Entre 75 et 200 millions de personnes en Afrique pourraient d’ici 2020, subir des pressions du fait du déficit et de la raréfaction des ressources en eau, a indiqué le Premier ministre tunisien.
M. Mohammed Ghannouchi clôturait lundi à Tunis de la conférence sur le renforcement de la solidarité internationale pour la protection de l’Afrique et de la Méditerranée contre les changements climatiques.
Citant des études scientifiques, il a affirmé que le continent africain est l’une des régions du monde «les plus exposées aux conséquences des changements climatiques».
« Le rendement des cultures dépendantes de la pluie pourrait baisser de 50 % dans un certains nombre de pays africains au cours de cette même période, ce qui serait hautement préjudiciable pour les économies des pays africains et pour leur œuvre de développement », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre tunisien a déclaré que d’ici la fin du siècle, «l’élévation prévisible du niveau des mers et des océans aura réduit à néant de vastes zones littorales, en particulier, les basses terres ».
Il a en outre relevé que « les coûts d’adaptation à ce phénomène et à ses conséquences sur les écosystèmes marins, la pêche côtière et le tourisme, représenteraient de 5 à 10% du PNB des pays africains concernés ».
De son côté, M. Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention sur la Diversité biologique, a indiqué que les changements climatiques «sont l’une des causes majeures de la perte de la biodiversité ».
Il a précisé que selon le rapport du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), «jusqu’à 30% des espèces animales et végétales aujourd’hui recensées risquent de disparaître avant la fin du siècle en cours».
L’expert international a aussi fait savoir qu’aucun continent, système écologique ou être vivant « n’est à l’abri de ces changements climatiques, ajoutant que plus de 6 millions d’hectares de terres arables sont engloutis chaque année par la désertification et que 8 des 10 pays les plus pauvres du monde sont situés dans les zones arides, principalement en Afrique ».
Ceci signifie que les changements climatiques ne font qu’accroître l’ampleur du défi environnemental auquel l’Afrique est confrontée, a-t-il conclu.
Pour sa part, M. Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), a souligné que « 90% de la population des zones arides, estimée à environ deux milliards de personnes vivent, dans les pays en développement ».
Il a ajouté que l’adaptation de ces populations aux phénomènes extrêmes dérivant des changements climatiques est devenue «une question de survie nécessitant l’intensification des efforts afin de relever ces défis qui menacent les ressources agricoles et constituent un autre facteur de l’immigration ».
APA
M. Mohammed Ghannouchi clôturait lundi à Tunis de la conférence sur le renforcement de la solidarité internationale pour la protection de l’Afrique et de la Méditerranée contre les changements climatiques.

Citant des études scientifiques, il a affirmé que le continent africain est l’une des régions du monde «les plus exposées aux conséquences des changements climatiques».
« Le rendement des cultures dépendantes de la pluie pourrait baisser de 50 % dans un certains nombre de pays africains au cours de cette même période, ce qui serait hautement préjudiciable pour les économies des pays africains et pour leur œuvre de développement », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre tunisien a déclaré que d’ici la fin du siècle, «l’élévation prévisible du niveau des mers et des océans aura réduit à néant de vastes zones littorales, en particulier, les basses terres ».
Il a en outre relevé que « les coûts d’adaptation à ce phénomène et à ses conséquences sur les écosystèmes marins, la pêche côtière et le tourisme, représenteraient de 5 à 10% du PNB des pays africains concernés ».
De son côté, M. Ahmed Djoghlaf, Secrétaire exécutif de la Convention sur la Diversité biologique, a indiqué que les changements climatiques «sont l’une des causes majeures de la perte de la biodiversité ».
Il a précisé que selon le rapport du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), «jusqu’à 30% des espèces animales et végétales aujourd’hui recensées risquent de disparaître avant la fin du siècle en cours».
L’expert international a aussi fait savoir qu’aucun continent, système écologique ou être vivant « n’est à l’abri de ces changements climatiques, ajoutant que plus de 6 millions d’hectares de terres arables sont engloutis chaque année par la désertification et que 8 des 10 pays les plus pauvres du monde sont situés dans les zones arides, principalement en Afrique ».
Ceci signifie que les changements climatiques ne font qu’accroître l’ampleur du défi environnemental auquel l’Afrique est confrontée, a-t-il conclu.
Pour sa part, M. Luc Gnacadja, Secrétaire exécutif de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), a souligné que « 90% de la population des zones arides, estimée à environ deux milliards de personnes vivent, dans les pays en développement ».
Il a ajouté que l’adaptation de ces populations aux phénomènes extrêmes dérivant des changements climatiques est devenue «une question de survie nécessitant l’intensification des efforts afin de relever ces défis qui menacent les ressources agricoles et constituent un autre facteur de l’immigration ».
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