Les Tunisiens ont eu l'occasion de se pencher samedi dernier sur le nouveau Pacte pour la Jeunesse qui sera officiellement lancé le 7 novembre. Ce pacte intègre les opinions des jeunes consultés dans le cadre du Dialogue avec la Jeunesse initié par le gouvernement.
Par Mona Yahia - Magharebia -
Alors que la Tunisie arrive au terme de son Année du Dialogue avec la Jeunesse, le gouvernement a publié un nouveau document basé sur les résultats de ses enquêtes en profondeur lancées auprès des jeunes de la nation.
Une ébauche du Pacte pour la Jeunesse Tunisienne, présentée samedi 11 octobre lors du Forum National de la Jeunesse à Tunis, intègre les idées et propositions de plus de 400 000 jeunes Tunisiens et se penche sur des questions telles que le chômage, l'identité et la participation à la vie politique et culturelle.
Le document final sera publié à l'occasion du vingt-et-unième anniversaire de l'accession au pouvoir du Président Zine El Abidine Ben Ali, le 7 novembre. Des milliers de jeunes, hommes et femmes âgés de 18 à 30 ans, y participeront.
Le Président avait initié ces dialogues ouverts avec les jeunes Tunisiens le 21 mars, à l'occasion du 52ème anniversaire de l'indépendance.
Les participants au Forum National de la Jeunesse ont affirmé que ce format ouvert, placé sous le thème "La Tunisie d'abord", avait renforcé leur sens du patriotisme. Beaucoup avaient qualifié cette initiative d'exemple de la démocratie qui existe entre l'Etat et la jeunesse dans le pays, reconnaissant également l'absence de censure, même sur les sujets les plus sensibles.
Ce pacte souligne l'importance de la participation à la vie publique et le renoncement à des actions "étrangères à l'identité tunisienne", décrite comme un mélange de cultures arabe, musulmane, africaine et méditerranéenne.
Le Président Ben Ali espère renforcer la participation des jeunes à la vie politique en réduisant l'âge de l'éligibilité aux conseils municipaux et parlementaires à 23 ans, et l'âge du vote à 18 ans. Il a également désigné 62 nouveaux membres âgés de moins de 30 ans au comité central du Rassemblement Constitutionnel Démocratique, le parti au pouvoir.
Le gouvernement demande également que soit fixé à 30 ans l'âge de la participation à des organisations de jeunes et suggère la fixation d'un quota de 30 pour cent pour la représentation des jeunes dans les bureaux politiques des partis et à des postes d'élus.
Ce pacte souhaite que les partis nationaux répondent aux défis actuels et futurs en organisant des consultations régulières avec les jeunes dans toute la Tunisie. Selon les chiffres fournis par le Comité National du Dialogue avec la Jeunesse, 8 500 rencontres de ce type ont déjà été organisées, auxquelles ont participé près de 400 000 jeunes Tunisiens.
Durant cinq mois, la radio, la télévision et la presse écrite du pays ont publié et diffusé des extraits de ces dialogues avec les jeunes, à la fois en Tunisie et à l'étranger, pour témoigner du niveau de participation.
Lors du Forum National de la Jeunesse de la semaine dernière, le Mouvement des Démocrates Socialistes a rappelé aux Tunisiens que ce pacte n'est pas un objectif en lui-même ; il est simplement la porte ouverte à des changements sociaux plus importants.
Des représentants des jeunes du Parti pour l'Unité du Peuple ont demandé la création d'un Conseil Supérieur de la Jeunesse, pour poursuivre le dialogue sur des questions comme l'enseignement supérieur et la recherche scientifique.
Les porte-parole du Parti Vert ont demandé que les questions environnementales soient intégrées dans les articles de ce Pacte pour la Jeunesse, pour témoigner de l'importance des questions relatives au réchauffement global, à la pollution industrielle, aux prix des produits alimentaires et de l'énergie, et à la raréfaction des ressources naturelles.
Les opinions au sein des quelque mille personnes présentes à ce forum ont été largement positives. "J'espère que les articles de ce pacte verront le jour", a déclaré Abd El Hak Ben Aaiid, "et ne resteront pas seulement de l'encre sur du papier."
"Je peux affirmer que les débats ont été ouverts et clairs. Un très grand nombre de jeunes ont fait part de leurs inquiétudes sur des questions comme l'emploi, le népotisme, la corruption, sans crainte d'être interrompus", a déclaré Karima Ben Rhoum, après avoir participé à l'un de ces dialogues régionaux.
Elle se demande si les avis exprimés seront pris en considération. "Nous verrons dans les mois qui viennent si le gouvernement est sérieux", a-t-elle conclu.
