La tragédie de Gaza pèse de tout son poids dans les contacts interarabes précédant le sommet de la Ligue arabe qui doit être organisé les 29 et 30 mars dans la capitale des Omeyyades. Le paysage politique régional est dominé par le sang palestinien versé en abondance par la machine
de guerre israélienne.
Les facteurs suivants méritent d’être relevés :
1. Les massacres perpétrés par l’armée « la plus civilisée » du Moyen-Orient ont fortement embarrassé l’Autorité palestinienne qui a attendu que 112 Palestiniens soient tuées et plusieurs centaines d’autres soient blessés avant d’annoncer la suspension de tous les contacts avec Israël. Même embarras du côté des « amis » arabes des ةtats-Unis qui ont été contraints de revoir leurs priorités. Après avoir placé le Liban en tête de leur préoccupation, dans le but d’exercer des pressions sur la Syrie, les voilà maintenant qu’ils sont obligés, bien malgré eux, de parler du dossier palestinien. Cette question s’impose, de facto, comme le dossier principal du prochain sommet arabe de Damas.
2. Les combats de Gaza ont montré la force, la détermination et l’enracinement des mouvements de la Résistance palestinienne. Les résistants se sont opposés frontalement à la progression des troupes israélienne, faisant au moins deux morts et de nombreux blessés dans leurs rangs. De plus, les tirs de roquettes se sont poursuivis pendant et après l’offensive, atteignant la ville d’Ashkelon, à dix kilomètres de la frontière avec Gaza. Des affrontements ont eu lieu en Cisjordanie, rappelant les jours de l’Intifada.
3. Les ratées de l’armée israéliennes ont fait resurgir les événements de la guerre de juillet-août 2006 au Liban, quand les tirs de roquettes et les combats se sont poursuivis, malgré la puissance de feu israélienne et le nombre élevé de pertes civiles.
4. La Syrie continue de préparer le sommet de Damas. La tragédie de Gaza a empêché l’Arabie saoudite d’imposer aux pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont les ministres des Affaires étrangères se sont réunis dimanche, d’appeler au boycott du sommet. La plupart des pays du CCG ont exprimé leur intention de participer à ce sommet, à des niveaux différents.
5. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a assuré que le sommet arabe aura bien lieu à Damas à la date prévue, consacrant ainsi l’échec de toutes les tentatives visant à annuler ou reporter cette réunion. Des informations de presse font aussi état d’une visite en Syrie du président Hosni Moubarak avant le sommet, pour tenter de trouver un compromis.
6. Le ton du discours du ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, devant le Conseil consultatif du royaume, était moins agressif qu’à l’accoutumée à l’égard de la Syrie. Il a exprimé la détermination de l’Arabie à assainir le climat et à resserrer les rangs interarabes. Ce qui tranche avec ses déclarations des derniers mois, lorsqu’il était sorti à plusieurs reprises de sa réserve habituelle.
7. La visite en Irak du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a été interprétée comme un message régional significatif. Elle consacre l’échec impérial dans ce pays et devrait inciter ceux qui ont tout misé sur les ةtats-Unis à revoir leurs calculs… avant qu’il ne soit trop tard.
de guerre israélienne. Les facteurs suivants méritent d’être relevés :
1. Les massacres perpétrés par l’armée « la plus civilisée » du Moyen-Orient ont fortement embarrassé l’Autorité palestinienne qui a attendu que 112 Palestiniens soient tuées et plusieurs centaines d’autres soient blessés avant d’annoncer la suspension de tous les contacts avec Israël. Même embarras du côté des « amis » arabes des ةtats-Unis qui ont été contraints de revoir leurs priorités. Après avoir placé le Liban en tête de leur préoccupation, dans le but d’exercer des pressions sur la Syrie, les voilà maintenant qu’ils sont obligés, bien malgré eux, de parler du dossier palestinien. Cette question s’impose, de facto, comme le dossier principal du prochain sommet arabe de Damas.
2. Les combats de Gaza ont montré la force, la détermination et l’enracinement des mouvements de la Résistance palestinienne. Les résistants se sont opposés frontalement à la progression des troupes israélienne, faisant au moins deux morts et de nombreux blessés dans leurs rangs. De plus, les tirs de roquettes se sont poursuivis pendant et après l’offensive, atteignant la ville d’Ashkelon, à dix kilomètres de la frontière avec Gaza. Des affrontements ont eu lieu en Cisjordanie, rappelant les jours de l’Intifada.
3. Les ratées de l’armée israéliennes ont fait resurgir les événements de la guerre de juillet-août 2006 au Liban, quand les tirs de roquettes et les combats se sont poursuivis, malgré la puissance de feu israélienne et le nombre élevé de pertes civiles.
4. La Syrie continue de préparer le sommet de Damas. La tragédie de Gaza a empêché l’Arabie saoudite d’imposer aux pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), dont les ministres des Affaires étrangères se sont réunis dimanche, d’appeler au boycott du sommet. La plupart des pays du CCG ont exprimé leur intention de participer à ce sommet, à des niveaux différents.
5. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a assuré que le sommet arabe aura bien lieu à Damas à la date prévue, consacrant ainsi l’échec de toutes les tentatives visant à annuler ou reporter cette réunion. Des informations de presse font aussi état d’une visite en Syrie du président Hosni Moubarak avant le sommet, pour tenter de trouver un compromis.
6. Le ton du discours du ministre saoudien des Affaires étrangères, Saoud al-Fayçal, devant le Conseil consultatif du royaume, était moins agressif qu’à l’accoutumée à l’égard de la Syrie. Il a exprimé la détermination de l’Arabie à assainir le climat et à resserrer les rangs interarabes. Ce qui tranche avec ses déclarations des derniers mois, lorsqu’il était sorti à plusieurs reprises de sa réserve habituelle.
7. La visite en Irak du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a été interprétée comme un message régional significatif. Elle consacre l’échec impérial dans ce pays et devrait inciter ceux qui ont tout misé sur les ةtats-Unis à revoir leurs calculs… avant qu’il ne soit trop tard.





Om Kalthoum - ألف ليلة وليلة
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