Dix marins dont 1 tunisiens et six Français enlevés par des pirates à Bakassi



APA-Douala (Cameroun) Dix marins dont six Français, deux Camerounais, un Tunisiens et un Sénégalais, ont été enlevés vendredi par un mouvement rebelle sur la côte camerounaise au lieu dit terminal Kolé (Sud-ouest) dans la zone de Bakassi, a appris APA de sources concordantes.

Les ravisseurs, qui s’appelleraient ’The Bakassi boys’, font partie des mouvements rebelles actifs dans le Delta du Niger (Nigeria) menaceraient de tuer les otages si le gouvernement camerounais n’ouvrait pas des discussions directes avec eux.


Les dix marins enlevés étaient à bord d’un bateau battant pavillon français, Le Bourbon Sagita et longeait selon toute vraisemblance les eaux territoriales camerounaises à destination du Port autonome de Douala (PAD).

Pour l’instant, le gouvernement camerounais n’a pas encore officiellement réagit, même si des sources introduites laissent croire que les mesures sont en train d’être prises pour trouver une solution rapide à ce problème.

La péninsule de Bakassi a été rétrocédée le 14 août 2008 au Cameroun après quinze années d’occupation de l’armée nigériane.

Ce retour au giron national est la traduction dans les faits, de l’arrêt sans appel de la Cour internationale de justice de La Haye (CIJ) du 10 octobre 2002.

Cet arrêt a été renforcé par l’accord de Greentree, près de Washington signé le 12 juin 2006 par les dirigeants du Cameroun et du Nigeria sous la supervision des Nations unies et en présence des Etats-témoins, constitués de l’Allemagne, des Etats-Unis, de la France et la Grande-Bretagne.

Les groupes rebelles nigérians qui ont toujours contesté cette décision multiplient des attaques sporadiques, la dernière en date étant l’attaque de l’armée camerounaise il y a une dizaine de jours.


Biya rassure sur la vie des otages du "Bourbon"



APA- Yaoundé (Cameroun) Toutes les mesures sont prises pour préserver la vie des otages enlevés dans la nuit de jeudi à vendredi au large des côtes camerounaises sur le remorqueur «Le Bourbon», a assuré vendredi soir le chef de l’Etat Paul Biya.

Dans un communiqué lu sur la radio nationale, il a, tout en condamnant l’attaque perpétrée par «un groupe inconnu» également indiqué que tout était mis en œuvre pour leur libération et pour identifier leurs ravisseurs.

Le président camerounais, actuellement à l’étranger, réagissait ainsi quelques heures après le rapt de six Français, deux Camerounais, un Tunisiens et un Sénégalais sur le terminal pétrolier de Kolé (Sud-ouest), situé dans la zone de la péninsule de Bakassi.

Les otages ont été enlevés en haute mer à quelque 180 kilomètres de Douala, la métropole économique, à bord du bateau «Bourbon Sagita» qui, selon nos informations, transportait une quinzaine de personnes et assurait la sous-traitance pour la multinationale Total, qui exploite plusieurs puits de pétrole dans la zone.

Un groupe rebelle dénommé «les Bakassi Freedom Fighters», a revendiqué ce rapt, exigeant l’ouverture de négociations avec les autorités camerounaises.

Bakassi, rappelle-t-on, est une zone réputée riche en pétrole et en produits halieutiques rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août dernier, conformément à un arrêt de la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye le 10 octobre 2002.

Avant et après cette rétrocession, la zone a été l’objet de plusieurs attaques de groupes rebelles qui écument les eaux du delta du Niger, se soldant par des dizaines de morts.