Le ministère de la Culture et de la sauvegarde du patrimoine fait part du décès de Samir Ayadi, nouvelliste, romancier et homme de théâtre, une figure très connue de la scène culturelle
tunisienne, éteint samedi matin, à l'âge de 61 ans.
Le parcours de Samir Ayadi est riche de créations diverses. Il a notamment contribué au développement du contenu de l'animation culturelle durant plus de trois décennies. Il était connu pour sa passion pour la création et l'innovation et a été l'un des fondateurs du mouvement de l'avant-garde littéraire et membre du bureau de l'Union des écrivains tunisiens.
Il a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein du ministère parmi lesquels: conseiller culturel, directeur du festival de Carthage, directeur de la maison de la culture Ibn Khaldoun et directeur de la maison de la culture Ibn Rachiq. Il a également présidé plusieurs commissions culturelles consultatives.
Extrait de La presse du 13 aout 2007
Il se retrouve en plein dans les manifestations auprès de Ali Saïdane, Fadhel Jaibi, Mohamed Garfi, Taoufik Jebali, Nacer Chammem et bien d’autres. «Tout cela te forge un homme. D’ailleurs, Mai 68, pour ceux qui ne le savent pas encore, a marqué la naissance de l’homme du XXIe siècle, du moins le début de sa gestation.» souligne-t-il…De retour en Tunisie, Si Samir devient lui-même animateur de théâtre au lycée technique de Montfleury. Puis il fonde le club de littérature à la maison de la culture d’Ibn Khaldoun. En 1969, il commence à écrire en français pour notre journal La Presse. Il rejoindra la troupe de Gafsa en 1973, où il retrouve Raja Farhat, Fadhel Jaziri, Fadhel Jaibi, Raouf Ben Amor… Il y passera quelques années et écrira entre autres, Al jaziya. Mise en scène par Fadhel Jaziri en 1974, elle sera représentée à l’ouverture du festival d’Hammamet. Mais la pièce qui marquera profondément son existence est celle qu’il a écrite en 1975 pour la troupe du Kef à savoir, Atchan ya sabaya, montée par Moncef Souissi. «Au cours de la préparation de cette pièce, je me suis séparé de ma «dulcinée» de l’époque et fait la connaissance de ma future femme et compagne de toujours», nous révèle-t-il, un peu ému, un peu nostalgique.
Le parcours de Samir Ayadi continuera d’être riche en créations et en événements. Secrétaire général du Festival de Carthage en 1980, il amènera son directeur Raja Farhat à faire appel pour la première fois à Majda Erroumi, une inconnue que Youssef Chahine venait juste de lancer dans Le retour de l’enfant prodigue. On lui doit également la venue, la même année, de Marcel Khalifa, ainsi que la prospection et la sélection de la grande partie des poètes et des chanteurs populaires qui ont assuré l’ouverture du festival cet été là avec la fresque mise en scène par Fadhel Jaïbi et Jaziri. Les années d’après, quand il assurera la direction de Carthage, il amènera les grands spectacles qu’il affectionne, «Cinicitas» l’espagnole de flamenco, le ballet «Bolchoï»…, et montera de grandes productions dont l’opérette Histoire de Carthage de la paire Garfi-Drissi, les concerts tunisiens à un seul chanteur initiés par Adnène Chaouachi…
Mais ce dont il est fier à propos de Carthage, c’est la verdure qui fait la beauté du site et dont il a été l’investigateur. «J’ai couvert, avec le concours de la pépinière de la municipalité de Tunis, sa nudité», déclare-t-il, non sans fierté.
رحم الله الفقيد وأسكنه فراديس جنانه
tunisienne, éteint samedi matin, à l'âge de 61 ans. Le parcours de Samir Ayadi est riche de créations diverses. Il a notamment contribué au développement du contenu de l'animation culturelle durant plus de trois décennies. Il était connu pour sa passion pour la création et l'innovation et a été l'un des fondateurs du mouvement de l'avant-garde littéraire et membre du bureau de l'Union des écrivains tunisiens.
Il a occupé plusieurs postes de responsabilité au sein du ministère parmi lesquels: conseiller culturel, directeur du festival de Carthage, directeur de la maison de la culture Ibn Khaldoun et directeur de la maison de la culture Ibn Rachiq. Il a également présidé plusieurs commissions culturelles consultatives.
Samir Ayadi: L'éternel touche à tout.
Extrait de La presse du 13 aout 2007
Il se retrouve en plein dans les manifestations auprès de Ali Saïdane, Fadhel Jaibi, Mohamed Garfi, Taoufik Jebali, Nacer Chammem et bien d’autres. «Tout cela te forge un homme. D’ailleurs, Mai 68, pour ceux qui ne le savent pas encore, a marqué la naissance de l’homme du XXIe siècle, du moins le début de sa gestation.» souligne-t-il…De retour en Tunisie, Si Samir devient lui-même animateur de théâtre au lycée technique de Montfleury. Puis il fonde le club de littérature à la maison de la culture d’Ibn Khaldoun. En 1969, il commence à écrire en français pour notre journal La Presse. Il rejoindra la troupe de Gafsa en 1973, où il retrouve Raja Farhat, Fadhel Jaziri, Fadhel Jaibi, Raouf Ben Amor… Il y passera quelques années et écrira entre autres, Al jaziya. Mise en scène par Fadhel Jaziri en 1974, elle sera représentée à l’ouverture du festival d’Hammamet. Mais la pièce qui marquera profondément son existence est celle qu’il a écrite en 1975 pour la troupe du Kef à savoir, Atchan ya sabaya, montée par Moncef Souissi. «Au cours de la préparation de cette pièce, je me suis séparé de ma «dulcinée» de l’époque et fait la connaissance de ma future femme et compagne de toujours», nous révèle-t-il, un peu ému, un peu nostalgique.
Le parcours de Samir Ayadi continuera d’être riche en créations et en événements. Secrétaire général du Festival de Carthage en 1980, il amènera son directeur Raja Farhat à faire appel pour la première fois à Majda Erroumi, une inconnue que Youssef Chahine venait juste de lancer dans Le retour de l’enfant prodigue. On lui doit également la venue, la même année, de Marcel Khalifa, ainsi que la prospection et la sélection de la grande partie des poètes et des chanteurs populaires qui ont assuré l’ouverture du festival cet été là avec la fresque mise en scène par Fadhel Jaïbi et Jaziri. Les années d’après, quand il assurera la direction de Carthage, il amènera les grands spectacles qu’il affectionne, «Cinicitas» l’espagnole de flamenco, le ballet «Bolchoï»…, et montera de grandes productions dont l’opérette Histoire de Carthage de la paire Garfi-Drissi, les concerts tunisiens à un seul chanteur initiés par Adnène Chaouachi…
Mais ce dont il est fier à propos de Carthage, c’est la verdure qui fait la beauté du site et dont il a été l’investigateur. «J’ai couvert, avec le concours de la pépinière de la municipalité de Tunis, sa nudité», déclare-t-il, non sans fierté.





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