La suprématie des clubs tunisiens dans les joutes continentales marquée cette année par le grand chelem en Ligue des champions et en Coupe de la CAF, laissent perplexes supporters et dirigeants du pays, frustrés de ne pas voir l’équipe nationale tirer profit de cette situation.
Ils indiquent que la réussite des clubs tunisiens s’exerce au moment où la sélection nationale « peine » à convaincre et à attirer le grand public.
Si des clubs tels que l’Etoile du Sahel, le Club sfaxien et l’Espérance de Tunis sont souvent aux premières loges des joutes africaines et panarabes, « les joueurs, eux, n’ont pas la carrure internationale », poursuivent-ils, avançant la politique de formation à la base et la réalisation d’infrastructures comme les facteurs de performance des clubs tunisiens.
« L’aide de l’Etat au sport et les investissements dans le secteur des infrastructures sportives ont énormément aidé les clubs à attirer les talents tunisiens et africains et à former des joueurs avec des bases solides », a confié à APA, Mahmoud Bacha, Directeur technique national de la Fédération tunisienne de football (FTF).
«Au moment où les équipes africaines se séparent facilement et très tôt de leurs jeunes joueurs partant pour l’Europe ou le Golfe, les Tunisiens tiennent à leurs joueurs jusqu’à l’âge de 25 ans et plus», poursuit Bacha qui souligne que «c’est ce qui fait la grande différence et explique la domination des Tunisiens dans les tournois africains de club».
Abonnée au haut du tableau africain, la Tunisie a réalisé le grand chelem en remportant les deux compétitions continentales de clubs de cette année, la Ligue des champions avec l’Etoile du sahel, et la Coupe de la Confédération africaine de football (CFA) avec le Club sportif sfaxien.
Le sélectionneur de la Libye, le Tunisien Faouzi Benzarti est d’avis que « quand il s’agit d’équipe nationale, la Tunisie rivalise difficilement avec le Nigeria, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun».
Selon le doyen et plus titré des entraîneurs tunisiens, «les sélections africaines sont constituées d’un grand nombre de stars nées et/ou formées en Europe. Ce qui n’est pas le cas pour la Tunisie ».
Ce «contraste » renseigne que « le football tunisien n’a pas atteint le haut niveau », affirme l’ancien gardien de but de l’Espérance de Tunis et de l’équipe nationale Chokri El-Ouaer.
«Regardez les choix de (Roger) Lemerre. Depuis qu’il est
sélectionneur de la Tunisie, il ne compte que très rarement sur des joueurs évoluant en championnat national », indique-t-il, soulignant que « c’est un signe qu’il (Lemerre) n’est pas convaincu qu’ils (les joueurs locaux tunisiens) puissent faire l’affaire au niveau international ».
«A part un très petit nombre, notre championnat a échoué à exporter de grands joueurs vers les grands championnats européens », reprend Benzarti, soulignant « qu’en plus de la mentalité du joueur tunisien, qui supporte très mal la pression et le rythme du haut niveau, préférant ainsi une retraite aux pays du pétrodollars, nous sommes encore loin d’atteindre le niveau escompté. Et Cela dans la formation, l’encadrement et l’organisation, qui doivent nous permettre de rivaliser avec les grandes nations du foot africain et de produire des joueurs de niveau européen ».
Les joueurs tunisiens évoluant dans les clubs européens les plus en vue sont notamment les attaquants Francileudo Santos (Toulouse, L1 française) et Chaouki Ben Saada (Bastia, L2 française) et les défenseurs Karim Haggui (Bayer Leverkusen, D1 allemande), David Jemmali (Bordeaux, L1 française).
Les « Aigles de Carthage », surnom de l’équipe nationale tunisienne, comptent, cependant, dans leur palmarès quatre participations à la Coupe du monde (1978, 1998, 2002 et 2006) et un sacre continental en 2004 à domicile, après deux finales infructueuses en 1965 et en 1996.
