Tunisie: Condamnations à mort commuées en peines de prison pour des "salafiqstes djihadistes" tunisiens



Deux salafistes djihadistes précédemment condamnés à mort par un tribunal tunisien ont vu leurs peines commuées en douze et quinze ans de prison ferme, pour ’’appartenance à une organisation terroriste’’ et ’’incitation à la commission de crimes terroristes’’.

Le procès en appel de 30 salafistes tunisiens, dont deux condamnés à mort en première instance pour terrorisme, avait repris vendredi avec l’interrogatoire des prévenus, soupçonnés de «liens» avec l’ex-Groupe salafiste algérien pour la Prédication et le Combat (GSPC), devenu la branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique.


Ils sont accusés d’être impliqués dans « des accrochages armés » en décembre 2006 et janvier 2007, au sud de Tunis. Ces accrochages avaient fait 14 morts, dont un officier et un agent de sécurité, selon les données officielles.

Mohamed Mahmoudi, 22 ans, et Tarak Hammami, 32 ans, ont été arrêtés en avril 2006, en possession de grenades, à leur retour d’Algérie, selon l’acte d’accusation qui mentionne aussi que ces deux présumés djihadistes «sont entraînés dans le maquis du GSPC au maniement des armes et des explosifs et ont participé à des opérations terroristes en territoire algérien ».

Dans la même affaire, sept autres salafistes ont écopé de cinq ans d’emprisonnement chacun, pour avoir « porté assistance et d’avoir projeté de se rendre en Algérie ». Leur avocat a déclaré qu’il comptait interjeter appel de ces condamnations.

En première instance, deux des accusés avaient été condamnés à mort, huit à perpétuité, les 20 autres ayant écopé de peines allant de cinq à trente ans de prison.

Deux diplomates représentant les Etats-Unis et l’Union européenne, ainsi que des avocats et délégués d’ONG internationales, ont assisté à la reprise du procès ouvert le 15 janvier dernier.
APA