Le Premier Ministre Mohamed Ghannouchi a déclaré que la Tunisie avait encore beaucoup de chemin à parcourir, en particulier sur des questions délicates telles que le chômage, la flambée des prix et la crise financière mondiale. Ces défis, a-t-il affirmé, exigeront des efforts supplémentaires
Source : magharebia.com
Par Mona Yahia - Magharebia -
Alors que la Tunisie arrive au terme de son Année du Dialogue avec la Jeunesse, le gouvernement a publié un nouveau document basé sur les résultats de ses enquêtes en profondeur lancées auprès des jeunes de la nation.
Une ébauche du Pacte pour la Jeunesse Tunisienne, présentée samedi 11 octobre lors du Forum National de la Jeunesse à Tunis, intègre les idées et propositions de plus de 400 000 jeunes Tunisiens et se penche sur des questions telles que le chômage, l'identité et la participation à la vie politique et culturelle.
Le document final sera publié à l'occasion du vingt-et-unième anniversaire de l'accession au pouvoir du Président Zine El Abidine Ben Ali, le 7 novembre. Des milliers de jeunes, hommes et femmes âgés de 18 à 30 ans, y participeront.
Le Président avait initié ces dialogues ouverts avec les jeunes Tunisiens le 21 mars, à l'occasion du 52ème anniversaire de l'indépendance.
Les participants au Forum National de la Jeunesse ont affirmé que ce format ouvert, placé sous le thème "La Tunisie d'abord", avait renforcé leur sens du patriotisme. Beaucoup avaient qualifié cette initiative d'exemple de la démocratie qui existe entre l'Etat et la jeunesse dans le pays, reconnaissant également l'absence de censure, même sur les sujets les plus sensibles.
Ce pacte souligne l'importance de la participation à la vie publique et le renoncement à des actions "étrangères à l'identité tunisienne", décrite comme un mélange de cultures arabe, musulmane, africaine et méditerranéenne.
Le Président Ben Ali espère renforcer la participation des jeunes à la vie politique en réduisant l'âge de l'éligibilité aux conseils municipaux et parlementaires à 23 ans, et l'âge du vote à 18 ans. Il a également désigné 62 nouveaux membres âgés de moins de 30 ans au comité central du Rassemblement Constitutionnel Démocratique, le parti au pouvoir.
Le gouvernement demande également que soit fixé à 30 ans l'âge de la participation à des organisations de jeunes et suggère la fixation d'un quota de 30 pour cent pour la représentation des jeunes dans les bureaux politiques des partis et à des postes d'élus.
Ce pacte souhaite que les partis nationaux répondent aux défis actuels et futurs en organisant des consultations régulières avec les jeunes dans toute la Tunisie. Selon les chiffres fournis par le Comité National du Dialogue avec la Jeunesse, 8 500 rencontres de ce type ont déjà été organisées, auxquelles ont participé près de 400 000 jeunes Tunisiens.
Durant cinq mois, la radio, la télévision et la presse écrite du pays ont publié et diffusé des extraits de ces dialogues avec les jeunes, à la fois en Tunisie et à l'étranger, pour témoigner du niveau de participation.
Lors du Forum National de la Jeunesse de la semaine dernière, le Mouvement des Démocrates Socialistes a rappelé aux Tunisiens que ce pacte n'est pas un objectif en lui-même ; il est simplement la porte ouverte à des changements sociaux plus importants.
Des représentants des jeunes du Parti pour l'Unité du Peuple ont demandé la création d'un Conseil Supérieur de la Jeunesse, pour poursuivre le dialogue sur des questions comme l'enseignement supérieur et la recherche scientifique.
Les porte-parole du Parti Vert ont demandé que les questions environnementales soient intégrées dans les articles de ce Pacte pour la Jeunesse, pour témoigner de l'importance des questions relatives au réchauffement global, à la pollution industrielle, aux prix des produits alimentaires et de l'énergie, et à la raréfaction des ressources naturelles.
Les opinions au sein des quelque mille personnes présentes à ce forum ont été largement positives. "J'espère que les articles de ce pacte verront le jour", a déclaré Abd El Hak Ben Aaiid, "et ne resteront pas seulement de l'encre sur du papier."
"Je peux affirmer que les débats ont été ouverts et clairs. Un très grand nombre de jeunes ont fait part de leurs inquiétudes sur des questions comme l'emploi, le népotisme, la corruption, sans crainte d'être interrompus", a déclaré Karima Ben Rhoum, après avoir participé à l'un de ces dialogues régionaux.
Elle se demande si les avis exprimés seront pris en considération. "Nous verrons dans les mois qui viennent si le gouvernement est sérieux", a-t-elle conclu.
Le Premier Ministre Mohamed Ghannouchi a déclaré que la Tunisie avait encore beaucoup de chemin à parcourir, en particulier sur des questions délicates telles que le chômage, la flambée des prix et la crise financière mondiale. Ces défis, a-t-il affirmé, exigeront des efforts supplémentaires
Source : magharebia.com





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