Les Eléphants crient revanche contre les Pharaons



Les Eléphants de Côte d’Ivoire veulent savourer une victoire devant les Pharaons d’Egypte, jeudi, dans le match de demi-finale qui les opposera au stade de Kumasi, devant des milliers de supporters venus spécialement d’Abidjan et d’autres villes ivoiriennes.

Deux ans après, l’Egypte est de nouveau sur le chemin de la Côte d’Ivoire. Des retrouvailles de feu pour ces deux finalistes de la dernière édition de la CAN en 2006 au Stadium du Caire en Egypte. Un « mauvais » souvenir que n’ont pas encore digéré les poulains de Gérard Gili, et qui à l’occasion crient vengeance.


Les vices champions d’Afrique et leur armada de stars constituent l’épouvantail pour cette demi-finale en particulier et cette CAN en général. Suscitant curiosité et éloges de toute part, les protégés de Gérard Gili ambitionnent de réaliser leur rêve : remporter le trophée de la CAN, le deuxième pour la Côte d’Ivoire, en boutant hors de toute prétention l’Egypte qui lui avait barré la route il y a de cela deux ans.

Une tâche qui semble aisée mais pas du tout facile pour le onze ivoirien qui allie à la fois un bel effectif, une qualité technique de jeu et une cohésion de groupe.

Ecrasant tout sur leur passage, les Eléphants, avec leur jeu qui se bonifie au fil des rencontres, sont devenus intraitables face à chaque adversaire. Ainsi, en quatre rencontres, elle totalise quatre victoires avec 13 buts marqués et un seul encaissé.

Si l’attaque ivoirienne fait peur, toutefois la faiblesse demeure le gardien Copa Boubacar Barry qui reste fébrile. Une fébrilité à laquelle l’équipe a su parer grâce à la puissance de feu de Drogba et ses coéquipiers. Mais, cette fois, la vigilance doit être de mise devant des Egyptiens audacieux et habiles devant les buts.

L’Egypte aspire quant à elle, à son 6ème sacre continental. Comme tous les autres du carré d’as, elle compte l’un des meilleurs effectifs de la compétition. L’intraitable milieu de terrain Abu Treka, l’attaquant Zidane qui a fait remuer à deux reprises les filets des Lions indomptables du Cameroun.

Les Pharaons qui veulent continuer de régner sur le football africain ont à leur avantage la maîtrise du jeu collectif facilité par le long compagnonnage des membres de l’équipe depuis la dernière édition en 2006.

Et il faut compter sur la forme et la puissance du gardien de but El Hadari, les défenseurs Fathi et Gomaa, les milieux Abou Treika et Ahmed Hassan et le duo d’attaquants Motaeb-Zaky.

Pour sa 13ème demi-finale en 21 participations à cette compétition, même si l’attaque égyptienne n’égale pas celle de son adversaire du jour, elle a tout de même des atouts. Des joueurs qui aiment aller balle au pied provoquer la défense adverse.

Une demi finale qu’on pourrait même qualifier de finale avant la lettre puisque même si les Eléphants ont les faveurs des pronostics, les Pharaons ont pour eux l’avantage psychologique.

En neuf rencontres en phase finale de la CAN, les Egyptiens se sont imposés huit fois contre un succès pour la Côte d’Ivoire.
APA

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