La BAD accueille à Tunis en novembre une conférence sur la crise financière internationale



APA- Les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales d’Afrique se réunissent le 12 novembre 2008 à Tunis pour examiner les effets de la crise financière internationale sur les économies africaines, a appris APA mercredi de bonne source.

La conférence, organisée par la Banque africaine de développement (BAD), en étroite collaboration avec la Commission de l’Union africaine; vise à mobiliser les Africains pour trouver une réponse commune à la crise financière internationale.


Le ralentissement de l’activité économique des pays riches aura pour effet des licenciements, un durcissement de la politique de migration et par conséquent la réduction drastique des transferts de fonds des travailleurs émigrés.

Le continent est épargné par les premiers effets de la crise, indique un communiqué dela Banque transmis à APA mercredi .

Toutefois, poursuit l’institution panafricaine, un fléchissement de la croissance mondiale et une réduction de ses exportations sont de nature à affecter les économies africaines.

Il s’y ajoute que les pressions budgétaires engendrées par les plans de sauvetages mis en œuvre par les pays développés risquent d’entraîner une contraction du volume de l’aide publique au développement.

"Cette situation, ajoutée aux effets négatifs des récentes flambées des prix des denrées alimentaires et du pétrole, est de nature à remettre en cause la croissance économique observée au cours des dernières années », a déclaré le Président de la BAD, le Rwandais, Dr Donald Kaberuka.

Selon lui, un certain nombre de pays à revenu intermédiaire et d’autres aspirant à ce statut, avaient pu récemment lever des fonds sur les marchés des capitaux, indiquant que la présente crise rendra les fonds plus coûteux et l’accès aux marchés plus difficile.

Au moment où le débat sur la réforme du système de Bretton Woods s’intensifie, le président de la BAD, Donald Kaberuka et le président de la commission de l’Union africaine, Jean Ping, veulent s’assurer que la voix de l’Afrique sera entendue.




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