Les échanges commerciaux intermaghrébins demeurent en deçà aussi bien des attentes des peuples mais aussi de la potentialité de la région, selon une réunion régionale qui a clôturé samedi à Tunis.
La Conférence régionale sur le rôle du secteur privé dans le développement et l’intégration régionale, qui vient après celle d’Alger sur les échanges commerciaux intra-maghrébins et la réunion de Rabat sur les enjeux de l’intégration financière, a démontré que le non-Maghreb coûte toujours 2% de croissance en moins pour chaque pays de la région.
Murino Portugal, Directeur général adjoint du FMI, a déclaré que la conférence de Tunis a discuté de l’état d’avancement des réformes visant à promouvoir le rôle du secteur privé dans l’intégration économique maghrébine.
«Les discussions se sont appuyées sur le document du FMI et celui préparé par l’Union maghrébine des employés», précise M. Portugal, annonçant que «la mise en place d’un comité mixte public-privé est la principale conclusion issue de la réunion de Tunis ».
Soutenant l’aptitude des pays du Maghreb à relever les défis et à gagner le pari de l’intégration tout en affirmant la difficulté du processus, M. Portugal a relevé la nécessité pour les pays de la région « d’accélérer la croissance, de réduire le taux de chômage et de booster les flux d’investissements intra-régionaux ».
Selon lui, «le secteur public ne peut à lui seul contourner les obstacles entravant la lancée du processus de l’intégration économique et financière, d’où le rôle du secteur privé et des organisations professionnelles maghrébines ».
Taoufik Baccar, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) énumère trois conclusions issues de la conférence de Tunis. Il s’agit de «l’importance de l’espace maghrébin compte tenu des évolutions mondiales, du fardeau prépondérant du coût du non Maghreb et de la nécessité d’une concertation entre le secteur public et le secteur privé».
Les résultats tournent autour de trois principaux axes. L’adoption d’un programme de travail dans le domaine bancaire et financier, l’adoption du rapport final sur les réformes du secteur financier et l’intégration financière approuvée au Maroc et la mise en place d’un plan de travail ventilé en huit volets.
S’agissant de l’intégration financière, les décisions concernent pour l’essentiel, la facilitation du financement du commerce extérieur entre pays maghrébins, l’adaptation des moyens de paiement, l’harmonisation des législations bancaires et l’impulsion de la coopération entre institutions financières bancaires et non bancaires.
Pour le secteur privé, les orientations retenues concernent l’assouplissement des procédures et l’amélioration du cadre juridique favorisant la simplification des mesures fiscales et la promotion de la bonne gouvernance.
Traitant des principales orientations identifiées pour le secteur privé, Hédi Jilani, président de l’Union tunisienne du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et président de l’Union maghrébine des employés (UME) a évoqué les huit points du «Code de conduite» à adopter par les opérateurs privés de la région et visant à impulser les investissements privés et les échanges commerciaux au sein de l’Union du Maghreb Arabe.
Il a été décidé la création, au sein de l’UME, d’un observatoire chargé de suivre l’évolution de l’investissement et du commerce extérieur au Maghreb.
«Malgré la complexité du processus d’intégration, l’espoir fait toujours vivre et les efforts se poursuivent pour mettre fin aux obstacles entravant l’ardeur de la concentration économique et financière», estime M. Jilani, qui conclut qu’il «s’agit de construire un Maghreb pragmatique».
APA
La Conférence régionale sur le rôle du secteur privé dans le développement et l’intégration régionale, qui vient après celle d’Alger sur les échanges commerciaux intra-maghrébins et la réunion de Rabat sur les enjeux de l’intégration financière, a démontré que le non-Maghreb coûte toujours 2% de croissance en moins pour chaque pays de la région.
Murino Portugal, Directeur général adjoint du FMI, a déclaré que la conférence de Tunis a discuté de l’état d’avancement des réformes visant à promouvoir le rôle du secteur privé dans l’intégration économique maghrébine.
«Les discussions se sont appuyées sur le document du FMI et celui préparé par l’Union maghrébine des employés», précise M. Portugal, annonçant que «la mise en place d’un comité mixte public-privé est la principale conclusion issue de la réunion de Tunis ».
Soutenant l’aptitude des pays du Maghreb à relever les défis et à gagner le pari de l’intégration tout en affirmant la difficulté du processus, M. Portugal a relevé la nécessité pour les pays de la région « d’accélérer la croissance, de réduire le taux de chômage et de booster les flux d’investissements intra-régionaux ».
Selon lui, «le secteur public ne peut à lui seul contourner les obstacles entravant la lancée du processus de l’intégration économique et financière, d’où le rôle du secteur privé et des organisations professionnelles maghrébines ».
Taoufik Baccar, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) énumère trois conclusions issues de la conférence de Tunis. Il s’agit de «l’importance de l’espace maghrébin compte tenu des évolutions mondiales, du fardeau prépondérant du coût du non Maghreb et de la nécessité d’une concertation entre le secteur public et le secteur privé».
Les résultats tournent autour de trois principaux axes. L’adoption d’un programme de travail dans le domaine bancaire et financier, l’adoption du rapport final sur les réformes du secteur financier et l’intégration financière approuvée au Maroc et la mise en place d’un plan de travail ventilé en huit volets.
S’agissant de l’intégration financière, les décisions concernent pour l’essentiel, la facilitation du financement du commerce extérieur entre pays maghrébins, l’adaptation des moyens de paiement, l’harmonisation des législations bancaires et l’impulsion de la coopération entre institutions financières bancaires et non bancaires.
Pour le secteur privé, les orientations retenues concernent l’assouplissement des procédures et l’amélioration du cadre juridique favorisant la simplification des mesures fiscales et la promotion de la bonne gouvernance.
Traitant des principales orientations identifiées pour le secteur privé, Hédi Jilani, président de l’Union tunisienne du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et président de l’Union maghrébine des employés (UME) a évoqué les huit points du «Code de conduite» à adopter par les opérateurs privés de la région et visant à impulser les investissements privés et les échanges commerciaux au sein de l’Union du Maghreb Arabe.
Il a été décidé la création, au sein de l’UME, d’un observatoire chargé de suivre l’évolution de l’investissement et du commerce extérieur au Maghreb.
«Malgré la complexité du processus d’intégration, l’espoir fait toujours vivre et les efforts se poursuivent pour mettre fin aux obstacles entravant l’ardeur de la concentration économique et financière», estime M. Jilani, qui conclut qu’il «s’agit de construire un Maghreb pragmatique».
APA





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