (+6%) sera préservée a souligné de son coté M. Nabil Chettaoui, PDG de Tunisair.
Mais l’essentiel est de penser à l’après crise pour ce qui est de l’aérien. A ce titre, un budget en croissance a été prévu pour accompagner le secteur et satisfaire les besoins des TO, a-t-il ajouté. En outre, pour encourager les marchés lointains des vols long courrier sont prévus en 2012 par TUNISAIR vers le Canada, les Etats unis et la Chine.
Afin de tirer vers le haut la destination Tunisie des campagnes promotionnelles seront menées incessamment. C’est ainsi que des rallonges de budget seront effectuées et le budget publicitaire sera redéployé pour être placé sur les marchés porteurs, l’objectif étant de répondre à la demande et aux besoins du touriste, a indiqué M. Raouf Jomni, directeur général de l’office national du tourisme tunisien (ONTT).
Une commission groupant des représentants de l’ONTT, les transporteurs aériens, les hôteliers et les agences de voyage s’emploie actuellement à adapter les campagnes promotionnelles à chaque marché.
Pour M. Mohamed Bellajouza, président de la fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), le budget de promotion alloué pour 2009 demeure insuffisant par rapport à celui des pays concurrents.
D’ou, a-t-il dit, la nécessité, pour l’ensemble des professionnels de contribuer au fonds de développement de la compétitivité du secteur touristique, afin de redresser l’image de marque de la Tunisie.
La formation, la maintenance et l’encouragement du tourisme intérieur devant devenir un marché à part entière, sont les autres chantiers sur lesquels l’accent sera mis pour garantir la pérennité du secteur du tourisme.


Commentaires


1 de 1 commentaires pour l'article 14568

Tarak KLAA  (klaa.tarak@neuf.fr)  |Mercredi 03 Decembre 2008 à 20h 28m |           
La Tunisie a déjà pris plusieurs décennies de retard dans la mise en place de vols longs-courriers et aujourd'hui on parle de ne rien faire avant 2012.
Pourtant , il y a quelque temps il était question de le faire dès 2010 , avant cela encore on avait annoncé l'exploitation de lignes Tunis-Montreal et Tunis -Toronro par une compagnie canadienne , Northern Lights Airlines , qui en fin de compte n'a jamais vu le jour.
Il y a 2 ou 3 ans Nouvelair avait annoncé l'inauguration pour fin 2005 ou 2006 d'une ligne vers le Canada , avant de faire marche arrière.
Pourtant il est évident que ce genre de liaisons donnerait un véritable coup de fouet à notre tourisme et aussi à notre commerce extérieur , compte-tenu de nos performances économiques et de nos infrastructures touristiques ainsi que de nos richesses naturelles , notre patrimoine culturel , civilisationnel , artisanal et gastronomique.
Comment la Tunisie , grand pays touristique et avec des échanges extérieurs qui sont parmi les plus élevés en Afrique , peut-elle encore s'entêter à tourner le dos à des marchés aussi énormes que les U.S.A , le Japon , le Canada ou l'Inde ?
Je trouve cela absolument incompréhensible !
De nombreux concurrents de Tunisair autrefois moins développés l'ont aujourd'hui rattrapée et dépassée en chiffre d'affaires , bien qu'ils soient basés dans des pays beaucoup plus pauvres et moins touristiques que la Tunisie , ce qui ne les empêche pas d'exploiter avec succès un important réseau long-courrier et une flotte de gros porteurs conséquente !
Je pense à Kenya Airways ou Ethiopian Airlines.
Si le but est d'attendre la livraison des Airbus A350 récemment commandés par Tunisair je dis que cela n'est pas indispensable.
En attendant , Tunisair a largement les moyens de louer 3 ou 4 appareils de même catégorie disponibles immédiatement et pour un coût tout-à-fait abordable pour notre compagnie nationale , ou mieux encore d'acheter des appareils que les compagnies les plus riches retirent prématurément de leur flotte , pour les remplacer par des appareils de dernière génération , alors qu'ils sont en parfait état et récents.
J'ai beau retourner le problème dans tous les sens je ne trouve aucune explication à cette situation , si ce n'est le complexe d'infériorité d'une majorité de Tunisiens , persuadés que leur pays est le dernier des derniers alors que c'est tout le contraire ,en tous cas à l'échelle arabe et africaine et d'une bonne partie du Tiers-Monde.
Les responsables Tunisiens pensent que l'exploitation de vols longs-courrriers par notre pays relève de l'utopie et constitue un rêve inaccessible.
Ils ont tort !
Le Kenya , l'Ethiopie , Madagascar ou le Sri-Lanka y arrivent et en retirent de juteux bénéfices , malgré une économie moins développée que la nôtre !
Pourtant , malgré l'absence totale de vols directs et de campagnes promotionnelles ,26000 Nord-Américains ont visité la Tunisie durant les 9 premiers mois de 2008 , soit une moyenne de 650 par semaine , de quoi largement remplir 3 ou 4 avions .
On pourrait très vite multiplier ce chiffre par 2 ou 3 , en inaugurant des vols directs et en le faisant savoir à travers quelques spots télévisés , quelques espaces publicitaires dans les magazines les plus diffusés , et en commercialisant la Tunisie auprès de quelques tours-operators Américains et Canadiens.
Messieurs les rersponsables du Tourisme et du transport aérien qu'est ce qu'il vous faut de plus comme arguments ?
Arrêtez de faire constamment un pas en avant et 2 en arrière.
IL FAUT ALLER DE L AVANT et doter SANS PLUS ATTENDRE notre pays , notre tourisme et notre économie des outils qui lui font gravement défaut aujourd'hui !
Je pourrais dire la même chose du fret , dont Tunisair se désintéresse complètement , car son niveau d'activité dans ce domaine est ridiculement bas et ne cesse même de régresser , ce qui est anormal compte-tenu du niveau de nos échanges extérieurs , qui se monteront en 2008 à environ 50 milliards de dollars !
Enfin , concernant notre marché principal qui est l'Europe , il faut sans plus tarder mettre en place une politique d'open-sky et permettre aux compagnies low-cost , dont la présence en Tunisie est pratiquement nulle , de s'y implanter comme bon leur semble et de compléter ainsi les vols charters qui sont très nombreux en Tunisie mais qui ne suffisent plus à assurer le développement de notre tourisme.
De plus en plus de passagers préfèrent en effet les compagnies low-cost qui proposent ni plus ni moins que des vols réguliers à prix charters c'est à dire des vols imprimés officiellement et des liaisons nombreuses avec une multitude de liaisons point à point , des fréquences beaucoup mieux réparties et de meilleures dessertes en basse saison.
Le Maroc a totalement ouvert son ciel.
Du coup son trafic aérien a explosé et tous les transporteurs en profitent malgré ou peut-être grâce à une plus grande concurrence.
Pour être encore plus concret , il y a quelques années il y avait plus de vols REGULIERS entre Paris et la Tunisie qu'entre Paris et le Maroc.
Aujourd'hui il y a 3 fois plus de vols avec le Maroc !
CE qui rend aujoud'hui ce pays plus accessible que le nôtre aux hommes d'affaires , qui EUX ne prennent pas les charters !.