Le sondage proposé aux internautes au lendemain du double attentat kamikaze d'Alger prend toutes les allures d'un appel à la guerre. « Etes-vous pour les deux attentats terroristes perpétrés à Alger ?» voilà la question soumise sur la toile à ce faux «référendum» d'El Djazira. Selon les résultats donnés par la chaîne satellitaire qatarie, 52% des sondés auraient répondu par l'affirmative en saluant les criminels qui ont fauché des dizaines de vies. Les deux attaques suicidaires unanimement condamnées en Algérie, dénoncées par l'ensemble de la communauté internationale et maudites par tous les uléma musulmans se trouvent ainsi glorifiées par les responsables de cette boîte douteuse qui sentait le soufre depuis son lancement.
Une telle entreprise, éthiquement inconcevable, est une façon évidente de venir en aide, psychologiquement du moins, aux sbires finissants de Droukdel et aux égorgeurs qu'aucun mufti n'ose désormais couvrir. C'est une manoeuvre propagandiste, cousue de fil blanc, pour suggérer que le salafisme armé a toujours des adeptes en Algérie et à travers le monde, alors que le projet apocalyptique d'Al Qaïda et de ses démembrements régionaux soulève la colère et la résistance du monde entier. La faillite de Ben Laden et de ses partisans, mais surtout celle de ses mentors qui agitent la menace pour s'approprier les richesses du tiers-monde se précisent de jour en jour. Nul n'est dupe et la mascarade ne tient plus. C'est à ce moment précis qu'El Djazira perd son self-control et se jette dans la mare pour découvrir sa nature de porte-étendard des groupes criminels. Elle persiste et signe dans sa démarche suicidaire et sanglante.
Elle ne se limite plus à son rôle de porte-parole de l'islamisme radical et des terroristes aux quatre coins du monde, mais elle prend dorénavant les armes et encourage à tuer et à détruire en terre d'islam et à l'étranger. En sa qualité de président de l'Union des radios et télévisions arabes, Hamraoui Habib Chawki a tenu à exprimer le mécontentement de son organisation qui se démarque de cette façon, barbare, de faire, en soulignant que ce pseudo sondage constitue «un dangereux dérapage qui fait de cette chaîne le porte-parole officiel du terrorisme et de la criminalité».
Mais bien avant ce douloureux épisode, de grands reporters avaient déjà enquêté sur les exclusivités accordées à ce «curieux» média par le sanguinaire Oussama Ben Laden, son complice Aymen Adhawahiri, leurs lieutenants Al Zarqawi, Abou Sayyaf ou Droukdel. Ils ont mis en garde depuis, au moins au début des années 2000, contre les manoeuvres meurtrières et terroristes d'El Djazira. Eric Laurent, dans son enquête «la face cachée du 11 septembre», avait dépeint avec précision le deal qui relie la chaîne qatarie aux réseaux de la mort. Il appartient aujourd'hui à tous les médias libres de désapprouver cette clochardisation insultante d'un métier noble qui perd de plus en plus de ses valeurs fondamentales. Les unions professionnelles, les observatoires de l'audiovisuel et les institutions publiques peuvent faire beaucoup de choses afin de remettre les choses à leur place avant que cela soit trop tard.
Faut-il rappeler que pour beaucoup moins que ça, la chaîne du Hezbollah libanais, El Manar, a été interdite d'émission en Europe pour propos antisémites. Aujourd'hui, il appartient à tout le monde de se référer à ce précédent pour rappeler El Djazira à l'ordre.
La Tribune (d'Algerie)
Une telle entreprise, éthiquement inconcevable, est une façon évidente de venir en aide, psychologiquement du moins, aux sbires finissants de Droukdel et aux égorgeurs qu'aucun mufti n'ose désormais couvrir. C'est une manoeuvre propagandiste, cousue de fil blanc, pour suggérer que le salafisme armé a toujours des adeptes en Algérie et à travers le monde, alors que le projet apocalyptique d'Al Qaïda et de ses démembrements régionaux soulève la colère et la résistance du monde entier. La faillite de Ben Laden et de ses partisans, mais surtout celle de ses mentors qui agitent la menace pour s'approprier les richesses du tiers-monde se précisent de jour en jour. Nul n'est dupe et la mascarade ne tient plus. C'est à ce moment précis qu'El Djazira perd son self-control et se jette dans la mare pour découvrir sa nature de porte-étendard des groupes criminels. Elle persiste et signe dans sa démarche suicidaire et sanglante.
Elle ne se limite plus à son rôle de porte-parole de l'islamisme radical et des terroristes aux quatre coins du monde, mais elle prend dorénavant les armes et encourage à tuer et à détruire en terre d'islam et à l'étranger. En sa qualité de président de l'Union des radios et télévisions arabes, Hamraoui Habib Chawki a tenu à exprimer le mécontentement de son organisation qui se démarque de cette façon, barbare, de faire, en soulignant que ce pseudo sondage constitue «un dangereux dérapage qui fait de cette chaîne le porte-parole officiel du terrorisme et de la criminalité».
Mais bien avant ce douloureux épisode, de grands reporters avaient déjà enquêté sur les exclusivités accordées à ce «curieux» média par le sanguinaire Oussama Ben Laden, son complice Aymen Adhawahiri, leurs lieutenants Al Zarqawi, Abou Sayyaf ou Droukdel. Ils ont mis en garde depuis, au moins au début des années 2000, contre les manoeuvres meurtrières et terroristes d'El Djazira. Eric Laurent, dans son enquête «la face cachée du 11 septembre», avait dépeint avec précision le deal qui relie la chaîne qatarie aux réseaux de la mort. Il appartient aujourd'hui à tous les médias libres de désapprouver cette clochardisation insultante d'un métier noble qui perd de plus en plus de ses valeurs fondamentales. Les unions professionnelles, les observatoires de l'audiovisuel et les institutions publiques peuvent faire beaucoup de choses afin de remettre les choses à leur place avant que cela soit trop tard.
Faut-il rappeler que pour beaucoup moins que ça, la chaîne du Hezbollah libanais, El Manar, a été interdite d'émission en Europe pour propos antisémites. Aujourd'hui, il appartient à tout le monde de se référer à ce précédent pour rappeler El Djazira à l'ordre.
La Tribune (d'Algerie)





Om Kalthoum - أنساك
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