Inefficace. Ne serait-ce pas, bel et bien, un aveu d'inefficacité, que cette politique que George W. Bush mène depuis huit ans, depuis la Maison Blanche ? Et que signifierait-elle d'autre, lorsque sa propre secrétaire d'Etat, Condoleezza Rice, reconnaît que Bush ne serait pas en mesure d'apporter de grands changements au Moyen-Orient ? Ne serait-ce pas, en ces derniers mois du mandat présidentiel, un aveu implicite d'une politique moyen-orientale erronée, tordue, vendue, à force de mensonges aux Américains ? Ce que d'ailleurs dit noir sur blanc un ancien porte-parole de ce même George W. Bush, dans son très embarrassant livre à paraître lundi. What happened, signé Scott McClellan, c'est le livre qui a mis en émoi Washington. L'homme, qui a tenu, pendant trois ans, les briefings quotidiens de la Maison Blanche, celui qui a eu pour mission d'être le porte-voix des faits et des gestes du Président Bush, se fait porte-flingue et tire à boulets rouges sur son ancien patron. Dans What happened, Scott McClellan raconte tout; il dit ce qui s'est passé « au cœur de la Maison Blanche de Bush et la culture de la tromperie à Washington », pour reprendre le sous titre du livre. Il descend en flammes le Président Bush qu'il décrit comme une girouette s'étant « précipité » dans une guerre inutile, en Irak, avec un « calendrier inadapté » et « sans avoir préparé l'après conflit ». Pour McClellan, le public américain a déjà conclu « que la décision d'envahir l'Irak était une sérieuse bourde stratégique ». De tels propos, de la part d'un ancien lieutenant du Président, de celui dont le nom de code était « Matrix », auront des effets dominos sur la campagne présidentielle des Républicains, qui se sont rangés en ordre de bataille, pour faire installer le candidat McCain, à tout prix, à la Maison Blanche. Et dans ce contexte, les Américains, tout comme les Irakiens, se demandent de quoi parlent Bush et Rice, lorsqu'ils déclarent imminente la victoire en Irak. Ils semblent avoir beaucoup compté sur la conclusion d'un très controversé accord de sécurité avec le gouvernement irakien, qui leur servirait d'atout, pour conforter leurs assises militaires en Mésopotamie. Or, ils n'ont pas compté sur la réticence très marquée des différentes strates irakiennes, du niveau politico-social, jusqu'aux éminentes sources de références religieuses, tous ont mis en question ce texte. En tout état de cause, c'est un sérieux obstacle qui se profile devant cet accord si cher aux faucons de la Maison Blanche
Source : irib.ir
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Om Kalthoum - ألف ليلة وليلة
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