Mise en place d’un Conseil d’Etat par les militaires au pouvoir en Mauritanie



APA-Nouakchott. Les officiers qui ont pris le pouvoir mercredi en Mauritanie, ont mis en place un Conseil d’Etat regroupant les hauts gradés de l’armée limogés le même jour par décret présidentiel, annonce un communiqué lu à la télévision mauritanienne.

Le Conseil d’Etat est dirigé par le général de brigade Mohamed Ould Abdel Aziz, qui occupait jusqu’à son limogeage les fonctions de chef d’état major particulier du Président de la République.


Il comprend également trois officiers précédemment limogés: le général Mohamed Ould Cheikh Mohamed Ahmed, chef d’état major national, le général Félix Négri, chef d’état major de la garde nationale et le colonel Ahmed Ould Bekrine, chef d’état major de la gendarmerie.

Le chef de l’Etat Sidi Mouhamed Ould Abdalahi, élu démocratiquement en avril 2007, avait limogé mercredi matin plusieurs officiers supérieurs dont son chef d’état major, le général Abdel Aziz, apparemment l’artisan du coup de force.

Ces officiers, anciens membres du CMJD (Conseil militaires pour la justice et la démocratie, étaient soupçonnés de soutenir un groupe de 25 députés et 23 sénateurs qui ont démissionné du parti présidentiel, le Pacte national pour la démocratie et le développement.

Dans son communiqué, le Conseil d’Etat a qualifié de « nul juridiquement et de fait », le limogeage des officiers.


La France réaffirme son opposition à la prise du pouvoir par la Force



APA – Paris (France) Les autorités françaises ont exprimé mercredi leur hostilité à la prise du pouvoir par la force, à la suite du coup d’Etat qui a renversé en Mauritanie le régime du président Sidi Mouhamed Ould Abdalahi, élu démocratiquement en avril 2007
« Nous rappelons l’attachement de la France à la préservation de l’Etat de droit en toute circonstance" et son opposition "à la prise du pouvoir par la force », a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
S’abstenant de condamner la prise du pouvoir en Mauritanie, par les militaires, mercredi matin, le Quai d’Orsay a estimé, qu’il était encore « trop tôt pour qualifier cette situation ».
Toutefois Paris entend "suivre au plus près" tout ce qui se passera au cours des prochaines heures dans ce pays, où vit une importante colonie française.
« Nous sommes en contact avec notre ambassade à Nouakchott et suivons la situation avec la plus grande attention en liaison avec l’ensemble de nos partenaires. Des mesures sont prises localement pour veiller à la sécurité des ressortissants français », ajoute le Quai d’Orsay.
En fonction de l’évolution de la situation, indique la source diplomatique, des recommandations de sécurité pourraient être diffusées à l’intention des Français et autres étrangers présents en Mauritanie.
Un groupe d’officiers supérieurs a pris le pouvoir mercredi en Mauritanie en mettant aux arrêts le président élu ainsi que son premier ministre.
Ces officiers, dont certains avaient été limogés plus tôt dans la matinée, ont mis en place un Conseil d’Etat dirigé par le général de Brigade Mohamed Ould Abdel Aziz, ex-chef d’état-major particulier du chef de l’Etat déchu.