Tunisie, santé maternelle en chiffres



Selon une récente étude, l’accouchement à domicile estimé à 5,4% en 2006 est en régression par rapport au début des années 1990 (16%), mais cette pratique pose encore problème aux gouvernorats du centre ouest et au sud ouest.
La population qui pratique toujours ce mode d’accouchement est dans sa majorité analphabète avec 66 % des cas. Les femmes accouchent à la maison parce qu'elles n'ont pas dans 33 % des cas de couverture sociale comme elles sont influencées par les coutumes et les traditions et ce à 100 % des cas.

Cette récente étude démontre une augmentation du taux des césariennes. 20% ont eu recours à la césarienne entre 2002 et 2006, contre seulement 9% aux débuts des années 90.

D’autre part 60% des tunisiennes ne se soucient pas des consulations post natales.
Ce chiffre atteint 70% aux gouvernorats de Kasserine et Sidi Bouzid.

Le taux de mortalité maternelle affiché au niveau national est de l'ordre de 68,9 décès pour 100 mille naissances vivantes (selon l'enquête nationale réalisée en 1993-1994). Cette enquête a révélé que le taux de mortalité maternelle le plus élevé est enregistré dans la région du Centre Ouest ou la moyenne dépasse les 105 décès pour 100 mille naissances vivantes. Pour ce qui est de la région du Nord-Ouest elle occupe la deuxième position avec 94 décès. La région du Sud Est n'est pas loin de ces chiffres.
Le problème s'y pose également de manière accrue avec 82,8 décès pour 100 mille naissances vivantes.

Dans le monde, plus d'un demi million de femmes meurent tous les ans pendant la grossesse ou l'accouchement. Elles sont 20 fois plus nombreuses à être atteintes de lésions ou d'invalidités graves qui, si elles ne sont pas soignées, peuvent être sources de douleurs et d'humiliations pour le restant de leurs jours.


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