CAN-2008: Les Lions de l'Atlas ont toutes les cartes en main



Considéré comme un géant du ballon rond continental sans pour autant réussir à confirmer cette flatteuse réputation, avec un seul trophée glané en 1976, le football marocain parviendra-t-il à refaire son retard à l'occasion de la 26e Coupe d'Afrique des nations (CAN-2008), dont le coup d'envoi sera donné dimanche à Accraل?

Considéré comme un géant du ballon rond continental sans pour autant réussir à confirmer cette flatteuse réputation, avec un seul trophée glané en 1976, le football marocain parviendra-t-il à refaire son retard à l'occasion de la 26e Coupe d'Afrique des nations (CAN-2008), dont le coup d'envoi sera donné dimanche à Accraل? Joie et allégresse en 2004 en Tunisie (finale perdue face au pays hôte), détresse en 2006 en Egypte (élimination dès le premier tour, restée au travers de la gorge), qu'en serait-il pour cette édition? Le public marocain a-t-il raison de croire à une victoire finale des siens? La qualification haut la main des Lions de l'Atlas à ce rendez-vous biennal ainsi que leurs résultats positifs en matches amicaux augurent effectivement d'une bonne performance. C'est dire que l'obligation de rattraper le retard des temps passés s'impose plus que jamais.


Les Lions de l'Atlas forment une équipe homogène, forte d'un potentiel technique plus qu'intéressant et un jeu vif et inspiré. En somme, des valeurs sûres avec une riche expérience. D'autant que les Nationaux ont été épargnés par le tirage au sort, en particulier le fait de devoir se produire à Accra, la capitale, qui offre les meilleures conditions de compétition, notamment un Ohene Djan Stadium flambant neuf.

Le Onze marocain devra faire face certes au pays organisateur, mais ce ne sera qu'à son troisième match du premier tour. La qualification devait être ainsi acquise avant ce rendez-vous crucial.

L'équipe nationale jouera d'abord la Namibie, puis la Guinée. Une victoire lors de sa première sortie ouvrira grandes les portes de passage au tour suivant, d'où la nécessité de mobiliser toutes ses énergies afin de s'offrir les Namibiens et réussir une précieuse entrée en la matière, capitale pour la suite des événements.

"Nos focalisons toute notre attention sur le premier match contre la Namibie. La victoire est très importante lors de cette rencontre car elle nous permettra d'aborder le reste de la compétition avec assurance et confiance", ne cesse de crier Henri Michel.

Le sélectionneur national est conscient de l'enjeu. Son arrivé à la tête d'une équipe qui a déjà assuré sa présence au Ghana, l'agasse quelque peu, se sentant sous la pression de faire mieux et de compléter le travail accompli par son prédécesseur M'hamed Fakhir, artisan de cette qualification au Ghana.

Pour tenter de mener son groupe au bon port, le technicien français a ainsi insisté sur le travail psychologique, dans le souci de galvaniser ses protégés et doper leur moral.

La confiance, c'est justement le mot d'ordre au sein de toutes les composantes de l'équipe nationale, car ce ne sont ni les qualités, ni la détermination qui manquent. Le groupe actuel est capable de faire des miracles, sans toutefois faire dans l'excès de confiance ou sous-estimer l'adversaire. Le temps des "petites équipes" est révolu.

Les Lions de l'Atlas sont encore une fois donnés favoris, une "taxe" qui ne devrait pas altérer leur mission, mais à les stimuler à pousser leurs limites jusqu'au bout. Ils sont aussi appelés à se comporter en vrais professionnels pour échapper à la pression qui pourrait naître de ce "statut", car ils sont effectivement cette fois-ci très attendus, et ils le savent.

Henri Michel, qui sera à sa troisième CAN avec le Maroc et finaliste de l'édition précédente avec la Côte d'Ivoire (défaite face à l'Egypte), affiche son respect pour ses adversaires qui débarquent avec les mêmes ambitions et des chances égales, évoquant "une Namibie en progression constante et une Guinée, révélation des éliminatoires de cette édition, et bien évidement le pays hôte, le grand rival des Marocains.

Le succès final ne se lit pas mais se forge. Averti, le technicien français souligne qu'il va falloir négocier match par match et que chaque victoire est un pas vers le triomphe. Les Lions de l'Atlas ont toutes les cartes en main, à eux de jouer.

MAP


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