La finance islamique est encore faible en Afrique malgré les 412 millions musulmans qui constituent plus de 50% de la population globale estimée à 850 millions d’habitants, a appris APA à l’occasion du séminaire sous-régional islamique de deux jours qui s’est tenue lundi et mardi à Dakar.
La faiblesse du degré du développement de la finance islamique sur le continent africain mesurée à l’aune des 412 millions de musulmans, servis par 37 banques gérant 18 milliards de dollars américains (soit une part de marché de moins de 8%) s’explique par l’approche africaine et une « meilleure connaissance » de la banque islamique.
« En Afrique on connaît plus la banque commerciale que la finance commerciale », selon le responsable du crédit et coordination internationale pour la finance islamique au sein de Moody’s, le Marocain Anouar Hassoune, lors d’un entretien à APA en marge des travaux qui se déroulent les14 et 15 avril.
L’Afrique du Nord, forte de 156 millions de musulmans, tire cependant un meilleur profit que le reste du continent.
Elle a absorbé à elle seule 6 milliards de dollars du montant global, grâce aux investissements rentables en infrastructures.
« Le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Algérie, qui sont en situation de désendettement aujourd’hui ont recommencé à faire valoir leurs perspectives de ré-endettement vis-à-vis du monde musulman en émettant des obligations (sukuken finance islamique). Avec ces fonds levés auprès des investisseurs du Golfeet du Sud-Est asiatique, ils ont recyclé cette partie de liquidité dans des investissements en infrastructures », a expliqué M. Hassoune.
Le Soudan reste cependant le marché phare avec 22 banques islamiques dans le Nord du pays, avec près de 10 milliards d’actifs conformes à la Charia.
L’Afrique subsaharienne, bien qu’accueillant des banques islamiques de « manière ouverte », est jugée « encore timide »par le spécialiste marocain de la finance.
Il reste cependant convaincu que les pays de cette région d’Afrique peuvent imiter ceux du Nord du continent, et aller au-delà, notamment dans le financement de l’immobilier, de l’automobile, la consommation et dans le secteur de la micro-finance.
« Trois postes de financement à savoir celui de l’immobilier, de l’automobile et de la consommation peuvent permettre à la finance islamique de prend pied en Afrique. Quand on dit financement de la consommation et de l’immobilier, ce n’est pas uniquement pour les populations les mieux loties, c’est aussi la micro finance », a-t-il soutenu.
« On doit donc rajouter la dimension micro-finance au financement des particuliers pour une raison simple que les populations musulmanes sont très sensibles à l’argument religieux ; le micro-crédit conforme à la Charia constitue une alternative intéressante », a-t-il ajouté.
Quant à l’Afrique australe, elle adopte une « approche plus pragmatique ».
« L’Afrique du Sud et le Kenya (qui compte la plus forte minorité de musulmans en Afrique) ont déjà attiré des banques communautaires. Par ailleurs, l’Ile Maurice et la Tanzanie sont des marchés prometteurs », a encore estimé .
Malgré sa faiblesse sur le continent, la finance ambitionne d’engranger 235 milliards de dollars, soit 92% du marché africain.
APA
La faiblesse du degré du développement de la finance islamique sur le continent africain mesurée à l’aune des 412 millions de musulmans, servis par 37 banques gérant 18 milliards de dollars américains (soit une part de marché de moins de 8%) s’explique par l’approche africaine et une « meilleure connaissance » de la banque islamique.
« En Afrique on connaît plus la banque commerciale que la finance commerciale », selon le responsable du crédit et coordination internationale pour la finance islamique au sein de Moody’s, le Marocain Anouar Hassoune, lors d’un entretien à APA en marge des travaux qui se déroulent les14 et 15 avril.
L’Afrique du Nord, forte de 156 millions de musulmans, tire cependant un meilleur profit que le reste du continent.
Elle a absorbé à elle seule 6 milliards de dollars du montant global, grâce aux investissements rentables en infrastructures.
« Le Maroc, la Tunisie, la Libye, l’Algérie, qui sont en situation de désendettement aujourd’hui ont recommencé à faire valoir leurs perspectives de ré-endettement vis-à-vis du monde musulman en émettant des obligations (sukuken finance islamique). Avec ces fonds levés auprès des investisseurs du Golfeet du Sud-Est asiatique, ils ont recyclé cette partie de liquidité dans des investissements en infrastructures », a expliqué M. Hassoune.
Le Soudan reste cependant le marché phare avec 22 banques islamiques dans le Nord du pays, avec près de 10 milliards d’actifs conformes à la Charia.
L’Afrique subsaharienne, bien qu’accueillant des banques islamiques de « manière ouverte », est jugée « encore timide »par le spécialiste marocain de la finance.
Il reste cependant convaincu que les pays de cette région d’Afrique peuvent imiter ceux du Nord du continent, et aller au-delà, notamment dans le financement de l’immobilier, de l’automobile, la consommation et dans le secteur de la micro-finance.
« Trois postes de financement à savoir celui de l’immobilier, de l’automobile et de la consommation peuvent permettre à la finance islamique de prend pied en Afrique. Quand on dit financement de la consommation et de l’immobilier, ce n’est pas uniquement pour les populations les mieux loties, c’est aussi la micro finance », a-t-il soutenu.
« On doit donc rajouter la dimension micro-finance au financement des particuliers pour une raison simple que les populations musulmanes sont très sensibles à l’argument religieux ; le micro-crédit conforme à la Charia constitue une alternative intéressante », a-t-il ajouté.
Quant à l’Afrique australe, elle adopte une « approche plus pragmatique ».
« L’Afrique du Sud et le Kenya (qui compte la plus forte minorité de musulmans en Afrique) ont déjà attiré des banques communautaires. Par ailleurs, l’Ile Maurice et la Tanzanie sont des marchés prometteurs », a encore estimé .
Malgré sa faiblesse sur le continent, la finance ambitionne d’engranger 235 milliards de dollars, soit 92% du marché africain.
APA





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