A la CAN 2008, prévue en janvier et février prochains au Ghana, la Tunisie évoluera dans le groupe D, aux côtés du Sénégal, de l’Angola et de l’Afrique du Sud.
APA
Ils indiquent que la réussite des clubs tunisiens s’exerce au moment où la sélection nationale « peine » à convaincre et à attirer le grand public.
Si des clubs tels que l’Etoile du Sahel, le Club sfaxien et l’Espérance de Tunis sont souvent aux premières loges des joutes africaines et panarabes, « les joueurs, eux, n’ont pas la carrure internationale », poursuivent-ils, avançant la politique de formation à la base et la réalisation d’infrastructures comme les facteurs de performance des clubs tunisiens.
« L’aide de l’Etat au sport et les investissements dans le secteur des infrastructures sportives ont énormément aidé les clubs à attirer les talents tunisiens et africains et à former des joueurs avec des bases solides », a confié à APA, Mahmoud Bacha, Directeur technique national de la Fédération tunisienne de football (FTF).
«Au moment où les équipes africaines se séparent facilement et très tôt de leurs jeunes joueurs partant pour l’Europe ou le Golfe, les Tunisiens tiennent à leurs joueurs jusqu’à l’âge de 25 ans et plus», poursuit Bacha qui souligne que «c’est ce qui fait la grande différence et explique la domination des Tunisiens dans les tournois africains de club».
Abonnée au haut du tableau africain, la Tunisie a réalisé le grand chelem en remportant les deux compétitions continentales de clubs de cette année, la Ligue des champions avec l’Etoile du sahel, et la Coupe de la Confédération africaine de football (CFA) avec le Club sportif sfaxien.
Le sélectionneur de la Libye, le Tunisien Faouzi Benzarti est d’avis que « quand il s’agit d’équipe nationale, la Tunisie rivalise difficilement avec le Nigeria, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun».
Selon le doyen et plus titré des entraîneurs tunisiens, «les sélections africaines sont constituées d’un grand nombre de stars nées et/ou formées en Europe. Ce qui n’est pas le cas pour la Tunisie ».
Ce «contraste » renseigne que « le football tunisien n’a pas atteint le haut niveau », affirme l’ancien gardien de but de l’Espérance de Tunis et de l’équipe nationale Chokri El-Ouaer.
«Regardez les choix de (Roger) Lemerre. Depuis qu’il est
sélectionneur de la Tunisie, il ne compte que très rarement sur des joueurs évoluant en championnat national », indique-t-il, soulignant que « c’est un signe qu’il (Lemerre) n’est pas convaincu qu’ils (les joueurs locaux tunisiens) puissent faire l’affaire au niveau international ».«A part un très petit nombre, notre championnat a échoué à exporter de grands joueurs vers les grands championnats européens », reprend Benzarti, soulignant « qu’en plus de la mentalité du joueur tunisien, qui supporte très mal la pression et le rythme du haut niveau, préférant ainsi une retraite aux pays du pétrodollars, nous sommes encore loin d’atteindre le niveau escompté. Et Cela dans la formation, l’encadrement et l’organisation, qui doivent nous permettre de rivaliser avec les grandes nations du foot africain et de produire des joueurs de niveau européen ».
Les joueurs tunisiens évoluant dans les clubs européens les plus en vue sont notamment les attaquants Francileudo Santos (Toulouse, L1 française) et Chaouki Ben Saada (Bastia, L2 française) et les défenseurs Karim Haggui (Bayer Leverkusen, D1 allemande), David Jemmali (Bordeaux, L1 française).
Les « Aigles de Carthage », surnom de l’équipe nationale tunisienne, comptent, cependant, dans leur palmarès quatre participations à la Coupe du monde (1978, 1998, 2002 et 2006) et un sacre continental en 2004 à domicile, après deux finales infructueuses en 1965 et en 1996.
A la CAN 2008, prévue en janvier et février prochains au Ghana, la Tunisie évoluera dans le groupe D, aux côtés du Sénégal, de l’Angola et de l’Afrique du Sud.
APA





Om Kalthoum - أنساك