Ban Ki Moon appelle à l’application d’une stratégie antiterroriste



Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-Moon, a appelé jeudi à Tunis, à l’ouverture de la Conférence internationale sur le terrorisme, à une application de la stratégie antiterroriste élaborée par l’Onu, et à prôné pour que des résultats ‘’concrets’’ soient obtenus d’ici septembre 2008.

« Il s’agit maintenant d’appliquer la stratégie dans toutes ses dimensions. D’ici septembre prochain, lorsque l’Assemblée générale (de l’ONU) se réunira pour faire le bilan de cette application, nous devons tous présenter des résultats concrets », a-t-il dit lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion, au Palais présidentiel de Carthage, la banlieue nord de Tunis.


La stratégie antiterroriste adoptée par l’ONU en septembre 2006 constitue un « tournant décisif », selon Ban Ki-moon, qui s’exprimait devant le président tunisien Zine Elabidine Ben Ali.

« C’est la première fois que les 192 Etats membres sont unis autour d’un plan détaillé, collectif et approuvé au niveau gouvernemental pour faire échec au terrorisme »., a-t-il souligné.

Citant les facteurs contribuant à la propagation du terrorisme, Ban Ki Monn a relevé « les conflits non résolus, l’absence de l’état de droit et les violations des droits de l’Homme, la discrimination ethnique, nationale et religieuse, l’exclusion politique, la marginalisation sociale et économique et l’absence de bonne gouvernance ».

Il a aussi rappelé que «le terrorisme ne se justifie jamais et qu’il obéit plutôt à des motifs politiques, philosophiques, idéologiques, raciaux, ethniques ou religieux ou à quelque autre motif que ce soit ».

Le président tunisien Zine Elabidine Ben Ali a salué la tenue de cette conférence dans son pays, soulignant qu’elle illustre « le souci commun d’appuyer toutes les initiatives régionales et internationales tendant à instaurer la quiétude et la paix dans le monde ».

« La lutte contre ce fléau ne doit pas compter exclusivement sur les solutions sécuritaires, qui restent néanmoins nécessaires », a dit Ben Ali, ajoutant que le traitement préventif du terrorisme est tributaire « de l’élimination des causes qui sont à l’origine de son apparition, notamment par la promotion de la vie quotidienne des personnes, à travers le développement de l’éducation et de la culture, l’amélioration de la condition de la femme et la lutte contre la pauvreté ».

Le chef de l’Etat tunisien a souligné l’impact des contraintes de la vie sociale et économique sur le rôle du père et de la mère dans l’encadrement des enfants

Il a ainsi appelé à « approfondir la réflexion sur cette question de manière à identifier les voies favorisant la complémentarité réussie entre les rôles de l’école, de la famille et des composantes de la société civile, afin de ne pas laisser le champ libre aux tenants de l’extrémisme pour remplir ce vide et l’exploiter à leur profit ».

Intitulée "Le terrorisme: dimensions, menaces et contre-mesures", la conférence est organisée à l’initiative de l’ONU avec le concours de l’organisation islamique de l’éducation, la science et la culture (ISESCO), l’organisation de la conférence islamique (OCI) et le gouvernement tunisien.

La conférence traitera notamment des thèmes portant sur ‘’les conditions incitant au terrorisme’’, ‘’la récusation des stéréotypes et la promotion du dialogue interreligieux’’, ’’le dialogue des cultures et l’alliance des civilisations et leur rôle dans la lutte contre l’extrémisme et le terrorisme’’

Elle va durer trois jours et verra la participation de représentants venant de plus de 20 pays et de quelque 40 organisations régionales et internationales.
APA